Michel Foucault et la médecine. Lectures et usages
Artières Philippe
KIME
26,40 €
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EAN :9782841742462
Je crois que la normalisation, les normalisations disciplinaires viennent buter de plus en plus contre le système juridique de la souveraineté et que de plus en plus nettement apparaît l'incompatibilité des unes et de l'autre ; de plus en plus est nécessaire une sorte de discours arbitre, une sorte de pouvoir et de savoir que sa sacralisation scientifique rendrait neutre. C'est précisément du côté de l'extension de la médecine que l'on voit en quelque sorte, je ne veux pas dire se combiner, mais s'échanger ou s'affronter perpétuellement la mécanique de la discipline et le principe du droit. Le développement de la médecine, la médicalisation générale du comportement, des conduites, des discours, des désirs, tout cela se fait sur le front où viennent se rencontrer les deux nappes hétérogènes de la discipline et de la souveraineté ". Michel Foucault, " Il faut défendre la société " Cours au Collège de France (1975-1976), Paris, Hautes Etudes, Gallimard / Seuil, 1997. Ce volume est né du colloque " Michel Foucault et la médecine ", organisé, sous la direction de Philippe Artières et Emmanuel da Silva, par le Centre Michel Foucault et l'Institut Mémoires de l'Edition Contemporaine (IMEC) à l'Abbaye d'Ardenne en avril 1999. Il comprend les contributions de Jean Allouch, Bernard Andrieu, Bérenger Cabestan, Adrienne Chambon, Frédéric Chauvaud, Anne Golse, Jurandir Freire Costa, Frédéric Gros, David Horn, Osanu Kanamori, Jean-François Laé, Jacques Lagrange, Guillaume Leblanc, Warren Montag, Frédérico Vasquez Garcia.
Nombre de pages
333
Date de parution
16/08/2001
Poids
420g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782841742462
Titre
Michel Foucault et la médecine. Lectures et usages
Auteur
Artières Philippe
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
420
Date de parution
20010816
Nombre de pages
333,00 €
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Résumé : Annoncer, militer, célébrer, revendiquer, dénoncer... La banderole s'infiltre partout. A la fois document et geste, on l'aperçoit dans les gradins des stades, agitée par les supporters, ou brandie par des fidèles dans des processions religieuses. Mais de Nancy à Santiago, de Londres à Gdansk, la banderole et sa puissance graphique sont surtout mises au service des villes en révolte. Quel pouvoir peut avoir une parole silencieuse ? Comment cet instrument politique est-il mis en scène ? Quel avenir peut-on imaginer pour la banderole à l'heure où les formes de l'écrit se renouvellent ? En explorant la plasticité incroyable des messages contestataires, Philippe Artières démontre qu'en filigrane de l'histoire de la banderole se dessine celle, captivante, des luttes sociales aux XXe et XXIe siècles.
Résumé : Ce volume collectif, produit d'une décade de Cerisy sur Michel Foucault entremêle deux fils tissés lors de ces rencontres organisées par le centre Michel Foucault en juin 2001. Le premier est l'importance de la littérature dans l'?uvre du philosophe ainsi que l'originalité et la fécondité de son regard sur le corpus littéraire. Le second fil de cette esthétique foucauldienne est son extraordinaire capacité à tisser dans chacun des arts de nouvelles toiles : la peinture, le cinéma, l'architecture et la danse.
Résumé : Février 1971 : des intellectuels dont Michel Foucault, Daniel Defert, Pierre Vidal-Naquet, Gilles Deleuze, fondent le Groupe d'Information sur les prisons pour s'attaquer aux "barreaux du silence". Deux années durant, le GIP a rassemblé magistrats, journalistes, médecins, travailleurs sociaux, détenus, ex-détenus, familles autour d'une volonté commune d'"intolérance active" contre l'intolérable : l'univers carcéral où vivaient alors 20 000 détenus de droit commun. Avant sa dissolution en 1973, cinq brochures du GIP ont paru ; elles restituent la parole brute des prisonniers sans la filtrer, la déformer ni la monopoliser et racontent cette aventure collective au jour le jour. Des textes anonymes où l'on voit des invisibles sortir de l'ombre et s'inventer comme force politique.
Résumé : Philippe Artières, historien passionné d'art contemporain et de littérature fragmentaire, laisse dans cet ouvrage libre cours à ses désirs secrets de chercheur, dans une approche de l'Histoire joyeusement savante, personnelle et insolite. Réunissant de courts textes très divers, Rêves d'histoire propose une anthologie de rêveries ou, plus exactement, de " désirs d'histoire " encore non explorées. On y trouvera donc des idées brutes, des pistes incongrues, des domaines de recherche à arpenter, parfois nées à la lecture d'une source ou d'une archive qui révèle son imaginaire potentiel, ces îlots encore vierges qu'aucune carte n'avait encore répertorié. Mais l'historien n'est pas romancier à proprement parler, plutôt collecteur de détails, explorateur du plus simple ordinaire. Et s'il ne prétend pas plus emprunter la posture du demiurge que renoncer à l'honnêteté intellectuelle du chercheur, il se fait ici résolument homme de récits. Ou comment raconter l'histoire de la ceinture, des ordonnances médicales, de la tombe de Pétain (le " salaud de Yeu "), des routes, de la banderole, etc. Brièvement développées, agrémentées d'allusions autobiographiques et organisées en trois parties (Objets/Lieux/Traces), ces échappées ouvrent autant de champs de recherche dont on se plaît à imaginer la fécondité, parfois vertigineuse - mais souvent à l'état d'ébauche, elles sont inscrites dans la frustration de l'inachèvement. Un exemple parmi d'autres : autour d'une réflexion sur la cloison, procédant par digressions successives, l'auteur propose une histoire croisée du confessionnal, du parloir et de l'hygiaphone - de quoi faire apparaître toute une géographie de la parole dans nos sociétés, ce qui ne nous étonnera pas chez ce foucaldien de la deuxième génération. Au terme de ce recueil, Philippe Artières revient dans une postface-manifeste inédite sur toutes ses tentations d'écriture et interroge " cet hybride objet qu'est le récit historique ".