La publicité dans l'art contemporain II. Spécularité et économie politique du regard
Athanassopoulos Vangelis
L'HARMATTAN
12,00 €
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EAN :9782296108424
Dans ses Métamorphoses Ovide exhorte Narcisse, ce même Narcisse qu'Alberti cite comme l'inventeur de la peinture, de ne pas se laisser séduire par son propre reflet fugitif et trompeur. Bien que le tableau soit traditionnellement associé à la fenêtre, il y a dans l'esthétique occidentale une tradition spécifiquement spéculaire qui noue un lien particulier entre la représentation et le miroir. Partant d'une réflexion sur les rapports de l'art et de la publicité amorcée dans La publicité dans l'art contemporain 1: esthétique et postmodernisme, (Paris, L'Harmattan, 2009), ce livre vise à esquisser une première ébauche de cette tradition telle qu'elle apparaît à travers le prisme de la visualité médiatique. De Vélasquez à Jeff Wall et de Helmut Newton à la campagne publicitaire pour le parfum Annani Code, en passant par la tragédie grecque, se dessinent les grandes lignes d'une économie politique du regard dont l'enjeu principal est le spectateur et son positionnement par rapport à l'image.
Nombre de pages
83
Date de parution
21/12/2009
Poids
130g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296108424
Titre
La publicité dans l'art contemporain II. Spécularité et économie politique du regard
Auteur
Athanassopoulos Vangelis
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
130
Date de parution
20091221
Nombre de pages
83,00 €
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Notion problématique et contradictoire, le postmodernisme ne jouit pas d'une très bonne réputation dans le milieu universitaire français, et pour cause. Convoqué à propos d'à peu près tout et de n'importe quoi, il se présente souvent comme une sorte de nébuleuse de contenu privée de tout sens spécifique. Néanmoins, au lieu de le réfuter comme tendancieux et spéculatif, ce livre se propose de l'envisager comme défi à relever. A travers l'étude de l'appropriation de la publicité par l'art contemporain, il vise à articuler une théorie critique sur le statut de l'image après la crise de l'avant-garde et sa collusion avec la sphère des médias de masse. Ni une apologie, ni une condamnation inconditionnelle du postmodernisme, il s'agit d'une tentative de réfléchir avec les images plutôt que simplement sur elles, créant les conditions qui permettront de penser le rapport entre ce qu'elles disent et ce qu'elles font dans cette culture visuelle qui est la nôtre.
L'objet de ce livre sont les processus, les mécanismes et les dispositifs d'acculturation de l'art, dans le double sens de la reconnaissance des liens complexes et mouvants qui l'attachent à la sphère sociale plus large, et de sa transformation progressive en pièce détachée de l'industrie culturelle. Il s'agit d'un regard archéologique, au sens foucaldien du terme, qui exploite la transdisciplinarité des études visuelles (le tournant de l'art vers l'image) et de l'anthropologie culturelle (le tournant de l'esthétique vers le culturel), mais en même temps vise à réintroduire un esprit critique qui fait défaut, nous semble-t-il, ou bien reste marginal dans le discours théorique contemporain sur l'art.
Ici, ailleurs, partout, nulle part : Les Photos jamais prises est un texte hybride, entre le journal, la fiction et l'essai, qui porte sur la mémoire et le voyage. Le point de départ est un court récit de l'artiste allemand Jochen Gerz, autour duquel se tisse un réseau de lieux physiques et de références littéraires et cinématographiques qui composent une carte imaginaire, et fragmentaire, de psychogéographie urbaine. Le résultat est un livre de photographies sans images, qui adopte la forme du carnet de voyages.Vangelis Athanassopoulos est théoricien de l'art, Maître de conférences à l'École des beaux-arts d'Athènes, et essayiste. Il a notamment publié Image et culture. Anthropologie historique de la création (Mimésis, 2021) et dirigé Quand le discours se fait geste. Regards croisés sur la conférence performance (Les Presses du réel, 2018).
Les voix qui s'expriment ici entendent demeurer dans les parages de la déconstruction, et notamment de la pensée de Jacques Derrida. Autrement dit, elles ne séjournent pas sur le lieu même, mais restent dans le voisinage théorique d'une réflexion exigeante où l'expérience concrète ? celle de l'art en particulier ? précède toujours le passage au concept, loin de toute systématisation abstraite. Il ne s'agit pas de "déconstruire" une esthétique ou une philosophie de l'art, que l'auteur de La vérité en peinture a bien pris garde, au demeurant, de ne jamais élaborer, mais de s'approprier au plus juste les traces qu'il nous a léguées pour assurer notre présence dans le monde contemporain.