Nous retrouvons dans ce numéro de L'étrangère des suite poétiques, celle Michael Palmer, poète américain contemporain dont l'importance fait l'objet d'une reconnaissance de plus en plus manifeste, lequel propose une suite chargée d'impressions centrées sur la lumière et ses ombres, déclinées sous ses multiples manifestations. Nous avons sollicité des textes de plusieurs jeunes auteurs(es) afin de rejoindre au plus près ce qui est vécu du monde tel qu'il s'offre de nos jours, pour dire à la fois son éclatement, afin de mieux faire entrer la poésie dans les débats auxquels nous ne pouvons pas nous dérober, laquelle transcende par l'articulation des différentes dimensions expressives sur lesquelles elle se fonde : de Mathieu Nuss à Adèle Nègre et Alexis Audren, de Myette Ronday à Denis Ferdinande et Guillaume Artous-Bouvet, ou encore ces poésies de Fanny Lambert et d'Isabel Guerrero. Cette dernière nous offre des textes qui sont ses toutes premières publications. Les héritages poétiques des uns et des autres, si différents soient-ils, marquent des convergences de sensibilités, une attention àl'époque et les figures sous lesquelles elle se décline. Une attention à l'inscription de la poésie, ou encore, en textes portés par une prose poétique, peut prendre la forme d'une pièce dramatique. C'est ce que nous propose ici Henri-Pierre Jeudy, confronté à la réalité rugueuse de la vie qui est aussi l'exigence de confronter la mort dont la parole ici donne lieu à un dialogue soutenu par cette volonté de vérité. Le volume de clôt avec un essai de Claude Le Manchec consacré au poète André du Bouchet, dans la perspective où celui-ci fut et est resté jusqu'à la fin de sa vie très proche et très sensible autant qu'attentif aux oeuvres d'Ossip Mandelstam comme de Varlam Chalamov, et de bien d'autres. Pierre-Yves Soucy : Ouverture : Retour sur le réel et sur ce qui se dérobe ; Michael Palmer : Mouvements ténus / Light Moves ; Henri-Pierre Jeudy : Palinodie ; Fanny Lambert : Rondements ; Alexis Audren : sauf le sauvage ; Isabel Guerrero : lucide wild ; Mathieu Nuss : Abois ; Adèle Nègre : Volées, feuillets très concrets, défets ; Denis Ferdinande : Divers plateaux ; Myette Ronday : Légers ressacs ; Guillaume Artous-Bouvet : Sel du sel (extrait) ; Claude Le Manchec : Le silence d'André du Bouchet.
Nombre de pages
180
Date de parution
20/10/2023
Poids
300g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782873176082
Titre
L'étrangère N° 59
ISBN
2873176083
Auteur
Audren Alexis
Editeur
LETTRE VOLEE
Largeur
140
Poids
300
Date de parution
20231020
Nombre de pages
180,00 €
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Le détail est une altitude distante. La distance, altitude avec. Persistance cherchant le pli où s'insinuera la parole, sortir soudainement puis. Rehausse toute bigarrure dans le détail, la hauteur. Hauteur au sol, à faire monter avec. Ciel matelassé. Puis. Hauteur tirer à lui, l'autre qui me tient ensemble, l'eau y gagne en onde, mon corps plus lointain encore de tout sans. A la distance pour éprouver mieux avec. A brièvement rattaché. Sans. Dans la déclivité des arbres plus grands dedans, déclin de la maîtrise par enjambement du sol lisse et. Rire de toutes les oreilles par la source du glacier, anfractuosité où adosser son regard, pousser la roche avec une image et. L'infini dans les déclinaisons de l'herbe, se balançant, pensées passantes dégradées par le vent. Balayeur de mauvaises ondes.
