En raison du mouvement de grève à Bpost, nous vous recommandons de privilégier les envois par Mondial Relay sur notre site.
L'élégant profil d'une Bugatti sous la lune
Audureau Jean
ACTES SUD
12,70 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9782742736133
La Loire au solstice de l'été en l'an deux mille. Gilles de Rais à genoux devant le fleuve reproche aux étoiles de le faire encore rêver. Son intendant, François Prelati, essaie de le raisonner tandis qu'une barque où Agnès Marine parle tout bas au petit Jean traverse la Loire jusqu'à la rive. Gilles de Rais se ressaisit alors. Il dit : " Je veux cet enfant. " Et Agnès Marine, sa pourvoyeuse, lui répond : " Je vous le livre. " Gilles de Rais est très riche. D'habitude, il séduit ses jeunes proies en les promenant dans des voitures de sport. Ainsi, ce matin, cette Bugatti à l'élégant profil sous la lune. Ce Gilles de Rais qui vit à notre époque porte le même nom que le monstre de la légende. Cependant, il n'y a entre eux aucune filiation. Mais il va commettre lui aussi l'irréparable. Il tuera Jean. Et comme " l'autre " il voudra se repentir. Cette fois, ce sera demain dans la lumière de l'aube. Là où la Loire est redoutable et si belle. Ce sont les vertus des grands fleuves. Les jeunes gens qui les fréquentent le savent. Léonce, Marion, le fontainier, Lèva, que nous allons rencontrer tout au long de la pièce, vivent parfaitement leur destinée. Ils s'aiment. Ils ne supportent pas la disparition du petit Jean et partagent le désespoir de Pauline, sa mère. Et les étoiles dans tout ça ? Léonce s'en occupe. Il invente pour elles des jeux. La vie bouge parfois de cette manière, au théâtre.
Nombre de pages
92
Date de parution
22/02/2002
Poids
130g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782742736133
Titre
L'élégant profil d'une Bugatti sous la lune
Auteur
Audureau Jean
Editeur
ACTES SUD
Largeur
150
Poids
130
Date de parution
20020222
Nombre de pages
92,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Résumé : Une vision du monde modelée en forme de pièce de théâtre, tel est le tour de magie poétique auquel nous convie une fois de plus l'auteur du Jeune Homme et de La Lève. Et ce n'est pas par hasard que ses deux premiers personnages, Félicité la servante au cour fidèle et Madame Aubain sa maîtresse, empruntent leur nom au Flaubert d'Un cour simple. Félicité la vieille fille a deux passions : Pierre son perroquet, qui lui sert de confident, et son jeune neveu Richard. Madame Aubain la belle veuve inconsolable ne se remet pas de la mort de ses enfants Virginie et Paul. Les deux femmes vivent ensemble, non pas comme des corps sensuels mais plutôt comme des âmes frôleuses qui jamais ne se toucheront, ne se comprendront, ne s'aimeront. Elles se parlent, mais toujours à travers leurs fantasmes secrets d'amour et de nostalgie. Et leurs conversations, vaporeusement scandées par une langue superbe évoquant Maeterlinck et ses sortilèges, les conduit doucement mais irrésistiblement vers la mort, douloureux et merveilleux point de rencontre pour deux destins qui se sont farouchement défendus. Maud l'ensevelisseuse en est le témoin privilégié par tout l'amour qu'elle donne à son amie Félicité.
Les rapports de maître à disciple avec ce qu'ils comportent de jeu, de suspicion, de violence sont illustrés par une sorte de ballet fantastique qui se joue entre le vieux philosophe Emmanuel Kant, ses deux valets, sa gouvernante, un enfant et un jeune homme.
Célébration du verbe et du corps - célébration noire d ? une transcendance - ces trois pièces tournent autour de figures féminines énigmatiques : la tragique Hélène, fille d'un fleuve, La Lève, mi-femme, mi-déesse, Katherine Barker, la mère du crime. Ces personnages sont synonymes de liberté, de révolte et de grandes passions. Hélène : 2 femmes, 7 hommes / 2 h Katherine Barker : 7 femmes, 15 hommes / 2 h La Lève : 3 femmes, 4 hommes / 2 h
Lumineux. Le qualificatif s'impose immédiatement. D'emblée, Pierre Audureau, en grand frère, tutoie le lecteur. Sa méthode est celle des " planches " (travaux de Loge), l'auteur, d'une grande culture, y compris scientifique, prépare d'abord le terrain que devra défricher le futur initié. D'où ses méditations profondes sur les sociétés initiatiques qui ont précédé notre Ordre, ainsi que celles si fécondes sur le voyage, et le silence. Se déprendre de son ego pour se connaître soi-même et rencontrer l'Autre permet cette recherche de la sagesse qui est notre but. Puis, il explique la fonction des symboles. Qu'ils soient maçonniques ou non, ils sont toujours les " paroles du monde ". Compris de cette façon, ils engagent la dynamique d'une pensée sûre. Cette rationalité n'exclut jamais l'émotion. Celle-ci surgit quand l'auteur rappelle son père, ouvrier, " les gens bien " disait-il, " sont d'équerre ". L'écriture est limpide, le pédantisme exclu, le savoir encyclopédique. Impertinent quand il le faut, P. Audureau rappelle que la tentation de prendre le clinquant de certains " métaux " pour de l'or n'épargne personne, y compris les initiés... La démarche maçonnique, explique-t-il, peut embellir une vie au-delà des chocs, ruptures, voire tragédies traversés.
Nicolas Mathieu ouvre pour nous une fenêtre sur le ciel avec ce roman qui n’est constitué que de déclarations d’amour. Son entrelacs de textes composent un hymne à la vie et à ses moments forts. Magnifié par les illustrations d’Aline Zalko.