
La mer et le miroir. Commentaire de La Tempête de Shakespeare, édition bilingue français-anglais
Pourtant, en ce moment précis où nous nous voyons enfin nous-mêmes tels que nous sommes, ni à l'aise ni folâtres, mais sur l'ultime corniche battue des vents qui domine le vide sans fin - nous ne nous sommes jamais tenus ailleurs - alors que nos raisons sont réduites au. silence par l'énorme dérision - Il n'y a rien à dire. Il n'y a jamais rien eu à dire - et que nos volontés tremblent entre leurs mains - II n'y a pas d'issue. Il n'y en a jamais eu - c'est à ce moment que pour la première fois de nos vies nous entendons, non pas les sons que, acteurs-nés que nous sommes, nous avons jusqu'ici condescendu à utiliser comme un excellent médium pour mettre en valeur nos personnalités et notre allure, mais la Parole réelle qui est notre seule raison d'être." W. H. Auden
| Nombre de pages | 154 |
|---|---|
| Date de parution | 08/04/2009 |
| Poids | 222g |
| Largeur | 135mm |
| EAN | 9782358730020 |
|---|---|
| Titre | La mer et le miroir. Commentaire de La Tempête de Shakespeare, édition bilingue français-anglais |
| Auteur | Auden W-H ; Bayen Bruno ; Pachet Pierre |
| Editeur | BRUIT DU TEMPS |
| Largeur | 135 |
| Poids | 222 |
| Date de parution | 20090408 |
| Nombre de pages | 154,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Dis-moi la vérité sur l'amour
Auden W. H.Résumé : Des millions de spectateurs et de spectatrices de " 4 mariages et 1 Enterrement " ont été bouleversés en France par le poème récité lors de la cérémonie funèbre. Ces millions de personnes ignorent probablement l'?uvre d'un des plus grands poètes de ce siècle : W.H. Auden (1907-1973). Ses amis ont réuni récemment dix de ses plus beaux poèmes d'amour sous le titre Tell me the truth about love et ce recueil est le succès le plus inattendu de l'édition anglaise cette année. Nous pensons que le public français ressentira le même enthousiasme ému à la lecture de ces textes.ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,15 € -

Le prolifique et le dévoreur
Auden W-HCe fut en prononçant un discours politique, en mars 1939, peu avant de mettre en chantier le présent ouvrage, que W. H. Auden éprouva son ultime répulsion pour l'action politique. " Je me suis aperçu, tout à coup, que j'en étais vraiment capable, que je pouvais faire un discours démagogique militant et arracher des rugissements à mon auditoire. Et c'est grisant, mais tellement, tellement avilissant ; après coup, c'est bien simple, je me suis senti souillé par les immondices. " Lorsqu'il entreprit ce travail, Auden n'espérait plus rien de la politique révolutionnaire, mais il continuait de croire que des processus historiques inévitables mèneraient à une société juste. Cette conviction survécut - difficilement - aux premières semaines de la Seconde Guerre mondiale, mais dès la fin de l'année, époque où il commença à passer d'un humanisme optimiste à un christianisme pessimiste, Auden en fit son deuil. " La vie scolaire m'enseigna que j'étais un anti-politique. Je voulais qu'on me laissât tranquille, afin de pouvoir écrire de la poésie, choisir mes propres amis et mener ma vie sexuelle à ma guise. L'Ennemi était, et il l'est toujours, le politique, c'est-à-dire la personne qui veut organiser la vie des autres et les obliger à filer doux. Je sais le reconnaître instantanément, sous n'importe quel déguisement, que ce soit celui d'un fonctionnaire, d'un évêque, d'un maître d'école ou d'un membre d'un parti politique, et je suis incapable de le côtoyer, fût-ce de la façon la plus anodine, sans éprouver un sentiment de peur et de haine, ainsi qu'une envie cuisante de le voir (ou de la voir, car les pires sont des femmes) publiquement humilié. " " Méfiez-vous de l'homme qui dit : "Parons au plus pressé ! Commençons par élever le niveau de vie matériel parmi les masses, ensuite nous verrons ce que nous pouvons faire dans le domaine des problèmes spirituels." En accomplissant le premier sans même considérer le second, il aura créé une gigantesque machine industrielle qui ne saurait être modifiée sans dislocation économique et sans ruine. "Sur commandeCOMMANDER14,48 € -

Dis-moi la vérité sur l'amour. Suivi de Quand j'écris je t'aime
Auden W. H. ; Lemaire Gérard-Georges ; Vierne BéatSe trouvent ici réunis quelques-uns des plus beaux poèmes d'amour de Wystan Hugh Auden. Ils sont suivis de cinquante aphorismes qui s'enchaînent en une réflexion sur le sens exact et véritable des mots "Je t'aime", et sur la résistance qu'opposent au langage les sentiments les plus intenses. Biographie de l'auteur Né en 1907 à York, mort à Vienne en 1973, W. H. Auden a émigré aux Etats-Unis en 1939, devenant citoyen américain en 1946. Auteur d'ouvrages de critique et d'essais, de pièces de théâtre et de livrets d'opéra, il est surtout connu en tant que l'un des poètes anglo-saxons les plus influents du XXe siècle. La lecture de sa poésie dans le film Quatre mariages et un enterrement en 1994 a permis de le faire découvrir à un large public.ÉPUISÉVOIR PRODUIT5,80 € -