Un jour, en rentrant de l'école, Logan trouve le bocal de René vide. René était un poisson unique: il souriait tout le temps et il avait des nageoires décolorées. Ses parents tentent de distraire Logan en lui offrant un chien. Mais il est inconsolable. Tous les soirs, il rajoute un peu d'eau dans le bocal et s'endort en serrant la petite amphore de René. Il déploie des trésors d'énergie et d'imagination: il pose des affichettes, promet une récompense, aménage un aquarium neuf. Pour retrouver un poisson, dit sa s?ur, il faut être un peu poète, un peu farfelu. Alors Logan observe et rêve. Qui pourrait l'aider? Et si c'était cette drôle de dame croisée dans la rue? Toujours vêtue de rose, avec des mitaines en résille, elle dit des choses bizarres. Elle réchauffe avec son regard. Et elle offre à Logan une mystérieuse boule en papier d'aluminium...
Un mardi matin, Pélagie se réveille le pyjama déformé par deux petites ailes bruissantes et soyeuses. Elle est devenue une fée. Aussitôt, elle vérifie. Oui, elle est capable de réaliser les v?ux les plus improbables : faire tomber un piano du ciel, ou apparaître des pains au chocolat... Mais, entre sa mère qui se maquille en catastrophe, sa maîtresse qui ne remarque que ce qui est interdit et sa meilleure amie qui révise sa géo, Pélagie se rend compte que son miracle n'intéresse personne. On ne fait pas attention à elle. Elle n'existe pas assez. Alors elle décide d'organiser un mariage rasta de stars entre Franxinatra, son cochon d'Inde, et sa maîtresse, Simone Chaussebourg, transformée en cochonne d'Inde. Le problème, avec les pouvoirs féeriques, c'est qu'il est tentant d'en abuser...
Sa mère lui a confié dans un soupir que, la veille de sa naissance, son père avait besoin de souffler et qu'ilétait sorti prendre l'air. Alizé en déduit que le père qu'elle n'a jamais vu est le Vent. Ni plus ni moins. Mi-dieu, mi-force de la Nature. Exceptionnel et grandiose, en tout cas. Aussi, quand au cours de vacances au bord de la mer elle tombe amoureuse du beau moniteur de windsurf, Alizé pense que son destin s'accomplit : la fille du Vent ne peut s'unir qu'à un sublime sportif qui ne manque pas d'air... Mais voilà qu'un jour, enhardie, elle dérive troploin, perd tout le monde de vue et arrive au bord dela terre : un précipice, précédé d'une plage de ciment. Et sur cette plage, deux canapés en velours côteléjaune. Sur celui de gauche, un écriteau, "Réservé àceux". Elle choisit l'autre. Sans pouvoir deviner ce qui l'attend.
Ce livre de photographie consacré aux nus du photographe belge Michel Hanique réunit ses prises de vue qui suivent un protocole immuable, à savoir le choix du lieu et de la pose par ses modèles qui s'exposent librement et délibérément à son objectif pour révéler et offrir au regard quelque chose de leur désir, de leur plaisir - ce que le photographe exprime par ces mots qu'il voulait placer en exergue du livre : "Je ne te prendrai pas en photo... " .
En prise à l?étendue ce qui bat le jour, après l?horizon se déplacent têtes et ciel tel le passeur, la main changée las, ce qui submerge guide l?ombre, celui qui pénètre la surface.
Catherine Grout, docteur en histoire de l?art et en esthétique, est professeur d?esthétique et chercheur au LACTH, ENSAP de Lille, commissaire indépendante de manifestations et de projets en milieu urbain (Enghien-les-Bains, Osaka, Tokyo, Chu-wei à Taiwan, Bolzano, Strasbourg), lauréate de la Villa Kujoyama (1994-1995), membre du réseau Japarchi (Asie-Imasie, CNRS, Institut des mondes asiatiques). Elle a publié Le Tramway de Strasbourg (Le Regard, 1995); Pour une réalité publique de l?art (L?Harmattan, 2000) et L?Émotion du paysage (La Lettre volée, 2004).
Neveu de Kandinsky, c'est à la demande de celui-ci que Kojève rédige cet essai en 1936. Il y propose non seulement une interprétation de la peinture de Kandinsky mais inverse les termes de peinture concrète et abstraite. «Les tableaux de Kandinsky ne sont pas des peintures d'objets, mais des objets peints : ce sont des objets au même titre que l'arbre, la montagne, les chaises, les Etats... sont des «objets» ; seulement, ce sont des objets picturaux, des peintures «objectives»».