Waldo, Amandine, Étienne et les autres se rencontrent au gré d'une cavale initiatique. Fuyant la frénésie consumériste à travers l'Europe, les États-Unis, le Mexique et la France, ils voyagent à pied, en stop ou dans un van à bout de souffle, entre bivouacs et squats. Au cours d'une longue marche, quelques-uns brûlent leurs papiers, détruisent leurs téléphones et commencent une vie sans argent ni RSA qui dure cinq années au fond des bois, dans un réseau de cabanes perchées, au sud des Causses. Activistes infatigables, mobilisateurs de génie, habités par un engagement subtil et absolu, ils accueillent dans leur camp les précaires, les malades mentaux à la dérive et les décroissants en quête d'autonomie et de vie sauvage. Mais lorsqu'un hélicoptère de l'armée descend sur les cabanes, leur destin s'accélère et bientôt ils échafaudent un plan plus vaste encore, et avisent une usine désaffectée...Ce récit inspiré d'une histoire vraie nous précipite dans l'épopée d'une bande de géniaux marginaux dont l'action pour la décroissance, la sobriété et l'entraide est la seule boussole. Dans un décalage jubilatoire, leurs exploits mettent à nu les solutions factices d'une société prise au piège de sa docilité, de son addiction au confort. Cette immersion dans la réalité des communautés autogérées - de plus en plus nombreuses - se termine en apothéose et donne envie au lecteur de les rejoindre.4e de couverture : Waldo, Amandine, Étienne et les autres se rencontrent au gré d'une cavale initiatique. Fuyant la frénésie consumériste à travers l'Europe, les États-Unis, le Mexique et la France, ils voyagent à pied, en stop ou dans un van à bout de souffle, entre bivouacs et squats. Au cours d'une longue marche, quelques-uns brûlent leurs papiers, détruisent leurs téléphones et commencent une vie sans argent ni RSA qui dure cinq années au fond des bois, dans un réseau de cabanes perchées, au sud des Causses. Activistes infatigables, mobilisateurs de génie, habités par un engagement subtil et absolu, ils accueillent dans leur camp les précaires, les malades mentaux à la dérive et les décroissants en quête d'autonomie et de vie sauvage. Mais lorsqu'un hélicoptère de l'armée descend sur les cabanes, leur destin s'accélère et bientôt ils échafaudent un plan plus vaste encore, et avisent une usine désaffectée...Ce récit inspiré d'une histoire vraie nous précipite dans l'épopée d'une bande de géniaux marginaux dont l'action pour la décroissance, la sobriété et l'entraide est la seule boussole. Dans un décalage jubilatoire, leurs exploits mettent à nu les solutions factices d'une société prise au piège de sa docilité, de son addiction au confort. Cette immersion dans la réalité des communautés autogérées - de plus en plus nombreuses - se termine en apothéose et donne envie au lecteur de les rejoindre.Notes Biographiques : Lionel Astruc est auteur de dix-huit livres consacrés à la transition écologique. Il a mené de nombreuses enquêtes sur les filières de matières premières, les origines de nos biens de grande consommation et les initiatives pionnières pour transformer la société. Plusieurs de ses ouvrages ont été publiés dans la collection Domaine du Possible dont un livre d'entretiens avec Vandana Shiva :«Vandana Shiva. Pour une désobéissance créatrice» et, en 2015, «Le Pouvoir d'agir ensemble, ici et maintenant», avec Rob Hopkins«. »En 2017 il publie un roman d'investigation intitulé «Traque verte.»« »«Les dernières heures d'un journaliste en Inde». En 2018, il publie «Le cercle vertueux» qui est une série d'entretiens avec Nicolas Hulot et Vandana Shiva et «l'Art de la fausse générosité, »publié en mars 2019. Il publie en 2023 «Les Sept cabanes».
