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Croire en actes. Distance, intensité ou excès ?
Aubin-Boltanski Emma ; Lamine Anne-Sophie ; Luca N
L'HARMATTAN
24,99 €
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EAN :9782343033938
Cet ouvrage explore le " croire en actes " dans le religieux et à ses frontières. Ce n'est pas la croyance en tant qu'ensemble supposément cohérent et inamovible de pratiques et de dogmes, mais le croire comme engagement relationnel, comme système d'actions et comme processus dynamique qui constitue l'objet des différentes contributions ici présentées. Par " croire ", est entendue une large diversité de comportements qui, en fonction des contextes et des époques, supposent une attitude et un objet de croyance ou qui, au contraire, ne s'appuyant sur rien de tel, sont eux-mêmes déclencheurs d'engagement ; en somme une activité complexe et réflexive qui, bien souvent, s'accompagne d'un travail de justification et de rationalisation. Trois thématiques sont privilégiées. Celle de la performativité et de la métaphore, d'abord, ce qui permet de porter attention aux oscillations et au processus de (dé)métaphorisation des discours et des pratiques. Le croire est ensuite analysé sous l'angle de ses oscillations, en portant attention aux temporalités ordinaires, aux doutes et aux moments de relâchement qui le caractérisent y compris lorsqu'il semble intensif ou encore paraît s'inscrire dans une perspective probabiliste. Il est enfin approché sous l'angle de ses diverses dimensions et niveaux d'intensification. Il apparaît alors multidimensionnel, capable d'ajustements entre valeur et doctrine, de redéfinitions ou de radicalisation. Pour mieux appréhender la pluralité de traitements du sujet, les approches cognitivistes et pragmatistes sont aussi mises en regard. En conclusion, est proposée une discussion et une articulation des paradigmes.
Nombre de pages
224
Date de parution
20/05/2014
Poids
285g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343033938
Titre
Croire en actes. Distance, intensité ou excès ?
Auteur
Aubin-Boltanski Emma ; Lamine Anne-Sophie ; Luca N
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
285
Date de parution
20140520
Nombre de pages
224,00 €
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A Beyrouth, dans son appartement transformé en "église de maison", une mystique maronite appelée Catherine Fahmi incarne la Vierge et le Christ, et délivre des messages divins. Ce faisant, elle s'engage dans une expérience extrême comme si, par son corps, elle cherchait à transcender un ordre social et religieux dans lequel la femme demeure subalterne. Tous les mardis, et chaque Vendredi saint, entourée par de nombreux fidèles, elle impose son corps comme la scène d'une rencontre privilégiée entre les humains et le ciel, comme un lieu où Dieu et les saints parlent, bien plus encore, comme l'espace d'une possible régénération de la nation libanaise et de l'Eglise. Représentative d'un phénomène social, Catherine appartient à un réseau de mystiques chrétiennes qui a pris forme au début des années 1980, entre le Liban et la Syrie. A travers ce personnage singulier, Emma Aubin-Boltanski explore un faisceau d'enjeux politico-religieux : la problématique des chrétiens d'Orient, le thème de la mystique féminine et de ses contre-conduites face à l'institution ecclésiale, l'articulation entre eschatologies individuelle et collective et, enfin, la place et le rôle des images de dévotion dans l'expérience mystique.
Les religions accordent une large place aux "médiations matérielles" : images, substances, accessoires, bâtiments, sites associés à leurs expressions cultuelles. Les qualités requises et les conditions dans lesquelles ces attaches visibles de l'invisible sont tenues pour efficaces font l'objet de discours normatifs et exégétiques de la part des acteurs concernés. Elles sont aussi, de longue date, un objet privilégié de l'anthropologie et de la sociologie. A travers des études de cas allant de la Mongolie à l'Inde jusqu'aux Andes et à l'Afrique, en passant par l'Europe et le Moyen-Orient, le dossier "La force des objets?Matières à expériences" témoigne d'un renouveau des instruments d'analyse sur ces questions. Cette actualité est marquée par un retour de l'objet et par une attention minutieuse portée aux dispositifs matériels associés aux situations rituelles comme à l'agencement des environnements religieux. En complément des lectures d'inspiration durkheimienne de la production sociale du sacré et de l'interprétation des actes et objets cultuels en termes de symbolisme, la plupart des contributions relève d'une approche pragmatique des dispositifs et s'inscrivent dans le tournant matériel et ontologique qui marque aujourd'hui une part importante des recherches anthropologiques.
Aubin-Boltanski Emma ; Gasquet Béatrice de ; Hille
La comparaison directe entre les mondes religieux chinois et indien a rarement été conduite. C'est un paradoxe, car l'une des caractéristiques fondamentales communes aux sociétés indienne et chinoise est la cohabitation très ancienne de toutes les formes de religion : cultes médiumniques, de possession et de guérison ; cultes sacrificiels à des divinités locales ; cultes des ancêtres ou des défunts ; traditions ascétiques, monastiques ou spirituelles ; institutions religieuses supra-locales de type "Eglise", structurées et reconnues par l'Etat ; mouvements de réforme religieuse modernes et contemporains, certains nationalistes, d'autres universalistes. Ces traits communs ne doivent pourtant pas dissimuler la profondeur des écarts : d'un monde à l'autre, les modalités de division du travail religieux diffèrent autant que les modes de régulation des pratiques religieuses par l'Etat. C'est à ce travail de comparaison que s'attachent historiens et anthropologues réunis dans le dossier thématique "Réguler les pluralités religieuses. Mondes indiens et chinois comparés". Le dossier est suivi de deux "varias", l'un sur la gestion par Rome des abus sexuels du clergé entre 1916 et 1939, l'autre sur les enjeux de la "marche d'Arbaïn" dans l'Iran contemporain. Enfin, Wiktor Stoczkowski répond à la controverse ouverte dans la revue sur son dernier livre, La science sociale comme vision du monde. Emile Durkheim et le mirage du salut (Gallimard, 2019).
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.