Pour la douzième édition du Festival Paris des femmes, neuf autrices contemporaines ont composé des textes sur le thème de la nuit. La nuit : propice aux révélations. Aux introspections et à l'étonnement. Aux confessions et à toutes les folies. La nuit est un espace de liberté aussi captivant que vertigineux, et ces neuf artistes du monde des lettres, du cinéma, du théâtre et de la chanson, s'en sont emparées avec fougue et brio. Il y a l'Afghanistan, une chambre d'hôtel, un studio d'enregistrement, un salon familial ; il y a une hôtesse de l'air, une assistante médicale et des adultes aux âmes d'enfants meurtries ; il y a des femmes seules, en couple, bien ou mal accompagnées... Ces pièces courtes entraînent lecteurs et spectateurs dans des univers multiples, peuplés d'ombres et de lumières. Comme la nuit. Comme la vie. Textes de Aliyeh Ataei, Claire Chazal, Adeline Dieudonné, Joffrine Donnadieu, Eva Ionesco, Maria Larrea, Chloé Mons, Aurélie Saada et Colombe Schneck. Ouverture-préface d'Axelle Jah Njiké.
Neuf récits composent La frontière des oubliés et retracent le parcours de l'écrivaine, depuis sa fuite, enfant, de la frontière afghane pour se bâtir une vie à Téhéran. Dans chacune de ces vignettes de vie qui se font écho, elle brosse le portrait de ses compatriotes exilés, des "frontaliers", souvent des femmes, qui portent tous des traces de la guerre, des plaies profondes marquées par des balles invisibles. A chaque rencontre, elle s'interroge sur la violence, l'exil et l'identité. Et en s'imprégnant de son propre vécu, Aliyeh Ataei embrasse ici plus largement le sort de tous ceux qui ont hérité des "chromosomes-douleurs", se faisant l'écho de leurs voix si peu audibles. La frontière des oubliés nous fait découvrir une nouvelle plume puissante venue d'Iran. De son style clair et tranchant, Aliyeh Ataei dévoile des vérités qui secouent, et bouleversent.
Les frontières nous blessent et les coupables de ces crimes restent impunis. Nous sommes ceux qui vivent et ceux qui vendent la frontière". Ces neuf récits autobiographiques retracent le parcours d'Aliyeh Ataei, depuis sa fuite, enfant, de la frontière afghane pour se réfugier à Téhéran, jusqu'à aujourd'hui. Dans chacune de ces vignettes de vie qui se font écho, l'écrivaine brosse le portrait de ses compatriotes exilés, des "frontaliers", souvent des femmes, qui portent tous des traces de la guerre, des plaies profondes marquées par des balles invisibles. Au gré de ses rencontres, elle s'interroge sur la violence du déracinement et l'identité à jamais instable qu'il engendre. Dans une langue limpide et tranchante, Aliyeh Ataei témoigne du sort de tous les exilés qui de génération en génération se transmettent leurs blessures.
Les jurés se réunissent pour délibérer à l'issue d'un procès dont l'accusé est un adolescent de seize ans inculpé pour parricide. Les preuves manquent et il clame son innocence. Mais les témoignages sont graves, précis et concordants. S'il est reconnu coupable, le jeune homme sera condamné à mort. Onze jurés sur douze votent "coupable". Le huitième Juré explique son veto, analyse les témoignages, décortique les contradictions, et peu à peu le doute gagne les onze autres jurés. Condamnera-t-on à mort ce garçon?
En 1942, dans une ville de la banlieue parisienne, Victor a réuni des amis pour fêter l?anniversaire de sa femme Sophie, malgré les restrictions de l?Occupation. La soirée conviviale est brutalement interrompue par des coups de feu au-dehors; deux officiers allemands sont abattus. Le commandant SS Kaubach surgit dans l?appartement et exige deux otages pour suppléer les coupables en fuite. Les convives disposent de deux heures pour les choisir parmi eux?
Le très respectable Docteur Petypon, entraîné par son collègue Mongicourt, a fait la fête jusqu'au petit matin chez Maxim. Le lendemain, son compère le découvre gisant au sol de l'appartement. De la chambre d'à côté sort la Môme Crevette, une danseuse du Moulin-Rouge. Le général Petypon, l'oncle, arrive inopinément et prend la Môme Crevette pour l'épouse de son neveu qui est alors forcée de jouer le jeu. Sur ce, il invite les deux tourtereaux au mariage de la nièce Clémentine, dans son château en Touraine. Durant le séjour, la Môme se piquera au jeu de l'épouse ; les dames de province, prenant la danseuse pour une Parisienne, se mettront à l'imiter. Pendant ce temps, Gabrielle, la véritable femme du Docteur Petypon, recevra son carton d'invitation pour le mariage et se rendra en Touraine, suivie de près par Mongicourt. La création de La Dame de chez Maxim a eu lieu le 10 septembre 2019 au Théâtre de la Porte Saint-Martin dans une mise en scène de Zabou Breitman et avec Léa Drucker, Micha Lescot, André Marcon, Christophe Paou, Éric Prat, Anne Rotger, Valérian Béhar-Bonnet, Philippe Caulier, Ghislain Decléty, Solal Forte, Constance Guiouillier, Pierre-Antoine Lenfant, Damien Sobieraff, Pier-Niccolò Sassetti.
Cravate Club; C'est le jour de votre quarantième anniversaire. Vous vous apprêtez à célébrer l'indiscutable réussite de votre vie d'homme: métier, amour, famille, vous êtes un type verni. Et puis... Et puis vous apprenez que votre meilleur ami et associé ne peut pas venir à la petite fête organisée par votre épouse. Il est retenu par la réunion mensuelle d'un club mystérieux dont il ne vous a jamais parlé. À partir de ce presque rien, tout se fissure. Il n'y a plus qu'une seule question qui compte: qu'est-ce qui vous manque? Qu'est-ce qui vous manque pour faire partie de ce club! Chien-chien; Ce qui ressemble au hasard réunit deux anciennes amies d'enfance. Les deux femmes se rencontrent à l'occasion d'un de ces week-ends mêlant travail et détente qu'organise le mari de l'une, tout puissant patron du mari de l'autre. Seules dans la villa au luxe irréel où les hommes doivent les rejoindre, les deux femmes vont renouer avec les rituels du passé. Mais les enjeux ne sont plus les mêmes et la situation leur échappe, réveillant leurs vieux démons.