En raison du mouvement de grève à Bpost, nous vous recommandons de privilégier les envois par Mondial Relay sur notre site.
Le coût de l'excellence
Aubert Nicole ; Gaulejac Vincent de
SEUIL
28,30 €
Épuisé
EAN :9782020133890
Le management est devenu un des symptômes de notre société "post-moderne" : on gère son temps, sa famille et sa vie tout comme on tente de gérer les motivations de ses collaborateurs ou la bonne marche d'un service. Bien gérer ne suffit d'ailleurs pas. La quête de qualité totale et de "zéro défaut" qui imprègne de plus en plus l'univers de l'entreprise s'étend désormais hors de ses frontières. Il s'agit de réussir sa vie, d'être performant en tout, bref de " gagner " dans une société qui ne veut connaître que le succès et n'a que faire des perdants. Parallèlement, un autre mouvement s'amorce qui se préoccupe de la dimension " spirituelle " de l'entreprise et cherche à lui conférer le statut d'une instance de développement personnel : on parle de l'identité, voire de l'âme de l'entreprise et c'est par elle, à travers elle, grâce à elle que l'individu est aussi censé se développer et réaliser son idéal. Or l'excellence a un coût : le stress permanent, les " décompressions " physiques et psychiques, la " brûlure interne " de ceux qui se consument dans l'obsession de la performance constituent la face cachée de cette course à la réussite... L'entreprise, en effet, n'est pas seulement pourvoyeuse de succès et de carrière, elle est aussi, parfois, pourvoyeuse de mal-être et d'angoisse. C'est toute cette face d'ombre de notre société de conquête qui constitue le c?ur de ce livre, qui s'appuie sur une recherche approfondie dans l'univers managérial et intègre de nombreux témoignages.
Nombre de pages
342
Date de parution
17/10/1991
Poids
601g
Largeur
1mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782020133890
Titre
Le coût de l'excellence
ISBN
202013389X
Auteur
Aubert Nicole ; Gaulejac Vincent de
Editeur
SEUIL
Largeur
1
Poids
601
Date de parution
19911017
Nombre de pages
342,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
« Pas le temps »! À la métaphore traditionnelle du temps qui passe et s'écoule a succédé depuis peu celle d'un temps qui se comprime et s'accélère, un temps qui nous échappe sans cesse et dont le manque nous obsède. Avec l'avènement de la communication instantanée et sous la dictature du « temps réel » qui régit l'économie, notre culture temporelle est en train de changer radicalement. U urgence a envahi nos vies: il nous faut réagir « dans l'instant », sans plus avoir le temps de différencier l'essentiel de l'accessoire. Ce règne du court terme absolu produit des effets contrastés. Certains, « shootés » à l'urgence, ont besoin de ce rythme pour se sentir exister intensément. En triomphant du temps, ils ressentent l'ivresse de pouvoir vaincre la mort. Dans d'autres cas, le climat de pression est tel qu'il corrode les individus qui déconnectent brutalement, comme sous l'effet d'une surchauffe énergétique intense, ou sombrent dans la dépression, comme pour tenter de « ralentir le temps ». Plus globalement, que ce soit dans le domaine de la famille, de la quête spirituelle, des modes de thérapie ou même de la littérature, le règne du temps court supplante celui du temps long. Dans une société fonctionnant souvent sur l'unique registre de la réactivité, se dessine ainsi le visage d'un nouveau type d'individu, flexible, pressé, collant aux exigences de l'instant ou à la jouissance qu'il procure et cherchant dans l'intensité du moment une immédiate éternité.
Le Laboratoire de Changement Social réunit des chercheurs en Sciences Humaines qui inscrivent leurs travaux dans une orientation clinique. Ces chercheurs considèrent que s'en tenir aux déterminations sociologiques en y subordonnant les déterminations psychologiques, ou l'inverse, ne permet pas de traiter de la complexité des conditions d'émergence et de constitution du sujet social et de ses productions saisies dans leurs contextes. Pour autant, l'analyse des processus d'intrication entre registre psychique et registre social pose la question de la spécificité de l'un et de l'autre, de leur part d'irréductibilité ou au contraire de leurs interférences. Ces questions épistémologiques font l'objet de cet ouvrage. Entre divergences et convergences, chacun des auteurs fait le point sur ses propres positions, ses interrogations, ses avancées, afin de revisiter les incontournables et les points de butée, condition pour l'approfondissement d'une réflexion vivante et critique.
Résumé : Sommes-nous devenus des individus hypermodernes, pris dans les excès d'une modernité exacerbée, et profondément différents des individus qui nous ont précédés ? Mondialisation économique soumise aux lois du marché, éclatement des limites spatiales (plus de frontières), temporelles (règne de l'immédiateté, de l'urgence), éthiques (plus d'interdit), massification et violence : dans ce contexte où l'adhésion se fait plus à soi-même qu'à une cause, l'individu, devenu avant tout un consommateur, aussi bien de produits que de sens ou de " soi " (autoréflexivité permanente), doit aussi lutter pour son existence sociale. L'ouvrage rend compte de ces mutations en explorant toutes les facettes de cet individu, produit et producteur de la société hypermoderne.
Nicole Aubert poursuit son exploration de l'hypermodernité en interrogeant l'accélération généralisée de la société, largement produite par l'utilisation des nouvelles technologies de la communication, et ses conséquences sur les individus, les organisations, et les nouvelles façons de vivre ensemble. La conjonction entre l'avènement des nouvelles technologies de la communication (mails, téléphones mobiles, internet) et le triomphe du capitalisme financier, fondé sur une exigence de rentabilité à très court terme, que sont apparues trois façons nouvelles de vivre le temps : l'instantanéité, l'immédiateté et enfin l'urgence. La nouveauté est là, dans le fait que l'urgence, autrefois cantonnée au domaine médical ou, parfois, au domaine juridique, a envahi le domaine économique et, par voie de conséquence, le registre de la vie professionnelle et celui de la vie personnelle. L'avènement de ces trois nouvelles façons de vivre le temps se traduit par une accélération continue qui ponctue désormais le rythme de la société contemporaine, tant au niveau du travail qu'à celui du vécu individuel.
Lola est une enfant de 12 ans, tuée dans d'atroces circonstances le 14 octobre 2022. Placée en garde à vue, la principale suspecte, D. B., est mise en examen pour meurtre, précédé, accompagné ou suivi d'actes de tortures ou de barbaries, et pour viol. En quelques heures à peine, ce terrible fait-divers bouleverse l'opinion publique, faisant l'objet d'un emballement médiatique inédit. La cynique récupération politique qui s'ensuit entraîne la remise en question de grands principes démocratiques, avec notamment des appels à une justice expéditive et un rétablissement de la peine de mort. Ce livre, écrit par les avocats de D. B., première femme condamnée à la perpétuité incompressible, raconte de l'intérieur les contours de cette affaire hors norme, depuis ses premiers instants jusqu'à la plaidoirie finale, en passant par le récit d'une reconstitution exceptionnelle ou la description d'une Unité pour Malades Difficiles. A partir du point de vue trop peu entendu des avocats "du Mal., La Sinistre Comédie dépeint surtout une effroyable traversée des enfers, caractérisée par l'inquiétant basculement populiste des élites médiatiques et politiques dans leur rapport à la justice et au crime. "S'il faut savoir se taire dans le respect du Droit, il ne faut pas avoir peur de parler pour le défendre. C'est la raison de ce livre."