
Petit frère. Comprendre les destinées familiales
Pourquoi dans une fratrie l'un s'en sort et l'autre pas ? Au coeur de ce livre, il y a la mort de Wilfried, un ancien caïd tué à 36 ans lors d'un règlement de comptes en 2016. La sociologue Isabelle Coutant l'avait rencontré quinze ans plus tôt. Yvon Atonga est l'aîné quasi-jumeau de Wilfried, ils ont grandi ensemble dans la même famille issue de l'immigration congolaise et dans le même quartier de Villiers-le-Bel au cours des années 1980-90. Il a voulu comprendre pourquoi son frère n'avait pas échappé au "ghetto" alors que lui avait réussi. La question taraudait aussi la sociologue. Le projet de cet ouvrage à deux voix était né. L'enquête d' "Isabelle" auprès de la famille et des proches, et le récit personnel d' "Yvon" alternent et s'élucident mutuellement. Et cette socio-analyse prend valeur thérapeutique. Ce livre est aussi un livre de deuil, qui veut briser la fatalité des destins tracés et servir d'exemple aux "petits frères" d'aujourd'hui. Isabelle Coutant est sociologue, directrice de recherche au CNRS. Elle a notamment publié : Délit de jeunesse. La justice face aux quartiers (La Découverte, 2005) et Les Migrants en bas de chez soi (Seuil, 2018). Et réalisé avec Mehdi Ahoudig le documentaire radio Wilfried (Arte Radio 2018). Yvon Atonga est coordinateur d'équipes commerciales à la SNCF, artiste rap (fondateur du groupe Armaguedon) et entrepreneur. Il a créé en 2017 l'association "Ghetto Star No Limit" pour les jeunes de Villiers-le-Bel.
| Nombre de pages | 234 |
|---|---|
| Date de parution | 02/02/2024 |
| Poids | 314g |
| Largeur | 145mm |
| EAN | 9782021536973 |
|---|---|
| Titre | Petit frère. Comprendre les destinées familiales |
| ISBN | 2021536971 |
| Auteur | Coutant Isabelle ; Atonga Yvon |
| Editeur | SEUIL |
| Largeur | 145 |
| Poids | 314 |
| Date de parution | 20240202 |
| Nombre de pages | 234,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Troubles en psychiatrie. Enquête dans une unité pour adolescents
Coutant IsabelleExtrait de l'introductionJuin 2007. Une unité psychiatrique pour adolescents située dans un secteur défavorisé de la banlieue parisienne. J'y viens régulièrement en tant que sociologue depuis neuf mois, en moyenne trois jours par semaine. Ce jour-là, les professionnels sont réunis en présence du cadre et du chef de service, afin de faire le bilan de l'année. Yasmina, psychiatre chargée des évaluations concernant les adolescents hospitalisés en pédiatrie, exprime sa fatigue et son désarroi: «Je rêve d'avoir une vraie bouffée délirante», soupire-t-elle. J'ai tout d'abord cru à une boutade, avant qu'elle ne précise le sens de son intervention, décrivant le déroulement de ses journées, en grande partie consacrées à résoudre des questions sociales. Nombre d'adolescents souffrent tout autant (voire davantage) de leurs conditions de vie que d'une pathologie avérée. «On a une position compliquée de refuge», commente l'un de ses collègues, avant qu'Alain, infirmier originaire du Congo, n'ajoute: «La psychiatrie regorge des difficultés des cités. Comme le social ne marche pas, ça entraîne des troubles du comportement.» A contrario, accueillir un patient délirant («avoir une bouffée délirante»), c'est être au coeur du métier de psychiatre, se rapprocher de son aspect spécifiquement médical: un symptôme précis, un diagnostic évident, un protocole simple, autour notamment de la prescription d'un médicament.Régulièrement, les professionnels, quel que soit leur grade, s'interrogent ainsi sur les limites de leur fonction. Ils questionnent la catégorisation des troubles qu'ils ont à traiter. Cela tient aux caractéristiques sociales de la population du secteur tout autant qu'à la mission assignée à l'unité lors de sa création autour de l'accueil des jeunes «difficiles», aux «pathologies limites», «rejetés de toutes les institutions». Dans ces cas-là, ce sont les «troubles du comportement» ou les «troubles des conduites» qui sont invoqués comme motifs d'hospitalisation. «Notre service a souvent à prendre en charge ce qui a pu être considéré comme une "pathologie nouvelle", à la limite entre la psychose et la névrose», écrivait le psychiatre responsable pour présenter la structure dans la revue du centre hospitalier en janvier 1999: «Il s'agit de troubles graves de la structuration de la personnalité, avec une désorganisation du comportement qui ne s'accompagne pas de désorganisation de la pensée. Ces troubles sont particulièrement fréquents parmi les jeunes de nos banlieues (alors que d'autres, plus classiques, comme l'anorexie mentale, y sont rares) et s'expriment souvent sur le mode de la violence, de la délinquance et de la toxicomanie.» Les jeunes qui fréquentent l'unité y ont été orientés soit après une hospitalisation en pédiatrie, soit à la demande d'un psychiatre extérieur, soit à la demande d'un service éducatif ou d'un magistrat. D'après un rapport d'activité, parmi les jeunes pris en charge de 1991 à 1994, 21 % disposaient d'un suivi éducatif sous mandat du juge des enfants.Souvent, il s'agit d'intervenir pour évaluer l'état psychique d'un adolescent, d'agir de manière préventive pour éviter que la situation ne se dégrade. Les psychiatres hésitent cependant à poser un diagnostic dans la plupart des cas, la structure psychique étant supposée labile à l'adolescence, susceptible d'évolution. Le flou qui entoure les troubles ainsi que leur caractère socialement situé amènent ici les psychiatres à prendre des distances vis-à-vis d'une demande sociale qui les réduirait à de simples agents de contrôle de l'ordre public. Un an après les émeutes qui ont touché des communes avoisinantes, ils se méfient des politiques publiques qui s'inquiètent de la souffrance adolescente à partir du moment où les jeunes deviennent violents. «On n'est pas là pour les empêcher de brûler des voitures», dit l'un; «on n'est pas là pour empêcher qu'ils se fassent agresser, c'est à la police de faire ça», dit une autre. Face aux éducateurs qui les sollicitent pour des jeunes qu'ils ne parviennent pas à gérer, les psychiatres peuvent répondre: «Qu'est-ce qui vous dit qu'on va faire ça mieux que vous?» Dans nombre de situations, en effet, tout se passe comme si la psychiatrie était amenée à jouer un rôle de soupape face aux autres institutions d'encadrement de la jeunesse en difficulté, qu'il s'agisse de la Protection judiciaire de la jeunesse, de l'Aide sociale à l'enfance, de l'Éducation nationale, des instituts médico-éducatifs.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER22,00 € -