L?histoire de Vandana Shiva est d?abord celle d?une grosse erreur de parcours suivie d?une rédemption personnelle. Celle d?une spécialiste brillante de la physique nucléaire, qui se retrouve du jour au lendemain face à son destin et décide de changer de vie. A ses débuts, cette marcheuse anonyme qui évoluait seule, de village en village, pour collecter ses tout premiers sachets de graines locales et en assurer la préservation, semblait ridicule. D?autant qu?à la même époque, les semenciers fourbissaient déjà le scénario d?un monopole planétaire. Mais face au raz-de-marée des grands groupes mondiaux inondant les campagnes de produits chimiques et de graines " miraculeuses ", le combat de Vandana Shiva s?est lui aussi étendu à tous les continents, déployant ses arguments sur une scène médiatique planétaire. Tissant son histoire dans la trame du mouvement altermondialiste, Vandana Shiva fut à l?origine du tout premier rassemblement antiglobalisation à Bangalore. Ce mouvement se propagea ensuite dans Seattle, Cancún, Gênes, etc. Avec en tête de cortège une femme reconnaissable à l?énorme bindi ornant son front. Mais ces manifestations spectaculaires et la renommée de Vandana Shiva cachent le véritable coeur de l?action de cette militante : Navdanya. Navdanya c?est une ferme biologique où se tient la première banque de graines créée par Vandana Shiva avec un vaste réseau de distribution gratuite et d?échange de semences. Navdanya c?est le siège d?une ONG ayant pour mission de protéger ce patrimoine, d?essaimer les variétés locales de riz, blé, orge, légumes et autres plantes médicinales. La vie de Vandana Shiva se résume en mille combats. Fidèle à la dualité de cette militante, aussi présente dans la lutte internationale qu?obsédée par son enracinement local, ce livre nous plonge à la fois dans la révolte épique d?un petit village tribal contre l?usine Coca- Cola, qui assèche ses puits, et dans la croisade antiglobalisation qui, de procès en manifestations, mène Vandana Shiva aux quatre coins du monde. À l?échelle locale comme mondiale, les armes de cette épopée non-violente sont la désobéissance civile, la pédagogie par l?exemple, la révolte et l?action en justice.
Faites-vous plaisir: choisissez des vacances écologiques! Détendez-vous, bougez en plein air, découvrez la nature ou même engagez-vous comme écovolontaire, tout est possible! Dans tous les cas, oubliez votre voiture, mangez bio, dormez dans un environnement sain... Bref, refaites-vous une santé! Lionel Astruc a sélectionné plus de 30 propositions de vacances écologiques en France: gîtes, roulottes, yourtes, randonnées avec des animaux, découverte de l'écologie, missions d'écovolontariat... Son objectif: vous faire découvrir de bonnes adresses, et, surtout, vous permettre de devenir un vrai "écotouriste" grâce à sa grille de critères écologiques qui vous guidera pour faire les bons choix.
Les "usines de la honte", qui fabriquent nos vêtements, bijoux et autres articles de mode continuent à prospérer, bien qu'elles soient connues de tous. Pourtant, une autre mode voit le jour! Baskets branchées en latex naturel, tee-shirt en coton bio-équitable, portefeuille en plastique recyclé... Ces objets, inspirés de l'éco-design, incarnent une nouvelle utopie, écologique et solidaire: la mode éthique. Mais comment se traduisent les engagements affichés sur ces produits? Sont-ils vraiment tenus? Pour la première fois, l'auteur remonte ces filières, en Inde, à Madagascar, au Cambodge, au Brésil, en Bolivie et en France. Depuis les banlieues de Bombay ou de Phnom Penh jusqu'au cour de la forêt amazonienne, cet ouvrage nous immerge dans la vie des producteurs et des couturiers. Ces récits et ces photos montrent à quel point nos choix de consommation peuvent améliorer l'existence de ces producteurs et ouvriers: une autre mode est possible!
C'est à 51 ans que Dvorák débarque sur le sol américain. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine, mais sa «Symphonie n° 9 »en cristallise l'esprit et s'impose vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique et passionnée de cette partition en forme de voyage musical à la découverte d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare «Sérénade en ré mineur» complète l'enregistrement.
