L'histoire des idées en Belgique reste encore largement à écrire et à découvrir. Cet ouvrage en dévoile un épisode particulièrement riche et spectaculaire entre 1886 et 1914. Dominée au plan politique par la question ouvrière, le rôle de l'Etat et le suffrage universel, cette période est marquée au plan scientifique par la montée en puissance des sciences expérimentales du vivant et par l'avènement controversé de la sociologie, des sciences sociales et de leurs nouvelles méthodes notamment statistiques, qui appellent de nouveaux modes de gouvernance. Ces évolutions engendrent une crise spirituelle et idéologique qui oppose les tenants du libre-arbitre individuel aux promoteurs des grands déterminismes sociaux ou biologiques. C'est dans ce contexte conflictuel que naît l'Ecole de Bruxelles, en opposition comme toujours avec Louvain, mais aussi des déchirements internes à l'Université libre de Bruxelles, concurrencée par l'Université nouvelle, mais aussi par l'Institut de sociologie Solvay. Dans ces laboratoires se prépare la grande transformation de l'Etat libéral en Etat social, mais aussi la création et la transformation radicale de disciplines comme la nouvelle pédagogie de Decroly, la criminologie de Prins, la physiologie et la psychologie expérimentales de Héger, l'irruption des sciences coloniales...
Nombre de pages
314
Date de parution
30/06/2022
Poids
628g
Largeur
160mm
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EAN
9782800417790
Titre
La naissance de l'école de Bruxelles
Auteur
Audren Frédéric ; Frydman Benoît ; Genicot Nathan
Editeur
UNIV BRUXELLES
Largeur
160
Poids
628
Date de parution
20220630
Nombre de pages
314,00 €
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Ce livre de prestige, qui sera offert aux personnalités étrangères reçues par l'Assemblée nationale, met en valeur le patrimoine historique et artistique de l'Assemblée. Dans la première partie, François Audren, historien des institutions, brosse en une trentaine de pages le fonctionnement interne de l'institution et son rôle dans la vie démocratique du pays. Le coeur du livre expose les photographies de Laurent Lecat sur l'architecture intérieure et extérieure des bâtiments et celles de Thierry Ameller sur les trésors qu'ils renferment (fresque de Delacroix, livres rares de la bibliothèque, etc.). Enfin, le livre se conclut par une déambulation dessinée par Alain Bouldouyre dont les croquis donnent la dimension quotidienne de la vie d'un député.
Audren Frédéric ; Chene Christian ; Mathey Nicolas
A l'occasion du centenaire du décès de Raymond Saleilles (1855-1912), des juristes et des politistes ont réuni leurs efforts pour revisiter, à la lumière des derniers apports de l'historiographie juridique, certains aspects de la vie professionnelle de cette grande figure des facultés de droit, ses engagements politiques et religieux, sa conception de la science du droit ainsi que la réception de son oeuvre. Cet ouvrage se propose ainsi, en premier lieu, de mettre en lumière tant la complexité de ses options politiques que l'impact de ses opinions religieuses sur sa pensée juridique. Il s'efforce, ensuite, d'explorer le rôle de Saleilles dans le renouvellement de la science du droit autour de 1900. Enfin, certaines contributions sont l'occasion d'évaluer non seulement l'intérêt de l'auteur pour les droits étrangers et le comparatisme, mais encore le retentissement de son oeuvre à travers le Monde ainsi que son apport à certaines branches du droit.
Une approche inédite de l'histoire du droit par une équipe d'auteurs experts dans leur domaine Histoires contemporaines du droit . Pourquoi ce pluriel ? Parce qu'il ne s'agit pas d'évolution chronologique, mais d'une réflexion critique sur la manière d'aborder la discipline, les différents aspects du droit, ses acteurs, ses lieux de production, etc. Au lieu de raconter l'histoire depuis 1700 à nos jours, les auteurs envisagent une méthode pour substituer une histoire des controverses à une histoire se voulant neutre, pour substituer une histoire décloisonnée à une histoire purement disciplinaire, pour substituer une histoire globalisée à une histoire nationale. A rebours de la spécialisation des savoirs juridiques qui polarise la plupart des approches de l'histoire du droit, ce manuel d'histoires contemporaines du droit propose par conséquent une histoire critique (autocritique, en ce qu'elle interroge la cohérence interne de la discipline), qui assume à la fois l'originalité chronologique (XIXe-XXe siècles) et la diversité des points de vue que ses auteurs proposent sur la discipline (avec une ouverture aux travaux étrangers ainsi qu'aux méthodes d'autres disciplines).
Biographie de l'auteur Pascal Delwit est professeur de science politique à l'Université libre de Bruxelles (ULB) où il mène ses recherches au Centre d'étude de la vie politique Cevipol. Il est l'auteur de nombreuses publications consacrées à la vie politique en Belgique et en Europe. Il a récemment édité Le Front national. Mutations de l'extrême droite française, aux Editions de l'Université de Bruxelles (2012).
Ces dernières années, les percées électorales et politiques de partis comme Syriza en Grèce, Podemos en Espagne ou encore Die Linke en Allemagne ont braqué les projecteurs sur le paysage de la gauche radicale en Europe. Ou plutôt des gauches radicales : des projets et des formations aux ambitions et aux profils très divers coexistent en effet dans ce spectre politique désormais très diversifié. Il n'en a pourtant pas toujours été ainsi. Dans le dernier quart du XIXe siècle, la gauche radicale s'incarne pour l'essentiel dans la famille socialiste naissante ou dans le syndicalisme révolutionnaire. Après la première guerre mondiale et, surtout, après la révolution soviétique d'octobre 1917, la rupture dans le mouvement socialiste donne naissance au mouvement communiste, dont l'homogénéité politique est forte jusqu'au vingtième congrès du parti communiste soviétique et aux révélations du célèbre "rapport Khrouchtchev" (1956). Peu à peu, une certaine diversité s'installe dans les rangs communistes. Avant que cette famille politique en pleine mutation n'entame une descente aux enfers dans les années soixante-dix et quatre-vingt tandis que les sociétés européennes se transforment en profondeur. Mais alors qu'en novembre 1989, la chute du mur de Berlin avait semblé marquer la fin des espoirs révolutionnaires, des mouvements inattendus se produisent à la gauche de la gauche au cours des premières décennies du XXIe siècle, en parallèle avec la montée en puissance de la droite radicale et populiste. Pour saisir l'ensemble de ces dynamiques, Pascal Delwit brosse une fresque impressionnante de l'histoire et des comportements des partis de la gauche radicale des débuts de l'industrialisation à nos jours. Il propose un schéma interprétatif des bouleversements de cette famille politique qui se répartit aujourd'hui en trois courants principaux.
Le Luxembourg actuel est une terre de culture très ancienne. Les premières traces d'occupation y remontent loin dans le Paléolithique. Depuis le temps des Trévires et des Romains, en passant par le Moyen Age et les Temps modernes, une tradition littéraire impressionnante montre comment les hommes apprirent à aimer cette région centrale de l'Europe, la cultivèrent et, depuis le XIXe siècle, firent enfin de leur patrie un Etat moderne et souverain. Pourtant, ce développement n'a pas traversé les siècles en ligne droite ni sans ruptures. N'épargnant ni la terre ni les hommes, la convoitise de puissants voisins, les phases tumultueuses de l'histoire européenne, les remous internes et la barbarie du national-socialisme, ont marqué l'histoire du Luxembourg. Cet instructif petit livre de Michel Pauly illustre avec maestria l'évolution du Luxembourg des origines à nos jours et prend donc aussi en compte les pays limitrophes et les régions voisines.