Délit de jeunesse. La justice face aux quartiers
Coutant IsabellePourquoi les délits d'une partie de la jeunesse populaire, auparavant relativement tolérés, sont-ils désormais jugés insupportables ? Ces jeunes "difficiles" sont-ils des "sauvageons" perdus pour la société, comme se plaisent à le répéter certains responsables politiques ? Le travail socio-éducatif serait-il devenu inefficace, ne laissant d'autre alternative que la répression policière ? A partir d'une enquête menée sur des dispositifs judiciaires en région parisienne, Isabelle Coutant confronte la parole de victimes d'"incivilités" (habitants des grands ensembles, enseignants, éducateurs et policiers), à celles de mineurs délinquants et de leurs parents. En consacrant une place importante aux entretiens et aux récits d'observations, notamment en Maison de justice, l'ouvrage montre que la délinquance juvénile contemporaine est le fait d'une autonomisation de la "culture de rue" vis-à-vis de la culture ouvrière. Cette évolution résulte pour partie de la précarisation des classes populaires et de la ségrégation urbaine. La "rue" offre alors une reconnaissance sociale à ceux qui ne l'obtiennent ni à l'école, ni au travail, ni même au sein de leur famille. A travers le portrait d'anciens délinquants qu'elle a parfois suivis sur plusieurs années et l'analyse minutieuse du travail réalisé par les magistrats et les éducateurs rencontrés, Isabelle Coutant met en évidence les conditions d'efficacité des interventions judiciaires et socio-éducatives. Au terme de cette analyse, l'auteur reprend une question centrale pour les Républicains du XIXème siècle, soucieux d'enraciner les valeurs de la République : celle de "l'éducation morale". Comment intervenir sur la vision du monde des enfants et des adolescents ? Comment faire en sorte que leurs valeurs soient rendues compatibles avec celles de la société dominante ?Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER25,40 € -