Menteuse invétérée, voleuse pathologique, arnaqueuse de génie : Marsha Sprinkle ne compte plus ses ennemis. Certains sont bien déterminés à lui faire ravaler ses bobards une bonne fois pour toutes. À commencer par sa mère et sa fille, son ex-complice lubrique Daryl et une sautillante bande d'hurluberlus, fétichistes du trampoline, tous lancés à ses trousses. Mais Marsha est intelligente, incroyablement fourbe, et celui qui l'attrapera n'est pas encore né. À priori... Sexe, crime et règlement de comptes familial : tels sont les ingrédients de cette course-poursuite rocambolesque et décadente tout droit sortie de l'esprit brillamment tordu de John Waters. Le cinéaste légendaire signe un premier roman à son image : hilarant, outrancier, déjanté et délicieusement pervers.
Au milieu de la forêt se cache un dôme mystérieux. Couverte d'aiguilles et de sable, c'est la maison de milliers de fourmis. Tant de choses se passent là-dedans ! Où vont les fourmis ? Peux-tu suivre leur chemin ...
George Sand découvre Tamaris, petite bourgade provençale de la commune de La Seyne-sur-Mer, et s'enthousiasme pour le caractère sauvage et rustique du paysage. Michel Pacha (1819-1907), après avoir été directeur des phares et balises de l'Empire ottoman, constructeur des quais et docks de Constantinople, transforme le lieu en ville de saison. Il achète les terrains, comble les marécages, édifie son château entouré d'un somptueux jardin. Il bâtit un décor qui suggère le voyage : palais italiens, chalets suisses, maisons orientales ; en front de mer, il plante le Grand Hôtel et le casino et, presque sur l'eau, l'Institut de biologie marine. Il aménage les accès terrestres et maritimes et exploite toutes les ressources du territoire. Dans son principe d'élaboration d'un paysage urbain harmonieux, Tamaris associe le jardin et la ville et annonce l'optique des cités idéales du XXe siècle. Au carrefour de l'orient et de l'Occident est née une architecture de la Méditerranée.
Face aux signaux alarmants de la crise globale ; croissance en berne, tensions sur l'énergie et les matières premières, effondrement de la biodiversité, dégradation et destruction des sols, changement climatique et pollution généralisée, on cherche à nous rassurer. Les technologies "vertes" seraient sur le point de sauver la planète et la croissance grâce à une quatrième révolution industrielle, celle des énergies renouvelables, des réseaux intelligents, de l'économie circulaire, des nano-bio-technologies et des imprimantes 3D. Plus consommatrices de ressources rares, plus difficiles à recycler, trop complexes, ces nouvelles technologies tant vantées nous conduisent pourtant dans l'impasse. Ce livre démonte un à un les mirages des innovations high tech, et propose de prendre le contre-pied de la course en avant technologique en se tournant vers les low tech, les "basses technologies". Il ne s'agit pas de revenir à la bougie, mais de conserver un niveau de confort et de civilisation agréables tout en évitant les chocs des pénuries à venir. Si l'auteur met à bas nos dernières illusions, c'est pour mieux explorer les voies possibles vers un système économique et industriel soutenable dans une planète finie.
Et si notre civilisation s'effondrait ? Non pas dans plusieurs siècles, mais de notre vivant. Loin des prédictions Maya et autres eschatologies millénaristes, un nombre croissant d'auteurs, de scientifiques et d'institutions annoncent la fin de la civilisation industrielle telle qu'elle s'est constituée depuis plus de deux siècles. Que faut-il penser de ces sombres prédictions ? Pourquoi est-il devenu si difficile d'éviter un tel scénario ...Dans ce livre, Pablo Servigne et Raphaël Stevens décortiquent les ressorts d'un possible effondrement et proposent un tour d'horizon interdisciplinaire de ce sujet - fort inconfortable - qu'ils nomment la "collapsologie". En mettant des mots sur des intuitions partagées par beaucoup d'entre nous, ce livre redonne de l'intelligibilité aux phénomènes de "crises" que nous vivons, et surtout, redonne du sens à notre époque. Car aujourd'hui, l'utopie a changé de camp : est utopiste celui qui croit que tout peut continuer comme avant. L'effondrement est l'horizon de notre génération, c'est le début de son avenir. Qu'y aura-t-il après ? Tout cela reste à penser, à imaginer, et à vivre...Pablo Servigne est ingénieur agronome et docteur en biologie. Spécialiste des questions d'effondrement, de transition, d'agroécologie et des mécanismes de l'entraide, il est l'auteur de Nourrir l'Europe en temps de crise (Nature & Progrès, 2014).Raphaël Stevens est éco-conseiller. Expert en résilience des systèmes socioécologiques, il est cofondateur du bureau de consultance Greenloop.Postface d'Yves Cochet, ancien ministre de l'Environnement et président de l'Institut Momentum.
