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Rue des lombards
Atwood Jane Evelyn
XAVIER BARRAL
45,50 €
Épuisé
EAN :9782915173765
À la fin de l'année 1975, installée depuis peu à Paris, Jane Evelyn Atwood réalise son premier reportage photo, en noir et blanc, dans une écriture à la fois simple, efficace et sensible. D'une rencontre avec une prostituée de la rue des Lombards, elle découvre un univers où tout la fascine: personnages extraordinaires, costumes incroyables, regards portés sur les hommes? L'entrée de l'immeuble est miteuse, les murs crasseux, le sol couvert de mégots, une odeur de pisse envahissante, mais l'envie de mieux connaître ces femmes convaincra Jane Evelyn Atwood de partager leur vie. Pendant toute une année, elle passe ses soirées et ses nuits à les photographier dans cette maison de passe. À être patiente et à ne pas trop en demander. À être toujours présente, à prendre des photos uniquement quand le moment s'y prête. Empathie avec ses sujets, immersion, refus du superficiel, respect permanent de l'autre, Jane Evelyn Atwood pactise avec le temps et ne lutte pas contre lui. Si cette année rue des Lombards a été décisive dans son travail de photographe, elle lui a aussi beaucoup appris, en tant que femme, sur la nature humaine, sur les rapports hommes/ femmes, sur l'argent et le manque d'argent, et sur le pouvoir ou l'absence de pouvoir. De ces rencontres fascinantes, de ce travail exigeant, est née une profonde amitié avec Blondine, une femme extraordinaire qui aujourd'hui encore reste chère à la photographe. Plus de trente ans après, les éditions Xavier Barral réunissent pour la première fois l'ensemble de ce travail peu connu de Jane Evelyn Atwood, saluée aujourd'hui pour sa photographie sociale. Un bel hommage à ces femmes, à leur générosité, et à ce Paris la nuit de la fin des années 1970.
Nombre de pages
150
Date de parution
04/07/2011
Poids
1 258g
Largeur
223mm
Plus d'informations
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EAN
9782915173765
Titre
Rue des lombards
Auteur
Atwood Jane Evelyn
Editeur
XAVIER BARRAL
Largeur
223
Poids
1258
Date de parution
20110704
Nombre de pages
150,00 €
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Qu'il s'agisse du quotidien le plus banal, d'événements exceptionnels ou de destins exemplaires, les grands photographes, dans leur subjectivité même, témoignent d'irremplaçable façon. Pour mieux encore affirmer la vocation pluraliste de la collection Photo Poche, nous avons décidé de lui adjoindre deux séries qui traitent photographiquement de faits d'histoire et de société. Il y a une tradition de la photographie sociale, depuis Jacob Riis et W. Eugene Smith jusqu'à des contemporains qui ont la volonté de dénoncer le monde et ses injustices. Jane Evelyn Atwood est de ceux- là. Entre ses mains, un appareil photographique est un outil redoutable d'analyse et de persuasion. Elle dit qu'elle a voulu montrer comment vivent les non-voyants dans un monde de voyants. Ce regard sur ceux qui n'en ont pas est bouleversant d'émotion.
