Cinq années se sont écoulées depuis la fin de la guerre d'Algérie, Irène et Paul ont reconstruit leur vie en métropole : elle à Aix-en-Provence et lui à Marseille, où il a retrouvé Khoupiguian l'Arménien. Fin décembre 1967, les deux hommes enquêtent sur la mort d'un petit dealer dans une cité étudiante. Coupable potentiel : un serrurier, militant trotskiste qui habitait chez la Fourmi, une fille un peu paumée, adoratrice du haschich et de Rosa Luxemburg. L'intervention d'un vieil Arménien, Michel Agopian, militant CGT, permettra de boucler rapidement l'enquête. Paco peut aller fêter le Nouvel An tandis que Khoupiguian découvre le grand amour... Mais, trois jours plus tard, le corps sans vie d'Agopian est retrouvé à son domicile, torturé et crucifié. Dans une chambre, épinglées au mur, des photos de la Fourmi... Dans le droit fil d'Alger la Noire, Maurice Attia, utilisant le mode du récit à quatre voix, lie destins individuels et grande histoire. A la fin de 1967, la France est en surchauffe, la jeunesse gronde. A Marseille, sur fond de guerre entre mafias, l'assassinat d'un militant gauchiste et la disparition d'une liste de noms peuvent laisser penser que le Service d'action civique prépare un coup. . . Maurice Attia est psychanalyste, psychiatre, scénariste et cinéaste. Il est l'auteur de plusieurs romans, dont Alger la Noire (Babel noir n° 5), salué par la critique et récompensé entre autres par le prix Michel Lebrun et le prix Jean Amila-Mecker. Le troisième volet des aventures de Paco Martinez est en cours d'écriture.
Nombre de pages
631
Date de parution
28/09/2007
Poids
420g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782742770267
Titre
Pointe Rouge
Auteur
Attia Maurice
Editeur
ACTES SUD
Largeur
110
Poids
420
Date de parution
20070928
Nombre de pages
631,00 €
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Dans le bateau Ville d'Alger, chargé de milliers de fuyards, je suis en route pour Marseille.Ma grand-mère m'accompagne pour son dernier voyage. Grâce à mon boulot, j'ai pu lui obtenir un billet en classe fret. Vivant, on navigue en cabine ou sur les ponts, mort, avec les marchandises dans la soute."La valise ou le cercueil", disait-on vers la fin. Je n'ai pas eu à choisir. Je quitte le pays avec une valise et un cercueil. Les formules varient selon les circonstances, une conjonction peut vous changer une phrase, un coup de feu, provoquer un massacre. Je m'appelle Paco Martinez. Je suis, j'étais, je serai peut-être encore inspecteur de police, si on veut bien de moi à Marseille. Je suis né en Catalogne dans le Barrio Gotico de Barcelone en 1930 d'un père, instituteur de profession, anarchiste de conviction, mort en 37, liquidé par les communistes, et d'une mère de la petite bourgeoisie catholique que je n'ai pas revue depuis mes six ans. Mon père m'a enlevé pour me soustraire à l'influence maternelle. Il m'a confié à sa mère, ma grand-mère, veuve et charcutière. Après la guerre d'Espagne, elle a préféré fuir le franquisme et s'est exilée en Algérie, dans la Basseta* de Bâb-el-Oued. En ce printemps 62, elle n'a pas voulu d'un nouveau départ. Le gaz a fait le reste. Pour me punir, je me suis bourré la gueule au bar des Arènes, arrosé par les patrons avant fermeture définitive et changement de propriétaire. Ça deviendra probablement un café maure, alcool interdit par l'Islam, alors liquidation totale des stocks, anisette à volonté pour tout le monde. Borracho**. Espagnols, Italiens, Maltais, Corses, Juifs et même Français de souche...Du coeur de la cité s'élève un nuage noir, de papier brûlé, la fumée des soixante mille volumes de la bibliothèque d'Alger. De la terre brûlée aux livres incendiés, la culture a toujours été victime de l'extrême droite...La ville blanche éblouit mes rétines une dernière fois dans le bleu de l'aube et son image frémit de sa première chaleur comme les lèvres tremblantes d'une femme qui retient son chagrin. Je n'ai pas encore pleuré ma grand-mère et je thésaurise mes larmes pour sa mise en terre dans un cimetière de hasard. Irène est restée pour quelques semaines encore parce qu'elle veut organiser son déménagement. Je ne sais pas si elle me rejoindra. Je ne sais pas si j'en ai envie. L'histoire le dira ou pas.
