C'est en janvier 1943 que le père Épagneul, alors dominicain et âgé de 39 ans, perçut l'appel de Dieu à fonder un institut religieux de clercs et de laïcs pour l'évangélisation des campagnes de France, spirituellement délaissées et en pleine évolution. Celui-ci allait se développer rapidement malgré les difficultés dues à la guerre et à l'occupation. Il fut érigé en Congrégation au diocèse de Meaux le 2 octobre 1949. Doublé dès 1947 d'une branche féminine, il essaima dans des régions rurales déshéritées de France, avant de gagner l'Afrique de l'Ouest, le Sud du Portugal, puis le Brésil. Une famille spirituelle (frères, soeurs, laïcs) naquit dans ce sillage. Enraciné dans la plus pure tradition de l'Eglise-communion, le père Épagneul a laissé à la famille spirituelle issue de lui un héritage évangélique qualifié naguère par le cardinal Marty de semence préconcilaire . Bien au-delà des ruraux, il peut rappeler à tous aujourd'hui que seuls peuvent transformer le monde ceux qui s'inscrivent dans une vie profonde de prière et d'amour fraternel.Prieur général des Frères Missionnaires des Campagnes pendant douze ans, le frère Jean-Louis Lejay a été ensuite au Togo responsable régional pour l'Afrique, de 1992 à 2001. Depuis 2003, il est engagé dans la mission rurale du diocèse de Bourges, au prieuré de Chateaumeillant. Associée dès le départ à la fondation des Frères Missionnaires des Campagnes, par le père Épagneul, soeur Ghislaine Aubé a fondé en 1947 la branche féminine, les Soeurs des Campagnes. Présidente des Supérieures majeures de France de 1970 à 1976, elle a été ensuite engagée en pastorale dans la Creuse avec les Soeurs jusqu'en 2000.
Nombre de pages
125
Date de parution
30/08/2007
Poids
126g
Largeur
115mm
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EAN
9782853135290
Titre
PRIER 15 JOURS AVEC LE PERE EPAGNEUL
Auteur
Aubé Ghislaine ; Lejay Jean-Louis
Editeur
NOUVELLE CITE
Largeur
115
Poids
126
Date de parution
20070830
Nombre de pages
125,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Comment vivre la foi en profondeur, jusqu'au plus vif de l'action, dans le monde tel qu'il est devenu? Comment acquérir ce "coeur de chair" et ce "supplément d'âme" qui permettent au baptisé de reproduire l'image du Fils de Dieu - non pas seulement dans son cerveau, mais dans son corps et jusque dans le tissu de ses gestes quotidiens? Tel est le défi que les conditions d'existence modernes adressent aux maîtres spirituels. Ce "portrait spirituel du chrétien", dont cette édition nouvelle offre les principaux chapitres, choisis et présentés par soeur Ghislaine Aubé, aide à déjouer la conspiration qui cherche toujours à exiler l'homme du plus intime de lui-même: de son coeur. Contre l'étouffement ou la dissipation, cet ouvrage offre au chrétien et à sa vie spirituelle une force et un horizon. Biographie de l'auteur Dominicain, engagé avec le frère Marie-Alain Couturier dans l'aventure de L'Art sacré aux Éditions du Cerf, associé à la rédaction de l'Exhortation apostolique du pape Paul VI sur la rénovation de la vie religieuse, le frère Pie Raymond Régamey (1900-1996) a écrit de nombreux ouvrages, en particulier, Art sacré au XXe siècle (Ed. du Cerf, 1952), Portait spirituel du chrétien (Ed. du Cerf, 1963), La Croix du Christ et celle du chrétien (Ed. du Cerf, 1969), La Vie religieuse selon Jean-Paul II (Ed. du Cerf, 1981).
Sun Chang est professeur d'université et mène une vie paisible à Pékin, entre femme et enfant. Mais voilà qu'un garçon nommé Zheng Shiyou fait irruption chez lui et le supplie de l'aider: sa petite amie veut se suicider! Elle s'appelle Mai Keke et est persuadée qu'il ne l'épousera jamais. Sun Chang les raisonne, engage la parole du jeune homme... qui aussitôt se volatilise ! Mai Keke n'aura alors plus qu'une seule idée en tête, celle de mourir: Sun Chang et son épouse auront beau-coup à faire pour l'en empêcher. Dong Xi, avec sa verve habituelle, nous offre une description particulièrement décalée du quotidien d'un couple de citadins chinois. Un plaisir de lecture !
A l'occasion de la réouverture de la bibliothèque de la Sorbonne à l'automne 2013 et de l'exposition "Lumières de la sagesse-Ecoles médiévales d'Orient et d'Occident" (Paris, Institut du Monde Arabe, 25 sept. 2013 - 4 janv. 2014), ce livre propose de se replonger dans l'univers des écoles médiévales, à l'origine des grandes universités de notre monde contemporain, et d'explorer leur rôle dans la circulation des savoirs entre Orient et Occident. Collèges et madrasas, studia et cénacles, yeshiva et didaskalon, écoles et universités ont en effet joué un rôle essentiel et méconnu, dont de nombreux témoins, manuscrits et objets, sont encore visibles aujourd'hui. Né à l'ombre des palais, des églises, des synagogues et des mosquées, l'enseignement médiéval ne s'est pas contenté de transmettre et de reproduire à l'identique des savoirs religieux révélés mais s'est aussi largement ouvert sur le monde, en posant la question de la nature universelle de la science, et du sort que devait lui réserver la société.
