INTRODUCTION À LA GÉOMÉTRIELes mathématiques ont deux facettes, le discret et le continu. Les mathématiques discrètes traitent des quantités qui peuvent être comptées, les moutons, les spectateurs d'un match de football, les bouteilles. Le premier objet historique témoignant d'une énumération est l'os d'Ishango où les encoches semblent avoir été utilisées pour un calcul. Toutefois, tous les phénomènes ne peuvent pas être comptés: la boue, la bière et bien d'autres quantités sont continues et doivent être mesurées. La mesure est une manière d'attacher un nombre à ce qui ne peut être compté et la géométrie est née de la nécessité de telles mesures.Bien sûr les premières civilisations avaient certainement inventé des moyens pour échanger ou vendre des quantités continues comme l'huile d'olive ou le vin; toutefois le mot «géométrie» est apparu chez les fermiers du delta du Nil où l'inondation annuelle effaçait les marques indiquant les limites de propriété. Il fallait avoir recours à des méthodes nouvelles pour redélimiter les terrains et ainsi naquit la géométrie, littéralement «la mesure de la Terre».Les fondateurs de la géométrieLes mathématiciens grecs les plus célèbres sont probablement Pythagore et Euclide. Ils ne sont plus enseignés aujourd'hui, mais les «Éléments d'Euclide» feraient resurgir des souvenirs scolaires chez nos arrières grands-parents. Bien qu'Euclide soit souvent considéré comme le père de la géométrie, cette distinction revient en toute équité à Thaïes (640-546 av. J.-C.) qui étudia la géométrie trois siècles avant Euclide. Bien que nous n'ayons aucun document datant de l'époque de Thaïes, la tradition orale a transmis un bon nombre d'histoires: la plus célèbre est la méthode de calcul de la hauteur de la pyramide de Khéops, construite il y a environ 4600 ans.Nous ne connaissons pas dans le détail les méthodes géométriques utilisées par les Égyptiens pour construire les pyramides et la détermination de la hauteur totale d'une pyramide a longtemps été une énigme. Thaïes remarqua qu'à un certain moment du jour, la longueur de l'ombre d'un objet était égale à sa taille. A cette heure du jour (repérée par la position du Soleil dans le ciel), il mesure la longueur de l'ombre de la pyramide à partir de sa base. Puis il ajouta la moitié de la longueur de la base et détermina ainsi la hauteur de la pyramide.On attribue également à Thaïes la découverte que le diamètre d'un cercle coupe celui-ci en deux parties d'aires égales, et que dans un triangle isocèle (un triangle ayant deux côtés égaux) les angles opposés aux côtés égaux sont aussi égaux. Aujourd'hui, même quelqu'un qui éprouve une grande aversion pour les mathématiques ne serait pas tellement surpris par ces «découvertes»: elles lui sembleraient plus des remarques de bon sens que de puissants résultats mathématiques. Toutefois, du temps de Thaïes, ces avancées étaient remarquables dans la mesure où les conclusions de Thaïes portaient sur tous les cercles et tous les triangles isocèles. Cette généralisation déductive était un nouveau moyen de penser les mathématiques, un moyen détaché de toute considération pratique portant sur des cercles ou des triangles particuliers. Ainsi, Thaïes inventa un mode de raisonnement dont toutes les mathématiques modernes sont issues. Il transforma les mesures de la géométrie en l'étude des invariants: les propriétés des cercles ou des triangles isocèles qui ne dépendent pas de la taille de ces objets. Il existe une multitude de diamètres de cercles, mais ils découpent tous le cercle en deux parties égales.Toutes les branches de la géométrie utilisent de tels «invariants».
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L'Effraie des clochers, la chouette blanche de nos campagnes (ou la dame blanche) au vol souple et silencieux, est le rapace nocturne d'Europe le mieux étudié. Sa biologie de reproduction, son alimentation, ses déplacements sont bien connus. Des milliers de nichées ont été suivies, des dizaines de milliers d'oiseaux bagués et des centaines de milliers de proies analysées... Les dernières connaissances sur l'effraie, en France et dans le monde, réunies pour une découverte approfondie de ce bel oiseau qui niche dans les clochers d'église et les bâtiments ruraux, proche de l'homme, fragile et menacé, mais aux facultés d'adaptation étonnantes.
Farouche et nocturne, la Martre des pins est un fantôme de la forêt ; c'est le seul carnivore européen qui vit essentiellement dans les arbres. C'est un prédateur agile, rapide et acrobate. Son alimentation est très opportuniste et varie donc selon les saisons. La martre est si méconnue qu'on l'accuse de méfaits sans fondement scientifique et la beauté de son pelage (transformé en une fourrure très recherchée) à longtemps causé son malheur. Aujourd'hui, c'est fini. La martre a gagné notre respect et mérite sa réhabilitation récente. Cet ouvrage est aussi l'histoire du combat pour faire reconnaître son droit à la différence.