Les migrants en bas de chez soi
Coutant IsabelleRésumé : Au coeur de la crise migratoire de l'été 2015, un lycée désaffecté du quartier de la place des Fêtes, dans le XIXe arrondissement, a été occupé par des migrants, dont le nombre est passé en trois mois de 150 à 1 400. Un "mini-Calais en plein Paris" ont dit des journalistes témoins de l'insécurité et de l'insalubrité du lieu. Concernée en tant qu'habitante et parent d'élève du collège voisin, Isabelle Coutant, sociologue des quartiers populaires, a vu cette fois le "terrain" venir à elle, tiraillée entre le désir d'aider et l'envie de comprendre. L'ouvrage retrace cet événement, la déstabilisation du quartier qui en a résulté, entre stupeur initiale, colère des riverains livrés à eux-mêmes, tensions mais aussi mobilisations solidaires et bouleversement provoqué par la rencontre. Il y a là comme un laboratoire de ce qui traverse aujourd'hui les sociétés européennes : comment accueillir ? À quelles conditions les quartiers populaires, au premier chef concernés par l'arrivée des migrants, peuvent-ils continuer d'assurer la fonction d'intégration qui leur est de fait confiée ? A l'heure où Paris, Londres ou New York s'enorgueillissent d'être des villes-monde ayant vocation à devenir des "villes-refuge", peut-on penser la cause des réfugiés indépendamment de la cause des quartiers ?Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER19,90 € -

Santé mentale et souffrance psychique. Un objet pour les sciences sociales
Coutant Isabelle ; Wang Simeng ; Rechtman RichardRésumé : Selon l'OMS, les troubles psychiques concerneraient une personne sur quatre dans le monde. En France, ces troubles occasionnent chaque année plus de 10 000 suicides et près de 200 000 tentatives. Parallèlement, la vente d'antidépresseurs a été multipliée par sept entre 1980 et 2000. Ces pathologies ne peuvent se résumer à une affaire de connexions intra-cérébrales car les peines, les souffrances, les inhibitions, les déceptions, les angoisses, les peurs sont aussi liées aux environnements social et culturel. Aborder le psychisme du point de vue des sciences sociales permet de mieux comprendre, analyser et prendre en charge la santé mentale. Emile Durkheim sur le suicide et plus tard Michel Foucault sur la folie ont ouvert la voie. Cet ouvrage souhaite la poursuivre en étudiant également les interactions entre systèmes de soins et politiques publiques, en repensant le rôle et la fonction de la psychiatrie, en enquêtant au plus près des individus et des groupes qui font l'objet des interventions " psy ", mais aussi au plus près des soignants. La santé mentale est en effet devenue le nouveau langage des luttes sociales. C'est pour répondre à cette exigence de notre monde contemporain que cet ouvrage à vocation pédagogique a été conçu.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER24,99 €
Du même éditeur
-

La Colline
Beaussault MathildeUn jour d'hiver, dans une cité de Rennes, un nouveau-né est découvert au fond d'un container à ordures. Vivant. Quelques étages plus haut, une jeune fille se vide de son sang. Elle s'appelle Monroe, elle a dix-sept ans. Dans cette chambre où sa mère l'a enfermée, Monroe revit les mois passés sur la colline, chez sa grand-mère Madeleine. Là-haut, le vent, le labeur et le silence façonnent les corps. Auprès de cette vieille femme solitaire aux mains guérisseuses, Monroe, enceinte, a découvert une paix inespérée. Et puis tout s'est écroulé. Monroe s'affaiblit, les policiers enquêtent, les soignants espèrent, les pompiers s'interrogent, la famille se désintègre : durant ces quelques heures d'une intensité foudroyante, chacun mesurera ce qu'il a perdu - ou sauvé - de son humanité.EN STOCKCOMMANDER19,90 € -

La Sinistre Comédie. L'affaire Lola face à l'Etat de droit
Bertier Lucile ; Valois AlexandreLola est une enfant de 12 ans, tuée dans d'atroces circonstances le 14 octobre 2022. Placée en garde à vue, la principale suspecte, D. B., est mise en examen pour meurtre, précédé, accompagné ou suivi d'actes de tortures ou de barbaries, et pour viol. En quelques heures à peine, ce terrible fait-divers bouleverse l'opinion publique, faisant l'objet d'un emballement médiatique inédit. La cynique récupération politique qui s'ensuit entraîne la remise en question de grands principes démocratiques, avec notamment des appels à une justice expéditive et un rétablissement de la peine de mort. Ce livre, écrit par les avocats de D. B., première femme condamnée à la perpétuité incompressible, raconte de l'intérieur les contours de cette affaire hors norme, depuis ses premiers instants jusqu'à la plaidoirie finale, en passant par le récit d'une reconstitution exceptionnelle ou la description d'une Unité pour Malades Difficiles. A partir du point de vue trop peu entendu des avocats "du Mal., La Sinistre Comédie dépeint surtout une effroyable traversée des enfers, caractérisée par l'inquiétant basculement populiste des élites médiatiques et politiques dans leur rapport à la justice et au crime. "S'il faut savoir se taire dans le respect du Droit, il ne faut pas avoir peur de parler pour le défendre. C'est la raison de ce livre."EN STOCKCOMMANDER19,50 € -