1970: Paco Martinez, le flic de Bâb-el-Oued, traîne ses états d'âme et sa culpabilité entre Vincennes - son nouveau lieu d'affectation - et Paris, où il réside désormais. La rousse Irène, qui l'avait suivi depuis Alger, est restée à Aix-en-Provence, et elle lui manque plus souvent que prévu. Alors que Paco s'ennuie ferme dans sa nouvelle vie, son chef lui propose d'infiltrer la faculté de Vincennes, haut lieu du gauchisme, pour enquêter sur le meurtre d'un projectionniste de la section cinéma, tué par la piqûre d'une mygale. II rencontre bientôt Virginie, une militante maoïste qui se charge de sa formation politique, mais aussi Isabelle d'Outremont, cavalière émérite, dont le père fut un proche de l'OAS... Après la guerre d'Algérie dans Alger la Noire, puis les événements de Mai 68 dans Pointe Rouge, Maurice Attia ressuscite avec verve et nonchalance le Paris du début des années 1970: le milieu étudiant en pleine ébullition, la libération sexuelle, la disparition des Halles...
Alger, début 1962. Les cadavres nus de deux jeunes gensenlacés sont retrouvés sur une plage. Elle est française, luiarabe. Il est émasculé et son dos arbore, gravées au couteau,les trois lettres "OAS"... Rythmée par les plasticages et lesrèglements de compte, l'enquête de l'inspecteur Paco Martinezle conduira dans les coulisses de la ville blanche, passionspolitiques, affairisme sans scrupule et moeurs dissolues.
Alger, fin janvier 1962. Sur l'une des plages de la ville sont retrouvés les cadavres nus d'un jeune couple. Elle est européenne, lui arabe. Il est émasculé et son dos arbore les trois lettres " OAS ", gravées au couteau. Exécution presque ordinaire, comme on pourrait le penser en ces temps plus que troublés ? Ou bien l'assassinat de Mouloud et d'Estelle cache-t-il autre chose ? S'échappant de la terne routine de son commissariat de Bab El Oued, l'inspecteur Paco Martinez mène l'enquête accompagné de l'irascible Choukroun. Leurs investigations les conduisent dans les arrières-cours peu reluisantes de la grande ville, entre politique, affairisme, moeurs dissolues et violence omniprésente.
C'est à 51 ans que Dvorák débarque sur le sol américain. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine, mais sa «Symphonie n° 9 »en cristallise l'esprit et s'impose vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique et passionnée de cette partition en forme de voyage musical à la découverte d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare «Sérénade en ré mineur» complète l'enregistrement.
Menteuse invétérée, voleuse pathologique, arnaqueuse de génie : Marsha Sprinkle ne compte plus ses ennemis. Certains sont bien déterminés à lui faire ravaler ses bobards une bonne fois pour toutes. À commencer par sa mère et sa fille, son ex-complice lubrique Daryl et une sautillante bande d'hurluberlus, fétichistes du trampoline, tous lancés à ses trousses. Mais Marsha est intelligente, incroyablement fourbe, et celui qui l'attrapera n'est pas encore né. À priori... Sexe, crime et règlement de comptes familial : tels sont les ingrédients de cette course-poursuite rocambolesque et décadente tout droit sortie de l'esprit brillamment tordu de John Waters. Le cinéaste légendaire signe un premier roman à son image : hilarant, outrancier, déjanté et délicieusement pervers.
Au milieu de la forêt se cache un dôme mystérieux. Couverte d'aiguilles et de sable, c'est la maison de milliers de fourmis. Tant de choses se passent là-dedans ! Où vont les fourmis ? Peux-tu suivre leur chemin ...
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