Les Pensées « A soi-même » de Marc Aurèle représentent l?unique témoignage d?un empereur romain qui, au cours de ses dix-neuf années de règne (de 161 à 180 après notre ère) s?est quotidiennement adonné à la pratique de la philosophie. A la lettre, ces écrits souvent brefs et incisifs étaient des exercices spirituels en forme, tantôt de notes de lectures, tantôt de préceptes destinés à soutenir et à aiguillonner l?action quotidienne. Marc Aurèle eut à c?ur, comme l?avait fait son maître Épictète, d?humaniser le stoïcisme classique, de le sortir de la logique où il s?enfermait et de le confronter à l?action morale. Toute sa philosophie tendit vers ce but: retrouver derrière l?homme problématique que tiraille le conflit des affects et des devoirs, une raison individuelle réconciliée avec la Raison Universelle. Car, à l?instar de ses maîtres anciens, Zénon ou Chrysippe, les fondateurs de la secte stoïcienne, l?empereur croyait que l?homme participe de la même volonté qui gouverne le cosmos et doit vouloir sincèrement la destinée qu?une Providence intelligente lui réserve sur le point aveugle qu?il occupe. Aimer son destin, quel qu?il fût, était là une grande leçon. Pour y parvenir, le progressant s?encourageait lui- même à fuir les jugements de valeur, à ne pas se laisser troubler par le réel, à éradiquer la cohorte des fausses impressions qui envahissent l?âme, bref à se bâtir une forteresse intérieure. Ce contrôle permanent mis au service des actes appropriés ne risquait-il pas de faire du retiré un ascète solitaire? Non pas, car le stoïcisme était une philosophie altruiste. Marc Aurèle qui fut juge des causes humaines, était un homme indulgent et bon. Pessimiste, il regardait les apparences des choses avec une acuité déconstructionniste: la pourpre n?était plus à ses yeux que du poil de chèvre et le coït un frottement de muqueuses. Pourtant s?il regardait le réel avec cette indifférence des gens blasés par de faux apprêts, il aimait l?humanité; il savait que les hommes se trompent, persistent et signent dans leurs erreurs; et il comprenait malgré tout que c?était là une raison supplémentaire de les aimer.
Nombre de pages
286
Date de parution
03/10/2003
Poids
205g
Largeur
110mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782743611736
Titre
A soi-même. Pensées
Auteur
AURELE MARC
Editeur
RIVAGES
Largeur
110
Poids
205
Date de parution
20031003
Nombre de pages
286,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Résumé : On sent en soi-même un plaisir secret lorsqu'on parle de cet empereur ; on ne peut lire sa vie sans une espèce d'attendrissement ; tel est l'effet qu'elle produit qu'on a meilleure opinion de soi-même, parce qu'on a meilleure opinion des hommes. Exemples que j'ai reçus de mon grand-père Vérus : la bonté et la douceur, qui ne connaît point la colère. Du père qui m'a donné la vie : la modestie et la virilité, du moins si je m'en rapporte à la réputation qu'il a laissée et au souvenir personnel qui m'en reste. De ma mère : la piété et la générosité ; l'habitude de s'abstenir non pas seulement de faire le mal, mais même d'en concevoir jamais la pensée ; et aussi, la simplicité de vie, si loin du faste ordinaire des gens opulents.
Dans un monde ou l?homme est éprouvé par les difficultés, où il a du mal a être lui-même, les Anciens peuvent quelques chose pour nous. Les paroles de Marc Aurèle ont plus de 2000 ans, pourtant elles nous sont directement utiles, car elles nous renvoient aux choix fondamentaux que nous devons faire pour exister.Voici un tour d?horizon de la vie d?une trentaine d?explorateurs de l?invisible qui ont souhaité transmettre cet amour que l?au-delà tente de distiller pour notre mieux-être terrestre et dont les messages résonnent encore pour beaucoup.
Pensées pour moi-même est le journal intime, dans son expression la plus sensible, d'un empereur romain qui fut aussi un des plus grands tenants du stoïcisme antique.
Empereur de Rome, Marc Aurèle a d'abord été un élève des maîtres stoïciens. Cet apprentissage lui permettra de surmonter les difficultés et les contradictions que son rôle lui imposait : homme de paix, il mena de nombreuses guerres ; homme songeur et réservé, il eut une destinée qui sur le devant de la scène. Des stoïciens, il a appris la résistance et la maîtrise de soi-même. Il a aussi développé des techniques qu'il décrit dans cet ouvrage afin de conserver la sérénité à laquelle il aspire. Il composa d'ailleurs ces Pensées dans un moment de grand trouble, quand il défendait l'Empire des envahisseurs barbares du nord et de l'est. Et il retourne le stoïcisme des anciens en système d'action, applicable à la fois dans la politique et dans la gouvernance de soi-même. Un ouvrage étonnamment moderne et facilement compréhensible, qui peut vous servir de guide personnel. Une édition en grands caractères pour une lecture plus facile.
Au coeur de Tokyo, la Gaijin House : une pension bohème réservée aux étrangers. Voyageurs, expatriés et paumés s'y rencontrent au hasard de leurs pérégrinations, parfois d'un accident de parcours. Il y a là Camille, jeune épouse en fuite qui ignore tout d'elle-même, Flavio, l'érudit solitaire, Lénine qui s'invente des vies. Ensemble, ils tissent les fils d'une existence commune, oscillant entre le désir de s'ancrer et la peur de l'avenir. Portée par une écriture magnétique, Emilie Desvaux explore un Japon hors des sentiers battus.
L'inspecteur principal Claude Schneider, héros du Carré des indigents vient d'être appelé sur un incendie : une ancienne ébénisterie a été réduite en cendres. Les premières constatations révèlent la présence de trois corps calcinés dans le sous-sol. Très vite l'origine criminelle est confirmée et la police ne tarde pas à recevoir le témoignage d'un maçon, qui aurait été contacté pour allumer l'incendie contre une rétribution substantielle. Schneider et le Groupe Criminel se lancent sur la piste du commanditaire...
Pour le juif, qui voit dans l'immanence le lieu de la création, de la justice et de la rédemption divine, Dieu est éminemment le seigneur de l'Histoire, et c'est là qu'Auschwitz met en question, y compris pour le croyant, tout le concept traditionnel de Dieu. A l'expérience juive de l'Histoire, Auschwitz ajoute en effet un inédit, dont ne sauraient venir à bout les vieilles catégories théologiques. Mais quand on ne veut pas se séparer du concept de Dieu - comme le philosophe lui-même en a le droit - on est obligé, pour ne pas l'abandonner, de le repenser à neuf et de chercher une réponse, neuve elle aussi, à la vieille question de Job. Dès lors, on devra certainement donner congé au seigneur de l'Histoire. Donc : quel Dieu a pu laisser faire cela ? " (Hans Jonas)
Girlfriend on Mars est un récit à la fois pop, sarcastique et doux-amer qui nous fait suivre deux personnes qui luttent à leur manière face à leur éco-anxiété. Cynique, drôle et terriblement touchante, l’histoire de ces deux protagonistes abîmés par la vie et désespérés est une petite pépite de tendresse. Dénonçant la société consumériste et du paraître avec un humour piquant, le roman est aussi le récit intime d’un amour tragique et se fait porte-parole d’une génération qui aurait grand besoin d’espoir.