De Christine de Pizan aux Femen, en passant par Olympe de Gouges, Virginia Woolf ou Antoinette Fouque, ce livre audio réunit des textes historiques et fondateurs des luttes des femmes lus par des comédiennes et des chanteuses. Il célèbre, à l'occasion des cinquante ans de la naissance du Mouvement de libération des femmes (MLF) et du 8 Mars 2019, journée internationale des femmes, les infatigables combats des femmes et dénonce les injustices qui leurs sont faites. De grandes voix d'aujourd'hui portent et donnent à entendre ces discours, parfois gravés dans nos mémoires, parfois oubliés, mais toujours d'une évidente actualité. Ce choeur de femmes compose un retentissant appel à la révolte : debout, debout ! « Les mères, les filles, les soeurs, représentantes de la nation, demandent d'être constituées en assemblée nationale. Considérant que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de la femme, sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d'exposer dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de la femme, [...] afin que les réclamations des citoyennes, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la constitution, des bonnes moeurs et au bonheur de tous. » Déclarations des droits de la femme et de la citoyenne, Olympe de Gouges. Ariane Ascaride, Marie-Christine Barrault, Isabelle Carré, Julie Debazac, Florence Delay, Lio et Dominique Reymond lisent Christine de Pizan, Louise Labé, Nicole Estienne, Jacquette Guillaume, Olympe de Gouges, Flora Tristan, Jeanne Deroin, Louise Michel, Marcelle Tinayre, Virginia Woolf, Benoîte Groult, Gisèle Halimi, Assia Djebar, Angela Davis, Naoual el Saadaoui, Antoinette Fouque,? Eve Ensler, le mouvement FEMEN... Accompagnées de l'hymne du MLF chanté par Lio et un choeur de femmes.
Date de parution
07/03/2019
Poids
84g
Largeur
138mm
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EAN
3328140023534
Titre
Voix de femmes d'hier et d'aujourd'hui pour demain. 1 CD audio MP3
La découverte d'une voix singulière, drôle, touchante et poétique.Intimes et universelles, ces lettres d'Ariane Ascaride à son père depuis longtemps disparu mêlent les souvenirs d'enfance de la fille d'immigré italien de Marseille à un regard féroce et tendre sur notre époque. Écrites dans le temps arrêté du confinement, elles tracent l'autoportrait émouvant d'une femme qui a hérité de son père son verbe haut, son humour ravageur et une part de révolte. Elles disent, avec verve et parfois colère, la violence de notre société néolibérale, la bêtise humaine, mais aussi les plaisirs du quotidien et la joie des liens qui nous unissent.Ariane Ascaride est comédienne. Elle joue notamment dans les films de son mari, Robert Guédiguian, qui se déroulent pour la plupart dans les quartiers populaires de Marseille. À travers ses rôles, elle défend un cinéma social et engagé. Elle a reçu le César de la meilleure actrice pour Marius et Jeannette en 1998 et le prix d'interprétation à la Mostra de Venise pour Gloria Mundi, en 2019. Elle monte régulièrement sur scène, dernièrement dans Le Dernier Jour du jeûne de Simon Abkarian.
Dans une conversation épistolaire avec son défunt père, l'actrice Ariane Ascaride se livre avec pudeur, grâce et générosité. Dans une trentaine de lettres aussi intimes qu'universelles, Ariane Ascaride s'adresse avec émotion à son père depuis longtemps disparu. Au coeur du temps figé du confinement, elle choisit de se tourner vers cette figure rassurante qui a toujours su, malgré ses "étrangetés" , calmer ses angoisses enfantines. Au fil de ses missives, elle mêle ses souvenirs d'enfance de fille d'immigré italien à Marseille à des réflexions brutes et engagées sur le présent. Se dessine alors l'autoportrait émouvant d'une femme qui a hérité de son père son verbe haut, son humour ravageur et une part de révolte. Portant un regard critique mais tendre sur ses contemporains, la comédienne se confie sur la violence de notre société néolibérale mais aussi sur les petits plaisirs du quotidien et les joies des liens qui nous unissent contre vents et marées. Ariane Ascaride est comédienne. Elle est connue pour ses rôles dans les films de Robert Guédiguian, qui se déroulent notamment dans les quartiers populaires de Marseille. Elle a reçu le César de la meilleure actrice pour Marius et Jeannette en 1998 et le prix d'interprétation à la Mostra de Venise pour Gloria Mundi, en 2019.
Ariane est une amoureuse du verbe, une lectrice passionnée et intranquille, une sauvée par la littérature, elle sait que la fiction dit le réel, que le mensonge littéraire est vérité, que la vérité est vertige, et elle joue comme on survit, elle lit comme elle respire, elle nous raconte des histoires, elle se raconte des histoires, car c'est ainsi depuis la nuit des temps, c'est ainsi que l'on vient au monde et que l'on y survit. Ces entretiens ne disent que cela, comment la petite Ariane, parla littérature a inventé son monde, comment elle l'a construit, habité corps et âme par-delà les obstacles, les déterminismes, et les injonctions de tous ceux qui ne savent pas que le salut naît dans un recoin minuscule et obscur où une enfant s'est réfugiée, emportant en cachette un livre, et en cachette l'ouvrant." Véronique Olmi. A travers cette conversation avec Véronique Olmi, à qui elle est liée par l'amitié autant que par la littérature, Ariane Ascaride éclaire le rôle vital qu'ont joué les livres dans son parcours de comédienne, de femme et de citoyenne engagée.
