
Le "cherche et trouve" de l'édition (surtout française)
Depuis un siècle, l'industrie de l'édition se concentre. De rachat en rachat, nous voilà à présent avec des groupes colossaux. Quatre d'entre eux - les gratte-ciel de la carte - représentent plus de 60 % de la production de livres, sans compter les revenus du quasi monopole de leur diffusion et distribution. Le rachat de Hachette par Vincent Bolloré en 2023 fut l'un des derniers séismes, accélérant l'entreprise de diffusion de la pensée d'extrême-droite. Pourtant, depuis aussi longtemps, des acteurices du livre luttent pour proposer d'autres manières de faire des livres et d'autres imaginaires. L'Association pour l'écologie du livre souhaite montrer l'ampleur de la menace et la diversité de la création dans ce territoire à arpenter à la manière d'un "Cherche et Trouve". Sur cette carte sont représentés les 26 plus grands groupes en terme de chiffre d'affaires (CA) qui ne possèdent que 450 maisons d'édition, malgré leur démesure financière.
| Date de parution | 24/10/2025 |
|---|---|
| Poids | 40g |
| Largeur | 120mm |
| EAN | 9782374255569 |
|---|---|
| Auteur | ASSOCIATION POUR L'E |
| Editeur | RUE ECHIQUIER |
| Largeur | 120 |
| Date de parution | 20251024 |
| Nombre de pages | 0,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Le livre est-il écologique ? Matières, artisans, fictions
ASSOCIATION POUR L'EDes libraires imaginent le livre de l?après-pétrole. Bien plus qu?un ebook, le livre peut être un objet écologiquement vertueux. À certaines conditions cependant? Or depuis vingt ans, l?objet livre et ses usages se sont profondément transformés ? concentration du monde de l?édition, délocalisation des impressions, essor du numérique, etc. Dans une série de petites écofictions, des libraires se sont réuni.e.s pour imaginer le livre du futur. Le résultat : une invitation à ouvrir nos imaginaires, et à penser l?ensemble des interactions liées au livre comme un écosystème ? un milieu de vie, tissé et soutenu par un réseau d?interdépendances. Exigences nouvelles des lecteurs, eco-responsabilité, interprofession, « bibliodiversit? : autour de quels piliers voulons-nous construire la chaîne du livre de demain ? Dans quelle type d?industrie sera-t-elle prise ? Les alternatives sont assurément politiques et tournées vers les communs. Loin des normes et des solutions toutes faites, cet ouvrage collectif dévoile des enjeux qui obligent à de sérieuses réflexions collectives.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER9,00 € -

Le Papier déchaîné N° 1/2024 : Un livre, cent personnes
ASSOCIATION POUR L'ESur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER3,00 € -

JEU DE CARTES DE 7 FAMILLES DE LA SEMIOLOGIE PSYCHIATRIQUE
ASSOCIATION POUR LETSur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER22,00 €
Du même éditeur
-

Contre les figures d'autorité. Comment notre cerveau se laisse séduire par les auteurs, les génies,
Karaki SamahPartant du constat que nous accordons spontanément du crédit au nom posé en haut d'une couverture ou en bas d'un tableau, Samah Karaki analyse comment certaines figures d'autorité constituent un mécanisme mental auquel notre cerveau est enclin. Il est en effet câblé pour chercher des intentions dans les textes, les images, les musiques. Mais cette croyance est aussi construite politiquement, puisqu'elle privilégie certains noms et en invisibilise d'autres. Elle fabrique de l'exception, du prestige, du génie individuel au détriment du commun, et nous conduit à adhérer à une certaine organisation symbolique du monde. Au fil de sa réflexion, Samah Karaki nous montre comment notre cerveau, nos institutions et nos récits conjuguent leurs forces pour maintenir vivantes ces figures d'autorité. Elle interroge ce que cette fidélité produit sur notre culture quels noms nous retenons, quels autres nous oublions, et quelles formes d'art nous sommes capables ou incapables de reconnaître. De là, elle nous enjoint à sortir de ces mécanismes, à faire émerger une écologie cognitive de la création et à distribuer autrement notre attention.EN STOCKCOMMANDER14,00 € -

Ceux du Lutetia. Des mots pour dire la Shoah
Bulwa ; Kolinka ; Loridan-Ivens ; Sadia ; SelingerQuatre-vingts ans après la libération des camps de la mort, que peut-on dire aujourd'hui quand on en est revenu et qu'on est sur le point de se taire pour toujours ? Jan-Patrick Razon n'a pas pu le demander à son oncle Simon, jeune résistant juif, assassiné à Auschwitz où il fut déporté par Klaus Barbie, le chef de la Gestapo de Lyon. Alors, il a interrogé "ceux du Lutetia", un cercle d'amis, parmi les derniers rescapés de la Shoah : Armand Bulwa, Ginette Kolinka, Marceline Loridan-Ivens, Benjamin Sadia et Shelomo Selinger. Ensemble, ils ont dressé la liste des mots qui leur venaient à la bouche : "camp" évidemment, "cauchemar","haine","matricule","transport"... mais aussi : "amour", "beauté", "bonheur", "espoir", "liberté", "solidarité", "urgence". L'occasion de nous livrer, au fil de cet abécédaire, leurs vérités apprises dans l'imminence de la mort : " le devoir moral de te révolter quand une loi est faite pour te réduire à un être inférieur" ; "je suis arabe quand un Arabe est torturé ou souffre ; je suis noir quand je vois le racisme contre les Noirs." Et, entre trois blagues, cette ultime mise en garde : "Quand un peuple oublie son histoire, je crois qu'il peut revivre son destin malheureux."EN STOCKCOMMANDER12,90 € -

Erreur sur la marchandise. Critique libérale du libéralisme
Messal AmineLe néolibéralisme contemporain, récemment dégénéré dans le libertarianisme porté par Javier Milei ou Elon Musk, voue une défiance viscérale à l'idée de la moindre régulation. Or, l'intuition libérale classique était mue parle refus de l'autoritarisme politique et religieux, des privilèges et de l'arbitraire. Comment, à l'héritage intellectuel des Lumières, a pu se substituer le sacre de l'égoïsme rationnel, avec une conception de la liberté réduite au seul champ économique ? Ce renversement absolu a cela de puissant qu'il permet de taxer de "liberticide" toute critique du système capitaliste, en dissimulant son emprise sur nos vies et les menaces réelles qu'il fait peser sur nos libertés fondamentales - d'expression, de moeurs, de circulation, etc. Là où le libéralisme originel encensait la culture des contre-pouvoirs, le néolibéralisme fanatique - et plus encore le libertarianisme autoritaire qui s'éveille - rêve de monopoles sans limites et d'un exercice tyrannique du pouvoir. Sans nier les contradictions de l'héritage libéral, Amine Messal revient aux racines de celui-ci et révèle l'arnaque des adulateurs contemporains d'une liberté dévoyée, devenue le moyen d'imposer la loi du plus riche et du plus fort - une perspective en phase avec les idéologies les plus réactionnaires.EN STOCKCOMMANDER14,00 €


