Ecrire et publier la guerre d'Algérie. De l'urgence aux résurgences
Augais Thomas ; Hilsum Mireille ; Michel Chantal
KIME
29,50 €
Épuisé
EAN :9782841745425
Guerre " sans nom ", la guerre d'Algérie ne fut pourtant pas, malgré la surdité ambiante, une guerre sans mots. Depuis plus d'un demi-siècle, l'innommable et la honte ont soulevé des voix, dans la génération des pères comme dans celle des fils et des filles, ce livre se propose d'en révéler l'abondance et la diversité, comme de retracer les multiples chemins par lesquels cette guerre avec insistance nous concerne. Écrire et publier la guerre d'Algérie. De l'urgence aux résurgences. Le titre dit la volonté d'embrasser tout à la fois le temps, du second XXe siècle au XXIe siècle, et les mémoires, celle des appelés comme celle des harkis, celle des combattants de l'indépendance, algériens ou français, celles encore de leurs enfants. Le volume se compose de deux parties, l'une contemporaine de la guerre et l'autre postérieure. La première s'ouvre sur l'engagement des éditeurs - Maspero, Le Seuil, Julliard - et sur l'invention de collections où s'expérimente une écriture de l'histoire immédiate. Rarement les éditeurs auront joué un tel rôle, dans la naissance et la promotion, d'une nouvelle littérature : au Nouveau Roman promu par Jérôme Lindon succède et peut-être s'oppose la nouvelle esthétique, imaginée par Maspero et bientôt incarnée par Perec. Dans l'urgence, durant la guerre elle-même, nombre d'intellectuels et d'écrivains interviennent par la presse et dans le livre. Chacune des études proposées ici examine la manière dont se noue ou se renoue le lien entre poétique et politique : les uns, tel Mauriac, inventent, d'autres, tel Sénac, cherchent à se réapproprier un héritage de la guerre précédente. Bien des questions (celle de la langue de nouveau confrontée à l'horreur, celle de la honte et du silence des pères) lient une guerre et une littérature à l'autre. On les retrouve dans la seconde partie de l'ouvrage, consacrée aux résurgences de la guerre d'Algérie dans la littérature " d'après ", spécialement celle des années 80 à nos jours. Une guerre hante l'autre, sans que cela autorise à parler, au singulier, d'une littérature de la guerre d'Algérie. Chercheurs et écrivains tentent de définir ces littératures d'une guerre qui fut au moins deux fois civile.
Nombre de pages
343
Date de parution
18/01/2011
Poids
438g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782841745425
Titre
Ecrire et publier la guerre d'Algérie. De l'urgence aux résurgences
Auteur
Augais Thomas ; Hilsum Mireille ; Michel Chantal
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
438
Date de parution
20110118
Nombre de pages
343,00 €
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Quatorze voix de la poésie contemporaine de langue française et une traversée de la poésie japonaise contemporaine. Quatorze voix de la poésie contemporaine en langue française sont à découvrir dans ce numéro 14 de Place de la Sorbonne, dont l'invité est James Sacré, auteur d'une oeuvre aussi originale qu'abondante, qui fait entendre dans la poésie française contemporaine une voix très singulière, marquée par un lyrisme prosaïque, retenu, à la prosodie subtilement boiteuse, appliqué à dire, dans une confrontation permanente du poème avec le réel, les réalités et les gens ordinaires. La rubrique "? Contrepoints ? " dévoile le travail photographique de Marc Blanchet en dialogue avec Ronsard lors d'une résidence au Prieuré Saint-Cosme. Ce numéro donne également la parole à Martin Rueff, traducteur, philosophe et bien sûr poète. Celui qui a succédé à Michel Deguy comme rédacteur en chef de la revue Po&sie s'entretient dans ce numéro avec Guillaume Métayer. La rubrique "? Vis-à-vis ? " rend hommage à Jean Follain par la voix de Laurent Fourcaut et la rubrique "? Echos ? " propose une lecture du dernier recueil d'Esther Tellermann par Patrick Née. La rubrique "? De l'autre côté du miroir ? " rend hommage à quelques voix qui se sont tues, celles de Guy Goffette, Jean-Pierre Verheggen et Annie Le Brun. Enfin grâce à l'équipe de traducteurs japonais dirigée par Midori Ogawa une traversée de la poésie japonaise contemporaine est proposée au lecteur, ouvrant d'infinis horizons.
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La diffusion à la fin du XIXe siècle de la révolution des trois A (Anesthésie, Antisepsie, Asepsie) ouvre pour la chirurgie une période conquérante, et bouleverse en profondeur la manière dont se conçoit l'opération chirurgicale. Les "pères coupe-toujours" dénoncés par Octave Mirbeau cèdent la place à des chirurgiens économes du sang du patient, qui sollicitent moins la force du poignet que l'habileté des doigts. La chirurgie s'affirme comme un art de la main pensante, une approche sensible du corps se déclinant selon les aires géographiques en écoles et en styles, avec des maîtres qui peuvent se comparer à ceux de la peinture. Que devient-elle au XXIe siècle, avec l'arrivée des techniques "mini-invasives" et de la télé-chirurgie ? C'est en croisant les regards de plusieurs disciplines - histoire, littérature, philosophie, arts visuels (des premiers films chirurgicaux aux séries télévisées) - que ce volume propose d'envisager, à travers le geste, les enjeux de la chirurgie contemporaine.
