Cet ouvrage reproduit les actes du VIe Symposium aristotelicum de 1978 qui fut exclusivement consacré à la Métaphysique d'Aristote. Délaissant volontairement les problématiques générales, les études rassemblées ici se consacrent à l'examen des passages les plus aporétiques de l'ouvrage, et aux questions fondamentales qui s'y nouent, subordonnant ainsi les controverses sur l'unité du traité à la saisie du sens de ses analyses les plus profondes. C'est dans cette perspective que les différents livres de la Métaphysique sont interrogés, et que les concepts de forme, de matière, de simple, de substance (ousia), d'activité, sont mis en rapport pour tenter de déterminer la nature et l'objet de cette science de l'étant en tant qu'étant au moment de sa fondation. Ces études font également place à une recherche qui met en rapport la problématique et la méthode de la Métaphysique avec celles du Sophiste de Platon en amont, et en aval avec la pensée de Plotin, pour saisir la pensée d'Aristote dans la double perspective d'un héritage et d'une filiation. Présentant en outre à la suite de chaque contribution un résumé de la discussion à laquelle elle donna lieu, le présent recueil rappelle quelles tâches un ouvrage aussi éminemment aporétique que la Métaphysique assigne à la pensée chaque fois qu'elle en reprend le cheminement et cherche à en saisir le sens.
Date de parution
07/10/2002
Poids
430g
Largeur
215mm
Plus d'informations
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EAN
9782711602407
Titre
Etudes sur la métaphysique d'Aristote
Auteur
Aubenque Pierre
Editeur
VRIN
Largeur
215
Poids
430
Date de parution
20021007
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La métaphysique fait aujourdhui lobjet dun débat généralisé, non au sens où les problèmes de la métaphysique susciteraient un renouveau particulier dintérêt, mais au sens où la métaphysique comme discipline et plus encore comme figure de la pensée est perçue elle-même comme problème. Pourquoi la métaphysique? Pourquoi son prestige, même sil est aujourdhui déclinant? Pourquoi la domination quelle exerce, même si cest de façon souterraine, sur ceux-là même qui en contestent la légitimité? Quel est le critère de sa vérité ou, sil ny en a pas, quel est le secret de sa force? Louvrage soumet à lexamen et à la critique les arguments des principaux « déconstructeurs » de la métaphysique: Étienne Gilson, Heidegger, Derrida, mais aussi et déjà les Néoplatoniciens et Aristote lui-même.
« La métaphysique d'Aristote n'est, au sens aristotélicien, dialectique et par là incapable de tout achèvement déductif, que parce qu'elle est une métaphysique du mouvement, c'est-à-dire de la scission. » Le propos de l'auteur est simple: sans vouloir rajouter et apporter du nouveau sur Aristote, il tente au contraire de désapprendre tout ce que la tradition a ajouté à l'aristotélisme primitif. Car l'aristotélisme que nous connaissons est surtout celui des commentateurs grecs. L'image ainsi révélée est celle d'un Aristote aporétique, mais « cette voix qui parle est celle plus fraternelle qui continue de chercher en nous ce qu'est l'être et de se taire parfois ».
Les études de Pierre Aubenque restituent, à travers la complexité des textes d'Aristote, "une pensée étonnamment actuelle en son interrogation sur la multiplicité des significations ontologiques, mais aussi en ses conséquences pratiques" (Dominique Janicaud, dans le Dictionnaire des philosophes, Puf, 1993). Distinguant la prudence de la sagesse, Pierre Aubenque en propose une interprétation puis s'efforce de mettre au jour la source du concept aristotélicien de la prudence.
Les études de Pierre Aubenque restituent, à travers la complexité des textes d'Aristote, "une pensée étonnamment actuelle en son interrogation sur la multiplicité des significations ontologiques, mais aussi en ses conséquences pratiques." ( Dominique Janicaud in Dictionnaire des philosophes, Puf, 1993). Pierre Aubenque nous invite à "écouter la voix sans visages des textes...cette voix qui parle dans la détresse des textes est moins la parole exemplaire du" maître de ceux qui savent ", que celle, moins assurée, mais plus fraternelle, qui continue de chercher en nous ce qu'est l'être. Biographie de l'auteur Pierre Aubenque est professeur émérite à l'université de Paris- Sorbonne et secrétaire général de l'Institut international de philosophie. Dans la collection Quadrige est également disponible La prudence chez Aristote."
Norman McLaren oeuvre dans le domaine onirique de l'animation. David Cronenberg est maître du genre de l'horreur intérieure. Que peuvent donc partager ces deux cinéastes canadiens aux univers si distincts ? Chacun a construit une relation à long terme avec un compositeur - respectivement Maurice Blackburn et Howard Shore. D'un duo à l'autre, le musicien occupe une place centrale au sein de la création collective ; sa musique se révèle comme une composante fondamentale. Quels processus créatifs lui permettent de se déployer ? Le livre fait la lumière sur les mécanismes collaboratifs et la pensée de ces duos. Plus généralement, il établit une poïétique de la création musico-filmique, décrit et comprend les processus créateurs filmique et musical qui déterminent la composition d'une musique de film et, plus encore, une musicalité de tout le complexe audiovisuel. Du cinéma d'animation expérimental (A Phantasy) au long-métrage de fiction (Crash, A Dangerous Method) en passant par le documentaire engagé (Jour après jour), l'auteure offre un portait inédit de pratiques musico-filmiques novatrices tout en proposant de nouvelles approches analytiques pour la musique de film.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.