Primitifs de la photographie. Le calotype en France 1843-1860
Aubenas Sylvie ; Roubert Paul-Louis ; Racine Bruno
GALLIMARD
15,00 €
Épuisé
EAN :9782070130795
Le calotype - le terme, forgé en 1841 par l'inventeur anglais de la photographie, William Henry Fox Talbot, signifie "belle image" et désigne les négatifs sur papier et les tirages qui en sont issus -, avec son léger flou dû à de longs temps de pose, ses tirages aux teintes variées et ses retouches, a la force de la gravure et du dessin. Pratiqué par des artistes (peintres, graveurs, sculpteurs, architectes), des archéologues, de grands voyageurs, de purs amateurs le plus souvent aristocrates fortunés (banquiers, industriels, propriétaires de grands domaines agricoles, fils de famille, etc.), il a produit une grande partie des chefs-d'oeuvre de la photographié du XIXe siècle, comme Le Stryge de Charles Nègre ou Les Remparts d'Avignon d'Édouard Denis Baldus. Les premières photographies sur papier apparaissent en France en 1843 et cette technique y sera pratiquée jusque dans les années 1860. Elle est concurrencée à la fois par le daguerréotype, positif direct sur plaque de cuivre argentée, apparu en 1839, et par le négatif sur verre, mis au point en 1851, techniques qui auront les faveurs des photographes professionnels. Les calotypistes français, ou ayant pratiqué en France, sont à peine quelques centaines: on peut citer parmi eux Gustave Le Gray, Henri Le Secq, Hippolyte Bayard, Maxime Du Camp, Charles Marville, Eugène Delacroix, Louis Adolphe Humbert de Motard, Victor Regnault, Auguste Bartholdi, Benjamin et Édouard Delessert, le vicomte Vigier, etc. Richement illustrée, cette monographie de référence, publiée à l'occasion de l'exposition "Primitifs de la photographie. Le calotype en France 1843-1860", rassemble quelque 180 oeuvres issues des collections de la Bibliothèque nationale de France, de la Société française de photographie, du musée d'Orsay, du musée des Arts décoratifs, de la bibliothèque de l'Institut de France... et propose, à côté d'essais dus aux meilleurs spécialistes, qui situent l'importance du calotype dans l'histoire du médium photographique, le dictionnaire de plus de 350 photographes ayant pratiqué le calotype en France.
Nombre de pages
326
Date de parution
21/10/2010
Poids
1 810g
Largeur
246mm
Plus d'informations
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EAN
9782070130795
Titre
Primitifs de la photographie. Le calotype en France 1843-1860
Auteur
Aubenas Sylvie ; Roubert Paul-Louis ; Racine Bruno
Editeur
GALLIMARD
Largeur
246
Poids
1810
Date de parution
20101021
Nombre de pages
326,00 €
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Résumé : À la fin des années 1840, alors que la photographie en est à ses tout débuts, Gustave Le Gray entend "unir la science à l'art" et met au point, entre autres procédés, le négatif sur verre au collodion. De nombreux élèves se pressent dans son atelier, les commandes affluent... À côté de commandes officielles pour les monuments français (la Mission héliographique, 1851) puis pour l'empereur Napoléon III (le camp de Châlons-sur-Marne, 1857), Le Gray élabore une ?uvre personnelle, en forêt de Fontainebleau, en bord de mer, de Cherbourg à Sète, au c?ur de Paris : autant de séries dont l'exigence artistique - qui aujourd'hui s'impose à tous - marginalise ce photographe trop peu "commercial" pour son temps... Fuyant ses créanciers, Le Gray quitte Paris en mai 1860 pour une croisière en Orient à bord de l'Emma, la goélette d'Alexandre Dumas. Après une escale improvisée à Palerme où, en pleine insurrection garibaldienne, il immortalise héros, ruines et barricades, il gagne la Syrie puis l'Égypte. Celui en qui Dumas voyait "le premier photographe de Paris" ne devait jamais regagner la capitale, inventant d'Alexandrie au Caire une vision quasi instantanée d'une extraordinaire liberté.
L'univers fascinant de la " Cité des morts " vue à travers l'objectif d'un des plus grands photographes du XIXe siècle : Félix Nadar. Cet opus de " L'Oil curieux " met en scène une quarantaine de clichés réalisés par Félix Nadar dans les catacombes en 1862. L'ouvrage constitue un reportage à travers des carrières aménagées pour recueillir les ossements des vieux cimetières vidés par hygiène : les catacombes. Félix Nadar fixe pour nous ce gigantesque ossuaire aussi techniquement précis que pittoresque dont la visite, autorisée à l'époque quatre fois par an, était devenue à Paris la promenade à la mode. Cette série de photographies, avec celle, presque contemporaine, sur les égouts de Paris, a été présentée dans les ateliers et dans les stands Nadar aux expositions universelles jusqu'en 1900.
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.