Magnifié et statufié comme seuls, peut-être, le furent les combattants de la guerre de Troie, Godefroy de Bouillon a longtemps relevé du mythe plutôt que de l'histoire. Pourtant son intervention fut décisive sur l'évolution de l'Occident comme sur celle de l'Orient. Une brillante ascendance - sa famille descendait de Charlemagne -, un enracinement dans une région - entre Rhin, Meuse et Escaut - en plein essor économique et touchée plus tôt que d'autres par la réforme religieuse et sociale entreprise par l'Eglise : tout désignait ce féodal d'une grande bravoure et exerçant un fort ascendant sur les hommes à conduire l'une des trois armées parties en 1096 délivrer le tombeau du Christ. Participant actif à la prise d'Antioche, vainqueur de Jérusalem, il sut comme " avoué (gardien) du Saint-Sépulcre " jeter en moins d'un an les bases d'un Etat appelé à durer plus d'un siècle et demi. Il connut une destinée posthume plus glorieuse encore. Stupéfait de l'exploit qu'il avait accompli à travers Godefroy, l'Occident fit de lui le parangon des vertus chrétiennes et chevaleresques : les chansons de geste sont pleines de ses hauts faits. Il hanta Dante, Le Tasse et Chateaubriand ; au siècle dernier encore, il divisa le plus sérieusement du monde les érudits de deux grandes nations d'Europe pour savoir... s'il était Belge ou Français !
Jacques Maritain (1882-1973) fut sans doute le plus grand philosophe chrétien du XXe siècle. Né à Paris dans le milieu de la gauche libérale, il découvrit la foi chrétienne avec sa jeune compagne Raïssa (1883-1960), juive issue de l'émigration russe. On peut dire qu'il arma intellectuellement le monde chrétien face aux défis de la modernité, promouvant un humanisme démocratique plus actuel que jamais. Homme et femme de prière, Jacques et Raïssa témoignèrent pour une Église servante et pauvre qui puisse trouver, dans la contemplation de Jésus sur tous les chemins du monde et de la vie, un chemin d'Évangile pour aujourd'hui. Jean Daniel fut marqué par la pensée de Jacques Maritain au grand séminaire de Quimper. Il connut la vie monastique bénédictine, puis il discerne sa vocation à la Chartreuse : celle d'ermite paysan. En 1969, il a un contact direct avec Jacques Maritain qui l'encourage dans sa vocation.
Depuis plus d'un millénaire, l'oeuvre du moine arménien, Grégoire de Narek (940-1003), a accompagné les fidèles de sa nation dans toutes les circonstances de leur vie. On déposait son livre sur l'autel paroissial ; on le lisait au chevet des malades pour obtenir leur guérison ; on en insérait des extraits dans la liturgie de la messe. Si l'on partait en voyage, on en recopiait quelques pages, qu'on gardait sur soi comme viatique contre les craintes et les périls. Presque inconnu en Occident jusqu'au milieu du XXe siècle, saint Grégoire de Narek a été proclamé docteur de l'Eglise universelle en 2015. Il enseigne l'art de parler à Dieu des profondeurs du coeur, en nous présentant devant lui avec une sincérité exempte de pharisaïsme. Si nous sommes tous sauvés en Christ, nous partageons solidairement toutes les fautes de nos semblables. Nous sommes tous impliqués dans la même chaîne de prières, jusqu'à la fin des temps, en une démarche de contrition profondément libératrice.
A 36 ans, je redécouvre un monde devenu presque "étranger" : le monde de la nourriture apaisée, le monde de la vie restaurée, un monde qui ne ressemble finalement qu'à celui de nouvelles faims. D'appétits furieux de sens et de désirs retrouvés, de boulimie de vie intérieure. Je passe devant ces toilettes qui ne servaient à rien sauf à ma destruction, à ma douleur et à mon apaisement. (...) Dans quelle prison faut-il se trouver pour se sentir menacée et dérangée pour une bouchée ? Une prison mentale qui s'appelle l'anorexie et sa meilleure copine la boulimie. Deux "personnes" qui avaient pris possession de mon cerveau, de mes comportements, de mon être tout entier jusqu'à éclipser ce que j'étais réellement. Deux personnes qui ont dominé ma vie pendant plus de dix ans. Qui m'ont fait sombrer dans l'horreur du gouffre, de la vase et de la boue. Qui m'ont dépouillée entièrement physiquement et mentalement".
Ils s'appellent Denko, Bintou, Jonathan. Ils viennent d'Afrique noire, d'Europe de l'Est, du Maghreb. A 16 ans, parfois plus jeunes encore, ils ont fui la guerre, des menaces pesant sur leurs familles, la misère. Le drame de l'exil les a endurcis, a broyé leur innocence. Au titre de la protection de l'enfance, la France reconnaît des droits à ces garçons et filles, mineurs étrangers non accompagnés (MNA) le droit à bénéficier d'une assistance et d'un hébergement, le droit à être scolarisé. Mais faire appliquer ces droits est un long combat, d'abord parce que les administrations mettent systématiquement en doute l'âge de ces jeunes, qu'ils soumettent à des tests osseux pourtant très controversés, ensuite parce que le droit de rester en France leur est souvent refusé à la majorité. Membre du Réseau Education Sans frontières (RESF) depuis 2008, et fondatrice des associations Eole en 2018 et Hébergeurs Solidaires et Parrains Engagés (HéSoPE) en 2019, Marie-Pierre Barrière se bat à leurs côtés. Comme citoyenne et comme chrétienne, elle témoigne avec force de sa foi en ces jeunes encore à l'aube de leur vie, et défend un autre projet de société : celui de l'ouverture et de l'inclusion, à rebours de la politique actuelle de durcissement des conditions d'accueil et de fermeture des frontières.