Ce livre vient compléter le rassemblement d'écrits dispersés du poète entrepris au Bruit du temps par Clément Layet : il présente d'une part les écrits sur l'art publiés du vivant de l'auteur mais non repris dans ses livres ; de l'autre, des textes dont la publication n'a pas abouti ou n'a pas été envisagée par André du Bouchet. Il donne une part importante à ses premiers écrits "américains", au temps des rencontres avec André Masson et avec les historiens de l'art Pierre Schneider et Georges Duthuit. Les textes sur Géricault, Delacroix, Jongkind ou Vuillard viennent battre en brèche l'idée selon laquelle le poète n'aurait écrit que sur des peintres vivants. Quant aux contemporains, ce livre permet de se faire une idée plus complète des nombreux artistes dont André du Bouchet a suivi - soit ponctuellement, soit dans la durée - le travail. Tal Coat et Giacometti bien sûr, mais aussi Joan Miró, André Masson, Jean Hélion, Jean-Paul Riopelle, Miklos Bokor, Geneviève Asse, Jack Ottaviano, Nicolas de Staël.
Le libéralisme n'est pas seulement une orientation de la pensée économique qui domine actuellement le paysage politique et intellectuel des pays anglo-saxons et d'Europe occidentale. C'est aussi, à l'origine, une revendication de liberté pour la personne, d'émancipation par rapport à un cadre moral hérité de temps anciens. Ces deux dimensions se croisent notamment dans l'oeuvre de John Stuart Mill dont LI Hongtu, professeur d'histoire à l'université Fudan (Shanghai) étudie l'oeuvre majeure, le traité De la liberté (1859). Correspondant d'Auguste Comte et disciple de Jeremy Bentham, John Stuart Mill est entré en dialogue avec les grands courants philosophiques de son temps, de l'utilitarisme au positivisme. Fervent défenseur de la liberté de l'individu confronté à la multiplicité des contraintes sociales, il a défié les préjugés de son temps en partageant la vie d'Harriet Taylor, militante du droit des femmes. La même logique l'a poussé à s'engager pour la liberté des lois du marché. Mais il était aussi employé de la Compagnie des Indes orientales, et même si on ne relève pas chez lui de traces de racisme, il s'accommodait très bien du colonialisme et du fait que des continents entiers, de l'Inde à la Chine, soient exclus des bienfaits du libéralisme dont il se faisait l'apôtre. Il était urgent que l'émergence du libéralisme soit aussi abordée dans la perspective d'une historiographie extra-européenne.
Dans le sillage de Flaubert sont nées, dans tous les domaines artistiques, des adaptations et des créations multiples, reflétant la réception contrastée de son oeuvre de par le monde : le cinéma, le théâtre, la musique, l'opéra, la bande dessinée, nous offrent aujourd'hui une très large palette d'intertextes attestant la vitalité d'une oeuvre constamment lue, relue, réécrite, traduite, retraduite, bref, constamment (ré)interprétée, en vertu d'intentions parfois contrastées, méritant une étude attentive. L'étude de ces "dérivés" flaubertiens révèle aussi bien les procédés d'actualisation de la filiation ainsi revendiquée, que les singulières métamorphoses induites par les lectures de Flaubert en d'autres langues et au sein d'autres cultures. Ce volume rassemble les travaux de chercheurs internationaux, qui, à l'étranger et en France, nous offrent un vaste panorama de ces créations (d')après Flaubert.
Et si la commémoration du bicentenaire de la naissance de Flaubert exigeait un effort de prospective ? En effet, de quel texte majeur l'oeuvre de Flaubert, fondamentalement matricielle, sera-t-elle finalement l'oeuvre source ? La critique s'est beaucoup intéressée aux lectures du romancier et aux textes qui ont pu l'inspirer ; elle a longuement analysé les principes de sa poétique et la manière patiente dont elle s'est élaborée. Mais quid des influences multiples sur ses contemporains ? Elle a beaucoup moins observé comment les héritiers autoproclamés se sont emparés de l'esthétique flaubertienne pour construire leurs propres oeuvres et comment ces dernières font honneur ou pas à l'héritage reçu. C'est cet oubli que prétend réparer Flaubert ou l'oeuvre muse. L'étude offre en effet une exploration panoramique des oeuvres de littérature française qui, dans le mystérieux processus labyrinthique de la création artistique, en plus d'être prismatique, devenue multidimensionnelle, ont contribué jusqu'à ce jour à faire vivre une réelle flaubertolâtrie.