Servigne Pablo ; Stevens Raphaël ; Chapelle Gauthi
La situation critique dans laquelle se trouve la planète n'est plus à démontrer. Des effondrements sont déjà en cours tandis que d'autres s'amorcent, faisant grandir la possibilité d'un emballement global qui signifierait la fin du monde tel que nous le connaissons.Le choix de notre génération est cornélien : soit nous attendons de subir de plein fouet la violence des cataclysmes à venir, soit, pour en éviter certains, nous prenons un virage si serré qu'il déclencherait notre propre fin-du-monde-industriel.L'horizon se trouve désormais au-delà : imaginer la suite, tout en se préparant à vivre des années de désorganisation et d'incertitude. En toute honnêteté, qui est prêt à cela ...Est-il possible de se remettre d'un déluge de mauvaises nouvelles ? Peut-on simplement se contenter de vouloir survivre ? Comment se projeter au-delà, voir plus grand, et trouver des manières de vivre ces effondrements ...Dans ce deuxième opus, après Comment tout peut s'effondrer, les auteurs montrent qu'un changement de cap ouvrant à de nouveaux horizons passe nécessairement par un cheminement intérieur et par une remise en question radicale de notre vision du monde. Par-delà optimisme et pessimisme, ce sentier non-balisé part de la collapsologie et mène à ce que l'on pourrait appeler la collapsosophie...Pablo Servigne, Raphaël Stevens et Gauthier Chapelle ont une (dé)formation scientifique et sont devenus chercheurs in-Terre-dépendants. Ils ont publié Comment tout peut s'effondrer . Petit Manuel de collapsologie à l'usage des générations présentes (Seuil, 2015), Le Vivant comme modèle. La voie du biomimétisme (Albin Michel, 2015), Petit traité de résilience locale (ECLM, 2015), Nourrir l'Europe en temps de crise (Babel, 2017) ou encore L'Entraide. L'autre loi de la jungle (Les liens qui libèrent, 2017).
Naess Arne ; Afeissa Hicham-Stéphane ; Ramadier Ma
Voici enfin disponible la sagesse d'un pionnier de la pensée écologiste. Etonnamment méconnue en France, l'écosophie d'Arne Naess, philosophe majeur du XXe siècle, est ici présentée à travers dix textes accessibles et sensibles. On y apprend ce qu'est véritablement l'écologie profonde et comment cette philosophie est née d'une relation intime avec la montagne. Prolongeant la pensée de Spinoza, Naess montre comment l'affection pour tout ce qui est vivant ? et non le rapport objectivant, gestionnaire ou dominateur sur la nature ? est au coeur du développement personnel, de la formation de l'identité sociale... et d'une société plus juste. Arne Naess (1912-2009) est le fondateur de la deep ecology et de l'écosophie. Figure majeure de la philosophie contemporaine et de la pensée écologique, il a publié de nombreux livres et reçu plusieurs distinctions en tant que penseur, résistant de la Seconde Guerre mondiale, puis militant de la cause écologique. Hicham-Stéphane Afeissa est professeur agrégé de philosophie, docteur en philosophie ainsi qu'en géosciences et environnement. Spécialiste d'Arne Naess, il est également l'auteur d'une dizaine d'ouvrages de philosophie environnementale. Mathilde Ramadier est philosophe, scénariste et traductrice. Elle a récemment publié un roman graphique consacré à l'écologie et à Arne Naess : Et il foula la terre avec légèreté (Futuropolis, 2017, avec Laurent Bonneau). Textes traduits du norvégien par Naïd Mubalegh, et de l'anglais par Pierre Madelin, sous la direction scientifi que de et révisés par Hicham-Stéphane Afeissa. Textes présentés par Hicham-Stéphane Afeissa et Mathilde Ramadier.