Laissez le feu brûler. Philadelphie, 1985. La police bombarde une organisation afro-américaine
Esteves Olivier ; Washington LinnOn n'est pas en Alabama, on n'est pas en 1963. On est Philadelphie, "ville de l'amour fraternel "et de Rocky Balboa, en 1985. Une bombe fournie par le FBI est larguée depuis un hélicoptère policier sur une maison abritant des militants de MOVE, un mouvement écologiste radical essentiellement composé d'Afro-Américains. Dans la maison, 13 personnes sont réunies, dont le leader du mouvement, le "prophète" John Africa. Bilan de l'opération policière : 11 morts dont 5 enfants. L'incendie qui démarre, incontrôlé à dessein par le commandant de police, détruit aussi une soixantaine de maisons du quartier noir de Cobbs Creek, laissant 250 personnes sans abri. Au croisement des enjeux de racisme, d'environnement, de gentrification et de mémoire, ce livre raconte tous les aspects de cette incroyable tragédie, largement oubliée aux Etats-Unis et totalement inconnue en France. Un implacable récit à quatre mains, qui convoque l'enquête journalistique et les sciences humaines mais qui se lit comme un roman.EN STOCKCOMMANDER20,00 € -

Auschwitz expliqué à ma fille
Wieviorka AnnetteL'an dernier nous avons rencontré une de mes amies, Berthe. Ma fille, Mathilde, qui avait alors treize ans, connaissait Berthe, n'ignorait pas qu'elle avait été à Auschwitz. Pourtant, cet été-là, elle eut un choc en voyant son numéro sur son avant-bras gauche, tatoué d'une encre bleue un peu délavée. Ce qui m'a frappée, quand j'ai tenté de répondre à Mathilde pour lui expliquer ce qu'était Auschwitz, c'est que ses questions étaient les mêmes que celles que je me posais moi-même indéfiniment, ou qui traversent depuis plus d'un demi-siècle la réflexion des historiens et des philosophes et auxquelles il est si difficile de répondre. Car s'il m'est facile comme historienne d'expliquer comment s'est déroulé le génocide des Juifs, il reste un noyau proprement incompréhensible : pourquoi les nazis ont-ils voulu supprimer les Juifs de la planète ?EN STOCKCOMMANDER7,50 €
De la même catégorie
-

Parasites
Framont NicolasRésumé : Parasite : nom masculin. "Organisme qui se nourrit strictement aux dépens d'un organisme hôte d'une espèce différente" . Les parasites ne sont pas ceux que l'on croit. La véritable classe parasite est celle qui est située au sommet du corps social, cette classe bourgeoise qui a envahi la société tout entière, rachetant ses médias, finançant ses hommes politiques, exploitant ses travailleurs au plus bas prix possible.EN STOCKCOMMANDER9,90 € -

Ascendant beauf
Lamy RoseDans ce nouvel essai, l’autrice de Préparez-vous pour la bagarre s’intéresse cette fois au mépris des classes populaires, souvent qualifiées de beauf. Elle tente d’apporter une définition plus juste de ce qualificatif et pointe la domination qu’il véhicule et la trahison exercée à leur encontre, y compris par la Gauche. À la fois intime et politique, cet essai se lit sans peine et invite à prolonger la réflexion et à revoir nos jugements et nos biais culturels à propos des classes à qui on ne laisse jamais la parole. Et, comme toujours avec Rose Lamy, le petit ton piquant mais juste ne gâche en rien notre plaisir.EN STOCKCOMMANDER18,50 € -

