Le concept d'un logique des idées, qui pose son objet comme une réalité historique et culturelle, est un élément important pour la compréhension du développement de la logique. Toutes les histoires de la discipline mentionne la logique de Port-Royal (au reste, rarement pour en donner une évaluation positive). Peu s'intéressent à ce qu'on appelle la logique classique qui va de la parution de Port-Royal (1662) jusqu'aux travaux de Boole et De Morgan, c'est-à-dire jusqu'au milieu du XIXe siècle. L'objet de ce livre est de fournir une représentation réaliste de la logique classique à partir d'une modélisation qui en permette la compréhension. La logique des idées doit être conçue comme un moment dans l'histoire de la logique et, plus globalement, comme un élément d'une certaine conception des opérations cognitives humaines. D'autres conceptions de la logique sont possibles et il y a moyen de se représenter autrement la cognition. Dans tous les cas, on s'efforce de mettre en place un cadre général de discussion pour ces questions. Ce sont, en effet, des réponses spécifiques qui déterminent les limites et les points forts de la logique des idées dans ce domaine de ce que l'on appelle aujourd'hui les sciences cognitives.
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Date de parution
29/06/1999
Poids
510g
Largeur
240mm
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EAN
9782711697649
Titre
LA LOGIQUE DES IDEES
ISBN
2711697649
Auteur
AUROUX
Editeur
VRIN
Largeur
240
Poids
510
Date de parution
19990629
Nombre de pages
0,00 €
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Résumé : L?homme se définit par le langage et la raison, mais ces deux notions peuvent-elles se confondre comme le supposaient les projets de " langue universelle " ? Que signifie pour la raison humaine le fait que le langage nous soit donné sous la forme d?une multiplicité de langues différentes ? La philosophie du langage ne se réduit ni à la philosophie des sciences du langage ni aux questions posées par la construction et le fonctionnement des langages formels. De Platon à Chomsky, cet ouvrage invite à appréhender l?hétérogénéité de la philosophie du langage afin de mieux en apprécier l?importance au sein de la philosophie.
Le développement de l'être humain à partir de la fécondation est de mieux en mieux connu. Cet exposé de l'état actuel du savoir fait valoir les enjeux, les acquis et les questionnements qu'il suscite. Ainsi apparaît-il que, de l'embryon au f?tus, du f?tus à l'enfant et de l'enfant à la personne accomplie, une continuité l'emporte sur le découpage en étapes. Cela conduit à s'interroger, entre autres, sur les interventions médicales pratiquées aux stades les plus précoces : est-on en mesure d'en prévoir tous les effets ? Quant à ses déterminants, le développement de l'individu se révèle complexe. S'il s'effectue d'abord selon les instructions du génome, il subit également, très précocement, l'influence de l'environnement. La personne apparaît comme résultant de l'inné et de l'acquis, mais aussi de leurs interactions.
Afin de se prémunir contre le risque de devenir un jour savant, tout jeune chercheur devrait, à titre d'antidote, avoir lu ce classique de Gaston Bachelard. L'originalité de l'ouvrage consiste non seulement à dégager les conditions psychologiques propices à la formation de l'esprit scientifique mais aussi à mettre au jour celles de son dépérissement. Ainsi, la connaissance scientifique s'institue en s'opposant à la connaissance vulgaire, issue de l'expérience commune. Cependant, elle se corrompt et se stérilise dès lors qu'elle prétend fournir des réponses définitives. L'attachement à ses propres certitudes, qu'elles soient d'ordre sensible ou scientifique, contrarie les progrès de la recherche. La science tout autant que l'opinion constituent ainsi ce que Bachelard appelle un obstacle épistémologique. Toute découverte suppose donc la capacité de résister à "cette tendance conservatrice de l'esprit humain" qui le porte à ramener l'inconnu au connu, par une sorte de goût inné pour la cohérence. L'épistémologie à portée des débutants. --Paul Klein
Rien que dans ce petit coin du monde, il y a quatre principes, la raison, l'instinct, la génération, la végétation, qui sont semblables les uns aux autres et sont les causes d'effets semblables. Combien d'autres principes ne pourrions-nous pas naturellement supposer dans l'immense étendue et l'immense variété de l'univers, si nous étions capables de voyager de planète en planète et de système en système, afin d'examiner chaque partie de ce vaste agencement? L'un quelconque des quatre principes mentionnés ci-dessus (et de cent autres qui s'offrent à notre conjecture) peut nous fournir une théorie par laquelle juger de l'origine du monde; et c'est une preuve palpable et insigne de partialité que limiter entièrement notre vue au principe par lequel nos propres esprits opèrent. Si ce principe était plus intelligible pour cela, une telle partialité pourrait dans une certaine mesure s'excuser; mais la raison, dans son agencement et sa structure interne, nous est en réalité aussi peu connue que l'instinct ou la végétation".
Quand on a pris les soins nécessaires pour conserver au corps sa force et sa vigueur, pour le mettre en état d'obéir aux ordres de l'âme elle-même, afin que en toute occasion, elle ne donne son consentement qu'à ce qui est conforme à la dignité et à l'excellence d'une créature raisonnable"
Résumé : Les religions ont une histoire, qui n'est pas celle de la Bible. Elles trouvent leur origine dans les passions des hommes. De là, on conclut aisément qu'en matière de religion le culte importe plus que le dogme, que le polythéisme précéda le théisme qui en dériva, et que les maux générés par celui-ci sont pires que ceux causés par celui-là. La question d'une " pure " religion reste en suspens, sachant qu'aucune religion révélée ne peut invoquer en sa faveur un témoignage assez fort ni aucune religion philosophique se reposer sur une démonstration qui soit certaine.