
Le (dé)goût de la laideur
La laideur résiste au témoignage comme à la réflexion. A travers elle se révèle l'envers du corps et du décor, la face obscure du réel. Dans cette expérience, l'effroi se mêle à la fascination. De grandes figures, philosophiques, légendaires, littéraires, de laids et de laides témoignent de cette étrange inversion : le pouvoir de séduction de la Vellini de Barbey, de la Bérénice d'Aragon, des laides stendhaliennes tient au jeu, en elles, de la vie, du mouvement, du souvenir et de la passion, plus gracieux que l'immobile perfection de la forme. C'est peut-être ce jeu aussi qui, de la laideur, fait pour l'art un défi. A la faveur de regards nouveaux, le laid devient le ferment d'une beauté nouvelle... Balade esthétique en compagnie de Roger Caillois, Yves Bonnefoy, Francis Bacon, Pascal Quignard, Henri Michaux, Georges Bataille, Socrate, Rilke et bien d'autres. . . Philosophe et romancière, Gwenaëlle Aubry vient de publier un récit sur la laideur, Notre vie s'use en transfigurations.
| Nombre de pages | 105 |
|---|---|
| Date de parution | 06/09/2007 |
| Poids | 80g |
| Largeur | 101mm |
| EAN | 9782715227743 |
|---|---|
| Titre | Le (dé)goût de la laideur |
| Auteur | Aubry Gwenaëlle |
| Editeur | MERCURE DE FRAN |
| Largeur | 101 |
| Poids | 80 |
| Date de parution | 20070906 |
| Nombre de pages | 105,00 € |
| Disponibilité | Epuisé |
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Perséphone 2014
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Pendant la journée, ça piétine et ça piaille: criailleries de préau répercutées par le métal, chahuts de pensionnat, de vieilles petites filles toujours punies mais ça n'est pas grave puisqu'on a toute la vie derrière soi. La nuit, on n'entend que la télé. Elle couvre tout: celles qui crient, celles qui craquent, et les soupirs de celles qui ont trouvé à s'aimer. Ça commence dès dix-huit heures: tout se met à hurler, tout se croise et se mêle en échos incohérents; ce sont les messagers d'outre-monde, les porte-parole des vivants, qui viennent nous en gueuler les dernières nouvelles. Debout sur la coursive on pourrait se croire dans n'importe quel couloir de n'importe quel immeuble: derrière les portes closes des corps usés, des têtes vidées par leur travail, par leur journée, qui s'oublient pesamment. Mais non, ce n'est pas cela: nous sommes le public rêvé, le meilleur réceptacle. Il y a place, ici, pour tout ce bric-à-brac. 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