« Sait-on vraiment qui on est ? On est multiple tout au long de sa vie. On se construit sur une espèce de socle social, une origine géographique. Moi, je suis née à Marseille, en 1954, dans une famille "populaire". Je ne suis pas une héritière. Ou plutôt, je suis héritière de la vie des gens qui m'ont précédée, mais qui étaient ouvriers, paysans et immigrés. Je crois que je n'ai pas trahi la jeune fille que j'étais à 18 ans. Je suis une comédienne "connue", comme on dit, avec une identité assez forte dans mon milieu professionnel, et même à l'extérieur ! Et je suis tout autant comédienne que citoyenne. J'adore mon métier ? jouer ?, mais il y aura toujours dans le choix de mes projets une volonté de donner à voir des images de femmes qui sont très ancrées dans une réalité sociale. »Ariane Ascaride traverse une enfance assez solitaire. Tombée dans le théâtre dès ses 8 ans, elle «monte» à Paris pour tenter l'entrée au Conservatoire, tout en poursuivant des études de sociologie à la Sorbonne. Elle rencontre Robert Guédiguian, son futur mari, dans les réunions syndicales de leur université. En 1981, ils tournent Dernier Été, premier film d'une longue série ensemble, jusqu'à ce jour de 1998 où Ariane reçoit sans y croire le César de la meilleure actrice pour Marius et Jeannette. Ce tournant dans sa carrière lui offrira de multiplier les collaborations au cinéma, à la télévision et au théâtre. En 2019, elle reçoit le prix d'interprétation à la Mostra de Venise pour Gloria Mundi. Enfin, Ariane est attachée à un autre rôle : celui de femme dans la société. On la connaît pour ses interventions indignées face aux injustices sociales, qu'elle combat à l'écran comme à la ville.Entretiens menés par Sophie Lhuillier
Dans un abandon touchant, Isabelle Carré livre un premier roman sensible et plein de grâce. Une autobiographie brodée de fiction, raccommodée, par endroit, là où la mémoire fait défaut, l'actrice y raconte l'histoire de sa famille et de son enfance - ou en tout cas l'histoire d'une famille et d'une enfance qui ressemblent étrangement à la sienne. Elle dit la « partie immergée de l'iceberg », cachée derrière son sourire maquillé, ses angoisses et ses blessures, sa famille un peu hors-normes, mais aussi son désir naissant de théâtre et de cinéma ou encore ce que c'est qu'être une enfant puis mère à son tour - et l'amour, bien sûr. Sont confiés ici des rêves délicats, des souvenirs tendres, qui nous emplissent de réconfort. « J'ai l'habitude avec les journalistes d'être toujours associée à deux qualités : discrète et lumineuse ! Durant toutes ces années, comment suis-je passée si facilement entre les mailles du filet ? Évidemment, je ne m'en plains pas, pour rien au monde je ne renoncerais au plaisir d'être si bien cachée derrière mon maquillage et les costumes d'un personnage. Puisque tout est vrai, et que les acteurs « font semblant de faire semblant », comme l'écrit Marivaux. Je m'étonne juste qu'après ces heures d'interviews, tous ces plateaux télé, ces radios, les mêmes mots ressassés à l'infini suffisent... grâce à ce sourire peut-être. Je suis une actrice connue, que personne ne connaît. » I.C.
L'histoire des ateliers d'écriture en France a commencé en 1969 avec l'expérience initiale relatée dans ce livre. De formation littéraire et journalistique, Elisabeth Bing raconte ici l'aventure de cette naissance auprès d'enfants classés comme caractériels. On y lit l'invention d'un métier, au jour le jour, dans l'urgence et la passion. Loin de l'école et de la parole apprise, elle rend leurs propres mots à ces exclus de l'écriture, prenant en compte leurs textes comme des actes réels d'inscription dans le monde. Jusqu'à ce qu'un jour un enfant lui dise: "Mais tu nous fais travailler comme des écrivains!". Toutes les intuitions fondatrices d'une démarche qu'elle a poursuivie et élaborée depuis plus de vingt ans auprès d'adultes se trouvent réunies dans ce livre. La postface de cette troisième édition fait part de la suite du parcours. "Cette invention a décidé de ma vie, et un peu plus tard de celle de quelques personnes que d'abord ce livre a rassemblées autour de moi et que j'ai entraînées dans l'aventure, nous retrouvant à l'avant-garde d'un mouvement de fond qui connaît actuellement un très grand développement."