Dis-moi la vérité sur l'amour. Suivi de Quand j'écris je t'aime
Auden W. H. ; Lemaire Gérard-Georges ; Vierne BéatRésumé : Se trouvent ici réunis quelques-uns des plus beaux poèmes d'amour de Wystan Hugh Auden. Ils sont suivis de cinquante aphorismes qui s'enchaînent en une réflexion sur le sens exact et véritable des mots "Je t'aime", et sur la résistance qu'opposent au langage les sentiments les plus intenses.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER6,00 €
Du même éditeur
-

Le Bruit du temps
Mandelstam Ossip ; Schneider Jean-ClaudeJe n'ai pas envie de parler de moi, mais d'épier les pas du siècle, le bruit et la germination du temps..." Même s'il s'en défend, avec Le Bruit du temps, publié en 1925 et rédigé en Crimée dès 1923, Mandelstam signe son livre le plus autobiogaphique et donc la meilleure introduction qui soit à son oeuvre. Il y évoque le Pétersbourg d'avant la révolution et sa formation de poète: de la bibliothèque (russe et juive) de son enfance à l'étonnant professeur de lettres, V. V. Gippius, qui lui a enseigné et transmis la "rage littéraire". Mais le livre est aussi une éblouissante prose de poète, qui annonce Le Timbre égyptien. Une prose où le monde sonore du temps (concerts publics, mais aussi intonations d'acteurs, chuintements de la langue russe) constitue la base du récit, une prose qui jaillit d'un regard à travers lequel le monde semble vu pour la première fois, avec une étonnante intensité. Mandelstam compose ainsi une suite de tableaux d'une exposition sur la préhistoire de la révolution. Le livre s'achève au présent sous une chape d'hiver et de nuit ("le terrible édifice de l'Etat est comme un poële d'où s'exhale de la glace"), face à quoi la littérature apparaît "parée d'un je ne sais quoi de seigneurial" dont Mandelstam affirme crânement, à contre-courant, qu'il n'y a aucune raison d'avoir honte ni de se sentir coupable. Pourquoi traduire une nouvelle fois Le Bruit du temps alors qu'il existe déjà deux traductions en français, l'une, médiocre, dans une anthologie de proses de Mandelstam intitulée La Rage littéraire chez Gallimard, jamais rééditée; l'autre, extrêmement précise, par Edith Scherer, à L'Age d'homme, reprise dans la collection "Titres" chez Christian Bourgois? Sans doute parce qu'il fallait faire appel à un poète pour donner à entendre dans une langue d'une grande richesse, la musique et l'éclat si particuliers de cette prose. Nous avons commandé cette traduction nouvelle à Jean-Claude Schneider, admiré de poètes allemands comme Hölderlin, Trakl, Bobrowski, qui avait déjà traduit de Mandelstam, à La Dogana, des poèmes de Simple promesse et surtout le magnifique Entretien sur Dante, précédé de La Pelisse.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER13,00 € -

Le timbre égyptien
Mandelstam Ossip ; Limbour Georges ; Mirsky D-S ;II est terrible de penser que notre vie est un roman, sans intrigue et sans héros, fait de vide et de verre, du chaud balbutiement des seules digressions et du délire de l'influenza pétersbourgeoise. L'Aurore aux doigts de rose a cassé ses crayons de couleur. Ils gisent aujourd'hui comme de jeunes oiseaux, avec des becs béants et vides. Cependant, tout absolument me semble contenir les arrhes de mon délire favori en prose."Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER11,20 € -

L'anneau et le livre. Edition bilingue français-anglais
Browning Robert ; Connes Georges ; Porée MarcVous voyez ce vieux livre, jaune, carré, que je lance en l'air, que je rattrape, que je fais tourner en le tenant par ses plats de vélin ridé? c'est du fait à l'état brut, sécrété par la vie humaine, quand des coeurs palpitaient fort, des cerveaux battaient, inondés par la montée du sang, il y a deux siècles. Voyez-le vous-même." Robert Browning, L'Anneau et le Livre, 1868-1869, Livre 1.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER39,60 € -

Sur Robert Browning. La vie privée suivie de deux essais
James Henry ; Pavans JeanLa Vie privée, nouvelle suivie de deux essais: "Browning à l'abbaye de Westminster" et "Le Roman dans L'Anneau et le Livre". Traduit de l'anglais par Jean Pavans. "Notre délicieux et inconcevable homme célèbre était double, constitué de deux compartiments distincts et"étanches"- l'un d'eux étant figuré par le monsieur assis tout seul à sa table, silencieux et invisible, pour écrire des choses admirablement profondes, belles et compliquées; tandis que le monsieur qui sortait régulièrement pour s'asseoir à une table fort différente, et pour dîner copieusement, dans la cohue et la multitude, représentait le deuxième. Ils n'avaient rien à voir l'un avec l'autre, ces jumeaux si dissemblables; le dîner ne pouvait exister que par l'effacement de l'écrivain, qui, de son côté, ne pouvait émerger qu'à la faveur de son - et de notre! - ignorance du dîner." Henry James.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER12,20 €