Ces gens-là. Plongée dans cette France qui pourrait tout faire basculer
Lapray LumirQuand elle revient s'installer là où elle a grandi, dans un village de la plaine de l'Ain, Lumir se met à écrire. Le vieux du bout de la rue, ses potes, leurs parents, les gens qu'elle croise au PMU... Elle veut comprendre : ce qui les rend heureux, ce qui les met en colère, ce qui leur donne de l'espoir. En faisant parler les siens, l'autrice dessine les contours du malaise qui gronde de plus en plus fort, un peu partout dans les campagnes françaises : l'impression de payer pour tout sans jamais avoir droit à rien ; le sentiment d'être incompris et méprisés par les gens qui comptent, là-haut ; la rage de ne pas arriver à offrir mieux à ceux qu'on aime - et la recherche de responsables, encouragée par le RN qui toujours se nourrit de l'impuissance, sans jamais proposer autre chose que la haine en réponse à la colère. Lumir Lapray livre un portrait puissant et attachant de cette France qui se cherche et, ce faisant, menace de tous nous perdre. Et dessine en creux un chemin collectif et joyeux - qu'il ne tient qu'à eux, à nous, tous ensemble, de prendre... Originaire de l'Ain, département rural et industriel, LUMIR LAPRAY est activiste, engagée pour la justice sociale et environnementale dans les campagnes françaises.EN STOCKCOMMANDER19,50 € -

Privilèges. Ce qu'il nous reste à abolir
Rochechouart Alice deLe 4 août 1789, l'Assemblée constituante vote l'abolition des privilèges, ces lois particulières octroyées à certains groupes sociaux. Ce temps fort de la Révolution française marque le passage à une société fondée sur l'idéal républicain qui nous guide encore aujourd'hui : liberté, égalité, fraternité. Mais l'Ancien Régime et ses inégalités ont-ils pu réellement disparaître en une nuit ? Dans un essai croisant philosophie, histoire et sociologie, Alice de Rochechouart montre que les privilèges, loin d'être les vestiges d'un monde ancien, restent un fondement politique de la modernité. Pour sortir d'une société construite sur des hiérarchies - en fonction du genre, de la couleur de peau, de l'orientation sexuelle ou des capacités intellectuelles -, elle plaide pour que l'on repense l'organisation politique dans son ensemble. Car, dans un moment où la démocratie n'a peut-être jamais semblé si fragile, il y a urgence à se saisir des injustices et à penser un nouveau projet politique. Alors, plus de deux siècles plus tard, sommes-nous vraiment prêts à abolir les privilèges ? "Dans un essai stimulant, Alice de Rochechouart, docteure en philosophie, rappelle que les privilèges n'ont pas été abolis, mais qu'ils ont simplement changé de visage". Le Nouvel Obs "Vulgarisatrice, au sens noble du terme, Alice de Rochechouart démontre par ses interventions dans ces trois espaces éditoriaux - le podcast, la radio, le livre - que la philosophie reste une ressource politique commune, avec laquelle il est encore possible de penser la transformation du monde, au-delà de l'interpréter. Le privilège le plus vertueux qu'elle exhibe tient à l'audace de ses lectures, à l'énergie de son partage, à l'idée qu'elle se fait d'un espace médiatique où les idées révolutionnaires méritent plus d'attention que celles qui voudraient les éteindre". Les Inrocks "Un récit passionnant ! " Quotidien "Avec son nom à particule, l'autrice ne fait pas l'impasse sur son propre parcours. D'école privée catholique en prestigieuses écoles de commerce, Alice de Rochechouart a vécu dans des espaces pour le moins favorisés, dont elle s'est distanciée jusqu'à en faire la critique très vigoureuse". Philosophie Magazine "Abolis en 1789, les privilèges ont-ils vraiment disparu ? Alice de Rochechouart en doute. Dans son nouvel essai "Privilèges. Ce qu'il nous reste à abolir" (JC Lattès) elle montre que non seulement ils perdurent, mais sont toujours constitutifs de notre société. Zoom sur les privilèges". Zoom Zoom Zen, France Inter "Près de 250 ans plus tard, la jeune philosophe Alice de Rochechouart analyse, dans un livre passionnant publié aux éditions JC Lattès, tout "ce qu'il nous reste à abolir" pour que les citoyens puissent jouir d'une réelle égalité". Le Nouvel Obs "Malgré leur abolition en 1789, les privilèges continuent de structurer notre société estime Alice de Rochechouart, docteure en philosophie et autrice d'un essai documenté, qui décrypte les hiérarchies invisibles qui façonnent encore nos rapports sociaux". Ouest FranceEN STOCKCOMMANDER20,10 €