Le 21 juillet 1969, 450 millions de terriens entendent Neil Armstrong, chef de la mission Apollo 11, prononcer ces mots célèbres : " C'est un petit pas pour l'homme, un grand pas pour l'humanité ". En tout, 12 hommes marcheront sur la Lune. Mais pour aller où ? Comment ? Et surtout pour quoi faire ? Avec quels moyens, quelles difficultés ? Si le contexte géopolitique et les considérations techniques des missions Apollo sont connus des amoureux de l'espace, ces explorations d'un grand intérêt historique, à la base de toutes les connaissances sur le Système solaire, restent largement méconnues du grand public, et même des spécialistes ! Rédigé dans un style clair et attrayant, et complété par une iconographie riche et des interviews des derniers protagonistes vivants, cet ouvrage permet au lecteur de marcher sur les traces des astronautes, comme s'il se trouvait avec eux sur le sol de notre satellite. Un véritable récit d'aventure pour découvrir ce que ces pionniers de la conquête spatiale ont vraiment accompli.
Steyer Jean-Sébastien ; Lehoucq Roland ; Mangin Lo
Il manquait une clef essentielle pour comprendre le monde de Tolkien : la science. On connaissait le formidable écrivain, créateur de mondes, inventeur de langues, on découvre le botaniste, le paléontologue, le géologue, le passionné d'archéologie et de chimie. En autodidacte des sciences, Tolkien a beaucoup observé et s'est posé mille et une questions sur la faune, la flore, les courants marins, les volcans. Voilà ce qui rend si crédibles ses univers imaginaires et ses créatures. 38 experts (archéologue, astrophysicien, philosophe, paléontologue, économiste, psychanalyste, volcanologue, botaniste, chimiste, médecin...) ont passé au tamis les nombreux romans, poésies et correspondances de Tolkien pour en dévoiler les racines scientifiques. Chaque chapitre est ainsi l'objet d'une découverte : le sens caché de l'Anneau qui corrompt, pourquoi les Hobbits ont de grands pieds, l'origine du peuple des Nains, les animaux qui ont inspiré ses dragons, un Ent est-il possible... Illustré par de superbes dessins inédits d'Arnaud Rafaelian, ce livre destiné aux fans de Tolkien, aux amoureux des sciences, et aux autres éclaire d'une lumière inédite cette oeuvre monde.
Pierre, un libraire à la retraite, reçoit une mystérieuse lettre d'Amazonie, écrite peu avant son décès par son ami Edgar Grosrouvre. Ce dernier lui lègue une fabuleuse bibliothèque consacrée aux sciences. Pour comprendre les circonstances de la mort d'Edgar, dont on a étrangement retrouvé le corps dans les restes de sa maison de Manaus emportée par les flammes, Pierre, avec sa compagne et ses trois enfants, devra se remettre à l'étude des mathématiques...Dans ce roman, parfaitement construit à l'aide d'une intrigue à plusieurs énigmes, Denis Guedj réconcilie littérature et mathématiques, et retrace l'avènement des plus grandes avancées dans cette matière. Un récit qui se lit comme un roman policier, mêlant connaissance et fiction, humour et suspense.
Résumé : Croissance économique, classements des lycées, publicités sur le web : de plus en plus, nos activités sont mises en chiffres, en équations, pour aiguiller ou prédire nos comportements. Les big data, ces abondantes traces numériques que nous produisons constamment, nous permettront-elles de créer une nouvelle science de la société, aussi performante que les sciences de la nature ? Peut-on s'inspirer des techniques de modélisation mathématique et de simulation informatique élaborées dans les sciences naturelles pour comprendre enfin la société et l'améliorer ? Une analyse de cette perspective s'avère urgente à l'aube de la révolution numérique. Grâce à sa double compétence de chercheur en physique et en sciences sociales, l'auteur décortique de nombreux cas concrets de quantification de nos activités, en les comparant aux mathématisations réussies de la physique. Il peut alors replacer ces exemples dans une perspective théorique générale, en expliquant les réussites, les échecs et les conséquences politiques d'une mise en équations du monde.
Résumé : Stella Baruk, dans cet ouvrage sans équivalent, met en oeuvre sa longue et originale pratique de l'enseignement mathématique. Par son aspect instrumental et méthodique, ce dictionnaire apporte le savoir de base indispensable aux lycéens et même aux étudiants. A partir d'une réflexion générale sur la langue et le sens des savoirs mathématiques élémentaires, il sera un outil précieux pour tous ceux qui ont pour mission de les transmettre, enseignants ou parents qui voudraient aider leurs enfants. Enfin, pour qui a la curiosité de cette activité intellectuelle particulière que sont les mathématiques, il y a, partout présente, l'histoire : histoire d'un signe, d'un mot, d'une notion, prouvant que les mathématiques s'insèrent dans une culture et que cette culture peut être source de plaisir.
Pour ceux qui ont tout oublié, une bande dessinée bourrée d?humour qui explique, depuis les fondamentaux jusqu?aux équations complexes, le monde incroyable des mathématiques Larry Gonick va vous faire aimer les maths ! 240 pages d?explications claires et illustrées en bande dessinée Une progression très pédagogique : rappels sur les nombres, l?addition, la multiplication, les variables, les équations du premier et du second degré, les nombres rationnels, les racines carrées, etc Des exercices avec des cas pratiques et des problèmes amusants pour s?entraîner, avec des solutions détaillées Les best-sellers de Larry Gonick, dessinateur, professeur et mathématicien, enfin traduits en français Un humour décalé qui dédramatise l?univers complexe des maths Un ouvrage richement illustré et passionnant pour mieux comprendre les sciences Notes Biographiques : Auteur de bandes dessinées et scientifique. A été enseignant en mathématiques à Harvard (États-Unis).