Ce volume présente un choix de lettres d'amour, un choix, pas une anthologie, c'est-à-dire qu'on se garde bien ici de décider du caractère sublime - ou grotesque - de telle ou telle missive. De la même façon, sur ce déluge, cette mer sans fin et sans fond qu'est la correspondance amoureuse on a jeté un filet aux mailles lâches, parfois distraites, jamais savantes. Dans cette pêche on trouvera des perles, classiques du genre (car c'en est un), des attendus, les plus grands noms de la littérature universelle, mais aussi de la verroterie, des inattendus, des oubliés, de petits noms et jusqu'à des sans-noms. Ces lettres rendues finalement toutes anonymes sous le signe de l'amour sont classées selon des rubriques* - arbitraires comme toujours les classements - qui déclinent les postures, les figures de style, de l'éclosion à la rupture, de la déclaration à la consommation, de la consommation à la consumation, du cru au cuit, du cuit au cru... (*L'avis des connaisseurs, Le sens de la formule, Rhétorique, Solitude, L'amour panique, Élection et déclaration, La passion toute pure, Le lit, Sollicitude, Reproches, États d'âme, Rupture, Réconciliation, Ensablement, Adieux, Une lettre en souffrance.)
Nombre de pages
116
Date de parution
09/03/2001
Poids
194g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782906724686
Titre
Lettres d'amour
Auteur
Arthur Bernard
Editeur
CENT PAGES
Largeur
125
Poids
194
Date de parution
20010309
Nombre de pages
116,00 €
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Arthur Bernard a enseigné l'histoire à l'Institut d'Études politiques de Grenoble. Il a publié une douzaine de romans comme La Chute des graves (Minuit), La Petite Vitesse (Cent Pages), L'Oubli de la natation, La Guerre avec ma mère, Le Désespoir du peintre, Gaby grandit (Champ Vallon) ainsi que des ouvrages d histoire, parmi lesquels Les Deux Paris. Les représentations de Paris dans la seconde moitié du XIXe siècle (Champ Vallon, 2001).
Résumé : Il y a Arthur Bernard, l'auteur, le narrateur qui court toujours derrière les autres noms. Il y a Arthur Ferdinand Bernard ou AFB, apprenti relieur de dix-huit ans à Montparnasse en 1890, également apprenti assassin puisqu'il ratera son crime et même son châtiment. Condamné à mort, il sera gracié et transporté à la Nouvelle-Calédonie. Le dossier sur lui aux Archives s'arrête en 1895. Alors on va lui inventer une suite. C'est là-bas qu'il deviendra vraiment relieur et notamment de L'Odyssée. Il construira aussi des cerfs-volants dont un oiseau géant capable de l'élever dans les airs, au-dessus de l'océan. Il ne reviendra jamais. Tout appartient à la poussière, cette insatiable. Elle dissout les morts et protège les livres que liront les vivants.
Résumé : Ce roman enlevé met en scène les aventures de Gabriel Lavoipierre, âge, occupations, goûts indéterminés. Il habite une maisonnette dans un petit port de pêche aux aspects riants, à l'ouest sur la carte. Il fréquente les pêcheurs, qui tous possèdent un surnom qui les identifie à leur spécialité : Gas-Oil, Diesel, Sans-Fil, à un pays lointain qu'ils ont connu : Costa-Rica, à un tic de langage : Bonjour-Bonjour. Ils se voient Chez Loulou, un bar sur le port, tenu par Louise, une belle personne revenue de beaucoup de bars et de ports. Il y a aussi les maraîchers dans le décor, mais on ne les voit guère ; les voisines, héritières de la Conserverie, une cohorte de dames d'âge, toutes de noir vêtues. Il y a des histoires de motos, de filles. Et ça finira mal. Ainsi va la vie bien réglée dans le petit port de R. Mais tout n'est peut-être pas si lisse. Il y a peut-être des secrets, de sales histoires, par exemple le naufrage de la Captivante. Il y a aussi des questions, celles que se pose Gabriel, venues de livres lus dans le temps ou qu'il invente et celles (les plus nombreuses) qu'il ne se pose jamais. Il y a aussi tout ce qu'on oublie et ce qu'on n'oublie jamais : l'éducation de maman, au siècle dernier, la lecture, la bicyclette et la natation.
Résumé : Le chapitre Mort de ma grand-me?re eut toujours, dans l'esprit de Proust, une unite? tre?s forte. Re?dige? et dactylographie? a? part, il s'est de?veloppe? paralle?lement au Co?te? de Guermantes, semblable a? une nouvelle, distinct de l'ensemble du roman. En l'inte?grant a? son oeuvre Proust l'a coupe? en deux parties, la premie?re en conclusion du premier volume du Co?te? de Guermantes (1920), la seconde en ouverture du second (1921).
Résumé : Paul-Louis Courier est né en 1772 en Touraine, dans l'Indre-et-Loire, pays de vignobles. " Le bonhomme Paul-Louis ", comme il aimait s'appeler lui-même, est un personnage aux talents multiples. Bon mathématicien de formation, il est aussi helléniste et traducteur de grec. Officier d'artillerie sous la Révolution et sous l'Empire, il renonce à la carrière militaire et préfère le grec et la littérature. Opposant à la Restauration, il va devenir un des grands pamphlétaires du XIXe siècle en exprimant la quintessence de cette forme dans Pamphlet des pamphlets (1824). Le pamphlétaire Paul-Louis Courier mourra de façon tragique, assassiné d'un coup de fusil le 10 avril 1825, à deux pas de sa maison. Celui qui s'était fait tellement d'ennemis par la férocité de sa plume ne meurt pas d'une vengeance politique, mais d'une vengeance privée, celle d'un de ses domestiques. " Dans tout ce qui s'imprime il y a du poison plus ou moins délayé selon l'étendue de l'ouvrage, plus ou moins malfaisant, mortel. De l'acétate de morphine, un grain dans une cuve se perd, n'est point senti, dans une tasse fait vomir, en une cuillerée tue, et voilà le pamphlet. "