Liée d'amitié avec Charles de Saint-Evremond et avec plusieurs conteuses du siècle comme Julie de Murat et Marie-Jeanne L'Héritier, cette contemporaine de Madame de La Fayettecommence alors à publier, dès 1690, ses premiers récits, dans le goût de son temps, et qui s'intitulent les Mémoires sur la cour d'Espagne, l'Histoire d'Hippolyte, comte de Douglas ou laRelation du voyage d'Espagne (1691), les Mémoires des aventures de la cour de France (1692), les Mémoires secrets de plusieurs grands princes de la cour (1696). Ces productions littéraires estimées sont suivies des contes qui ont assuré sa notoriété. L'Ile de la félicité est le premier conte de fées à être publié en France. Après le succès des Contes de ma mère l'Oye de Charles Perrault en 1697, Marie-Catherine d'Aulnoy fait paraître les 4 volumes de Les contes des fées, suivis des Contes nouveaux ou les Fées à la mode, respectivement parus en 1697 et 1698 et qui lui valent la célébrité. Comptant parmi les plus authentiques chefs-d'oeuvre de la littérature féerique, ses contes l'Oiseau bleu, la Belle au cheveux d'or, Gracieuse et Percinet, le Prince lutin, la Biche au bois, la Chatte blanche, le Rameau d'or, Finette Cendron, le Nain jaune, la Grenouille bienfaisante, reflètent l'évolution d'un genre emprunté aux traditions populaires en un genre littéraire destiné au lectorat adulte de la société galante. Construits comme des aventures romanesques, où se découvre aisément l'influence de la pastorale, du théâtre et du roman contemporains, ses contes mêlent allègrement excès de préciosité, naturel désinvolte, réalisme et cruauté. Le vécu de Marie-Catherine d'Aulnoy se manifeste également dans son écriture lorsqu'elle se sert de l'allégorie pour dénoncer sans ambages l'épreuve du mariage forcé qu'elle a eu à subir.
Nombre de pages
366
Date de parution
23/01/2023
Poids
569g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9791041930647
Titre
CONTES Tome 1
Auteur
AULNOY M-C.
Editeur
CULTUREA
Largeur
170
Poids
569
Date de parution
20230123
Nombre de pages
366,00 €
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Nadine Jasmin est maître de conférences à l'université marc Bloch-Strasbourg II. Elle a publié Naissance du conte féminin. Mots et Merveilles: les contes de fées de Madame d'Aulnoy ( 1690-1698 ) ( Champion, "Lumière classique" ). Elle dirige la Bibliothèque des Génies et des Fées: vingt volumes de contes merveilleux des XVIIe et XVIIIe siècles
pour les hommes, lorsqu'il est nuit, ils se promènent à pied sur le Prado. ils abordent les carrosses où ils voient des dames, s'appuyant sur la portière et jetant des fleurs et des eaux parfumées sur elles. " Accusé de complot contre son vieux mari, la baronne d'Aulnoy doit s'exiler en Espagne. La célèbre conteuse décrit brillamment les fastes et les intrigues de la Cour de Madrid et s'inspire des m?urs galantes du Prado pour inventer quelques contes légers sur les passions espagnoles. Lettres choisis de la Relation du Voyage d'Espagne, publiée en 1690.
De la fin du règne de Louis XIV à la Révolution française, une exceptionnelle floraison de conteurs et de conteuses s'adonne au conte merveilleux sous toutes ses formes. Mme d'Aulnoy occupe une place remarquable au sein de cette production: elle n'est pas seulement l'initiatrice, dès 1690, de cette vogue qui s'épanouit dans la dernière décennie du XVIIe siècle. Elle constitue également, par l'ampleur et l'originalité de sa production féerique, l'une des représentantes privilégiées de ce genre. Elle illustre en effet la naissance du conte féminin, terrain d'épanouissement d'une écriture mondaine et galante souvent empreinte de romanesque. Plus largement, c'est au carrefour des cultures orale et écrite, populaire et littéraire, ancienne et moderne que ces contes puisent leur inspiration, leur esthétique, leur poétique ainsi que leur riche imaginaire. Les amateurs de féerie ne s'y trompèrent pas: ils plébiscitèrent les vingt-cinq contes de fées de Mme d'Aulnoy, dont le succès fut immédiat et durable. Traduits en anglais avant ceux de Perrault, plus souvent réédités, au XVllle siècle, que ceux de son confrère, ils furent salués, exploités, voire pillés par les conteurs ultérieurs. Mais ils subirent aussi le contrecoup d'une double dépossession: la relégation aux rayons souvent dépréciés de la littérature enfantine; et leur récupération par une culture populaire peu soucieuse de leur auteur. C'est à la redécouverte de ces contes de fées qu'invite donc le présent ouvrage, présentant, avec un premier volume de Contes des Fées, l'intégralité des contes et de leurs récits-cadres.