Pendant neuf ans, dans neuf pays, Jane Evelyn Atwood a photographié des femmes en prison, "visité" quarante centres pénitentiaires. Au début, motivée surtout par la curiosité, elle est gagnée très vite par la surprise, le choc, la stupeur, minée par un écoeurement rageur, jusqu'au bout. "Il fallait témoigner", dire combien la politique mise en oeuvre dans les prisons de femmes consiste à humilier plutôt qu'à réhabiliter. Salles communes, parloirs, cellules d'isolement et d'attente, cours intérieures, fouilles, travaux forcés... Des êtres démunis, des prisonnières hagardes, des femmes mères trimbalant leur couffin d'une cellule à l'autre... Autant de photographies accompagnées de textes qui disent tout des conditions de détention, de l'inégalité entre hommes et femmes, de la maternité en prison, de cet immense manque affectif des prisonnières. Un ouvrage qui jette une lumière un peu plus crue encore sur une réalité très dure, un quotidien partagé entre le sordide, l'innommable, l'aberration et l'absurde. --Céline Darner
À la fin de l'année 1975, installée depuis peu à Paris, Jane Evelyn Atwood réalise son premier reportage photo, en noir et blanc, dans une écriture à la fois simple, efficace et sensible. D'une rencontre avec une prostituée de la rue des Lombards, elle découvre un univers où tout la fascine: personnages extraordinaires, costumes incroyables, regards portés sur les hommes? L'entrée de l'immeuble est miteuse, les murs crasseux, le sol couvert de mégots, une odeur de pisse envahissante, mais l'envie de mieux connaître ces femmes convaincra Jane Evelyn Atwood de partager leur vie. Pendant toute une année, elle passe ses soirées et ses nuits à les photographier dans cette maison de passe. À être patiente et à ne pas trop en demander. À être toujours présente, à prendre des photos uniquement quand le moment s'y prête. Empathie avec ses sujets, immersion, refus du superficiel, respect permanent de l'autre, Jane Evelyn Atwood pactise avec le temps et ne lutte pas contre lui. Si cette année rue des Lombards a été décisive dans son travail de photographe, elle lui a aussi beaucoup appris, en tant que femme, sur la nature humaine, sur les rapports hommes/ femmes, sur l'argent et le manque d'argent, et sur le pouvoir ou l'absence de pouvoir. De ces rencontres fascinantes, de ce travail exigeant, est née une profonde amitié avec Blondine, une femme extraordinaire qui aujourd'hui encore reste chère à la photographe. Plus de trente ans après, les éditions Xavier Barral réunissent pour la première fois l'ensemble de ce travail peu connu de Jane Evelyn Atwood, saluée aujourd'hui pour sa photographie sociale. Un bel hommage à ces femmes, à leur générosité, et à ce Paris la nuit de la fin des années 1970.
Je suis partie sans idée préconçue lorsque j'ai entrepris ce long voyage en Orient, j'ignorais que je deviendrais photographe. Je cherchais simplement à découvrir le monde et moi-même. Une photographie n'est pas nécessairement un mensonge mais ce n'est pas la vérité non plus. [...] Il faut être prêt à saluer l'inattendu. Saluer l'inattendu, c'est ce qu'entreprend de faire Martine Franck tout au long de son oeuvre. En témoigne sa pratique photographique, caractérisée par son attrait pour l'instantané, malgré le soin apporté à la composition et au cadrage. Cette monographie, la plus exhaustive à ce jour, est dirigée par Agnès Sire. Le choix des images résulte d'une collaboration avec Martine Franck, avant son décès. La construction chronologique met en lumière l'approche singulière de la photographe, dont les images en noir et blanc sont marquées par la géométrie, les courbes et les lignes. Parmi ses portraits de personnalités et d'artistes, ses photographies des manifestations de Mai 1968 et de carnavals, son étude sur la vieillesse ou encore ses nombreux voyages aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Irlande ou en Asie, on retrouve ses photos emblématiques et d'autres moins connues. Relatant son engagement, ses rencontres, ses idées et cette élégance qui la caractérise si bien.
À la suite d'un déménagement, Bruce Gilden découvre dans ses archives personnelles des centaines de pellicules et de négatifs d'un travail réalisé à New York, sa ville natale, entre 1978 et 1984.Parmi ces milliers d'images inédites qu'il n'avait pour la plupart jamais vu lui-même, Gilden en a sélectionné une centaine. Émanant du désir de revisiter son oeuvre de jeunesse, cette archive historique, qui refait surface quarante ans plus tard telle la Valise Mexicaine, constitue un trésor inestimable. Il s'y dessine le portrait d'un New York hors du temps et dévoile par ailleurs un pan inconnu du travail de Gilden. Dans le plein élan de la trentaine, il s'était alors lancé sans flash (avant de devenir célèbre pour son usage quasi systématique) à l'assaut des New Yorkais, dans une ambiance visiblement tendue qui ne l'empêchait pas de bondir à un rythme frénétique sur ce que cette scène, à la fois familière et exotique, avait à lui offrir. Dans cette extraordinaire galerie de portraits, les compositions, la plupart horizontales, bouillonnent d'énergie et débordent de personnages les plus divers, comme si Gilden entendait inclure dans le cadre tout ce qui attirait son oeil. Dans Lost & Found, on perçoit déjà le fil conducteur du travail qui rendra Bruce Gilden célèbre : un mouvement et une tension continus, une fougue sans pareil, une affection instinctive et irrévérencieuse pour ses sujets ? en parfaite connivence avec sa ville.