Le récit a un roman pour noyau. Un roman romanesque, qui n'est pas romancé. L'aventure a eu lieu. Transplantée difficilement du Vivarais en Bretagne par les hasards de la carrière paternelle, une fille de douze ans s'éprend en silence de son professeur, une jeune femme qui ne ressemble à personne. Elle se promet de faire un jour sa conquête. Par la puissance de son amour, par l'effort qu'elle s'impose pour comprendre la personne aimée, pour se hausser jusqu'à elle et pour apprendre d'elle ce qui compte et ce qui ne compte pas, Colette Audry va s'enraciner dans son nouveau pays, dans son travail, dans la littérature surtout. S'enraciner en elle-même et dans l'avenir qu'elle se trace : une vie tout entière rassemblée par la passion. Et quand l'adolescente connaît de nouveau l'exil, l'amour survit des années à la séparation, dans une remémoration perpétuelle. Jusqu'au jour où l'imaginé enfin se réalise. Colette Audry doit découvrir alors que l'accomplissement espéré marquait la fin d'une initiation. Peut-être, à un moment donné, lui aura-t-il fallu un amour unificateur puis comblé pour y puiser l'élan de vivre. Cet élan qui l'emporte à la fin du livre vers d'autres exigences, vers d'autres passions, vers d'aveuglantes réalités : le métier, l'engagement politique, l'amitié sans complaisarnce de Sartre et de Simone de Beauvoir, la guerre, un enfant, les premiers écrits. La mort de sa soeur Jacqueline. "C'est donc cela qui m'attendait", se dit-elle.
Nombre de pages
216
Date de parution
22/04/1983
Poids
225g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070256266
Titre
La Statue
Auteur
Audry Colette
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
225
Date de parution
19830422
Nombre de pages
216,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Douchka est une chienne entrée à l'âge de cinq semaines dans l'existence de Colette Audry. Mais qu'est-ce qu'un chien ? Qu'est-ce que l'intimité d'un être muet par nature, qui extorque l'amour, qu'on imagine sans le comprendre et avec lequel, bon gré mal gré, il faut bien "partager le monde" ? À travers cette aventure énigmatique, pleine d'épisodes douloureux, attendrissants ou comiques, la question ne cesse de se poser.Elle demeure sans réponse. Douchka meurt sans livrer son secret, forçant sa maîtresse à se livrer, elle.
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Douchka est une chienne entrée à l'âge de cinq semaines dans l'existence de Colette Audry. Mais qu'est-ce qu'un chien ? Qu'est-ce que l'intimité d'un être muet par nature, qui extorque l'amour, qu'on imagine sans le comprendre et avec lequel, bon gré mal gré, il faut bien " partager le monde " ? A travers cette aventure énigmatique, pleine d'épisodes douloureux, attendrissants ou comiques, la question ne cesse de se poser. Elle demeure sans réponse. Douchka meurt sans livrer son secret, forçant sa maîtresse à se livrer, elle.
Un duel sans merci entre une mère et sa fille a pour champ clos un domaine du Languedoc protestant, au pied des Cévennes. Ottilia, la mère, veut garder sa fille Lydie auprès d'elle. Lydie, qui est la narratrice, veut monter à Paris, pour deux raisons : achever ses études et y retrouver Armelle, une amie d'enfance passionnément aimée. Autour de ces deux caractères de feu gravitent ceux qui se sont soumis à l'emprise d'Ottilia : Alphonse, le père, se prépare à mourir ; Rollo, le fils, va suivre le programme de vie tracé par sa mère ; Angéline, la servante, assiste la " patronne " dans son sournois, austère et violent exercice d'autorité. C'est le nouveau berger Tazile qui servira de détonateur au drame. S'il séduit d'abord Lydie, il conquiert aussi la mère. Lorsque la jeune fille découvre la liaison, une issue s'ouvre devant elle. Elle s'y engouffre sans tergiverser sur les moyens. Vaincue, Ottilia laissera partir Lydie pour la capitale. Est-ce une victoire sans partage ? La jeune fille a conquis sa liberté, mais elle emporte tout son passé en héritage, et Armelle est perdue pour elle. Avec une sorte de fureur glacée, Colette Audry a su mettre en scène, rigoureusement, les faiblesses de la chair, la passion de respectabilité, la volonté de possession, l'orgueil qui, confondus, scellent la séparation et la solitude.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.