Présenter en aperçu l'histoire de ce grand mouvement de l'esprit humain qui nous éleva graduellement de la magie et de l'astrologie à la science moderne, tel est le but de ce petit ouvrage. On a écrit déjà plusieurs fois l'histoire de la magie. Les uns ont cherché dans l'ensemble de ces croyances chimériques des preuves à l'appui de leur solidité ; les autres n'ont voulu que nous inspirer un profond dédain pour tant de folies et d'absurdités ; nul n'a songé à tirer de la comparaison des faits un enseignement réellement philosophique, et à marquer les différentes phases par lesquelles a passé une science qui, toute chimérique qu'elle est, a été cependant le début nécessaire des grandes découvertes qui devaient en ruiner les fondements. Je tenterai de le faire. J'aurais pu accumuler bien des témoignages et grossir ce volume d'une foule de détails intéressants ; mais j'ai voulu me borner à indiquer la voie qu'a suivi l'esprit humain, et je n'ai demandé à mes lectures que les citations indispensables à la démonstration de la vérité. (A. Maury)
Pendant la guerre de 1870 une diligence est pleine de gens qui fuient l'armée prussienne ; au milieu des gens "honnêtes" et bien-pensants, se trouve "Boule de suif" , une prostituée que ses compagnons de voyage méprisent. La diligence est arrêtée dans une auberge par des soldats prussiens dont l'officier exige, pour la laisser repartir, les faveurs de "Boule de suif" . "Boule de suif" qui refuse d'abord par patriotisme, va-t-elle finir par accepter ? Ses compagnons de voyage lui sauront-il gré de sa rigueur patriotique ou de sa complaisance ? Ce court récit est le premier que Maupassant a publié (en 1880). Son maître, G. Flaubert, n'en avait pas jugé dignes ses écrits précédents.
La religion des Celtes constitue un système de pratiques et de croyances basé sur un panthéon mythologique, civique et philosophique des Celtes. Comme les autres peuples de la protohistoire/Antiquité d'Europe, les Celtes ont développé un système religieux polythéiste, dans le cadre duquel officiait la classe sacerdotale des druides. Cette religion s'est progressivement dissoute dans la culture de l'Empire romain à partir du ier siècle av. J. -C. , à l'exception de l'Irlande où la civilisation celtique a continué d'exister jusqu'à l'évangélisation de l'île au ve siècle. Le celtisme fait donc partie intégrante de la tradition occidentale. Les Celtes ont su résister aux invasions romaines, puis aux évangélisations chrétiennes en gardant leur identité principale, une forme originale de paganisme qu'incarnent les druides. Ces prêtres anciens, dont le temple était la nature, maîtrisaient les sciences de la vie, de la mort et de la magie. Ils honoraient les Dieux qui n'étaient pas encore humanisés. Leurs présences invisibles apparaissaient aux Celtes sous la forme d'animaux que les druides et les héros pouvaient reconnaître. Les récits et les épopées celtiques irlandais témoignent de ce panthéon vivant qui influence encore notre imaginaire. Le plus connu des dieux celtes à forme d'animal est le Minotaure, moitié homme et moitié taureau. Ce dieu primitif apparaît sur les enseignes romaines où il occupe le troisième rang après l'aigle et le loup, avant le cheval et le sanglier. Ces conceptions mythologiques constituent-elles une phase intermédiaire entre la notion plus ancienne des dieux à forme animale et la notion des dieux à forme humaine ? C'est la question que, dans son inventaire des figures mythologiques de la Gaule et de l'Irlande, se pose Henri d'Arbois de Jubainville. Il en conclut que, contrairement à l'opinion répandue chez les géographes et les historiens grecs, les druides n'enseignaient pas "la métempsychose pythagoricienne" mais d'autres rites racontés dans cet ouvrage richement documenté.