Désignés comme champions internationaux par leurs précédentes victoires, Elias Tarsis et Marc Amary disputent au Centre Beaubourg une partie d'échecs acharnée. Chacun des deux joueurs observe la tête de son adversaire, qui lui rappelle quelque chose... Pendant ce temps-là, la presse suit passionnément l'affaire Isvoschikov, le plus jeune membre, à soixante-douze ans, du Politburo, et l'homme qui a vraisemblablement le plus de chances de succéder un jour à l'actuel chef de l'Union soviétique. Isvoschikov a été enlevé par un groupe d'extrême gauche qui rêve d'accélérer la destruction du capitalisme en se servant du terrorisme urbain dans toutes les capitales du monde libre. Peu à peu le lecteur découvre que cette partie d'échecs est une lutte à mort entre deux systèmes, entre l'anarchie de Tarsis et le terrorisme élitiste du physicien de génie qu'est Amary, entre deux individus dont le destin est aussi captivant que la partie elle-même. Lentement, les coups joués se transforment en messages codés... Un livre à grand suspense, plein de violence et de tendresse.
Nombre de pages
256
Date de parution
04/05/1983
Poids
278g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782246288817
Titre
La tour prends garde
Auteur
Arrabal Fernando
Editeur
GRASSET
Largeur
140
Poids
278
Date de parution
19830504
Nombre de pages
256,00 €
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Après sa Lettre à Franco (1972) et sa Lettre à Castro (1984), Arrabal poursuit sa correspondance avec les tyrans du XXe siècle. Sa Lettre à Staline est allègrement terrifiante et poétiquement réaliste. Il passe en revue tous les aspects méconnus du senor Djougachvili : ses obsessions pédophiles, les femmes de sa vie, sa formation de séminariste, son christianisme latent, ses poèmes de jeunesse, sa passion pour les échecs, ses meurtres, ses camps de concentration, sa paranoïa, sa police secrète, les suicides de ses proches, sa mort suspecte... A la rubrique " Arrabal ", voici ce qu'écrit le Dictionnaire des littératures de langue française : " Il y a là une énergie cannibale, un hédonisme de la confusion qu'Arrabal appelle volontiers le " panique "... joyeusement ludique, révoltée et bohème, son ?uvre est le syndrome de notre siècle de barbelés et de goulags : une façon de se maintenir en sursis. "
La révolution numérique atteint son apogée, celle des intelligences artificielles. Nous sommes désormais pris en charge. Les outils et les algorithmes nous interpellent, nous encadrent, nous guident, choisissent à notre place. Répondent aux questions que nous ne nous posions pas. Jouent avec nous. Se jouent de nous. Cette dernière révolution nous laisse amers et épuisés. Nos cerveaux sont saturés de dopamine, ne connaissant ni vide, ni repos. Tout comme nos yeux, nos doigts, nos corps. Nos vies sont fragmentées, à l'image du monde. Peut-être devenons-nous des mines à ciel ouvert, aspirés et malmenés par le monde de la donnée, au coeur du d'une réalité qui semble elle-même s'effacer ? Telle n'était pas la promesse du progrès et nous voici pris de vertige : sommes-nous entrés dans une nouvelle civilisation, à la croisée du sommeil perdu, de l'hypnose et de la soumission ? Ou bien vivons-nous la dernière heure de l'homo sapiens ? " Dans la foulée de ses grands succès (La civilisation du poisson rouge, Sortir du bocal, Submersion), Bruno Patino nous livre un court essai prophétique, plein d'idées, d'hypothèses, de portraits, de lectures, de solutions.
Si la littérature est le lieu où la réalité se révèle de la manière la plus saisissante et la plus dérangeante, alors ce roman est un grand livre de littérature ! Un juge du régime des mollahs, condamné à perpétuité, écrit en prison : " Je sais que seuls mes crimes importent, mais mon récit pourrait vous aider à comprendre la fabrique des criminels. " Il raconte son enfance misérable, partageant la chambre d'un grand-père moribond dont il est le " garçon-pipi " , puis l'amour de sa vie, incestueux mais merveilleux, de la perte duquel il ne se remettra jamais. Pour épuiser sa douleur et sa haine, il s'enrôle à la guerre. " J'étais en guerre contre mon destin, et on me donnait une arme et un champ de bataille". Adolescent en quête de martyr, il est envoyé dans une école religieuse pour devenir juge et se prend pour le " Talleyrand iranien " . Il décrit les ressorts d'un régime de terreur, de tortures, de trafic d'organes, d'espionnage généralisé... Un incident va l'inciter à rendre visite à une adolescente en prison, puis, en catimini, à 117 autres jeunes et belles détenues. " Le viol me révulsait, me rebutait, vous comprenez ? J'avais besoin d'être admiré. Je leur apportais des plaisirs à hauteur de liberté. Je les traitais comme des femmes courtisées. Je rendais hommage à leur féminité bafouée. " Alors, ce " violeur attentionné et délicat " , qui reconnaît avoir condamné à mort des innocents, est-il un bouc-émissaire qui paie pour les crimes d'un régime dont les vrais puissants sont exonérés, ou un monstre manipulateur dont la bonne conscience dénonce encore plus la profonde perversion ? Au lecteur de juger. Peut-on être à la fois victime et bourreau ? On se sent mal à l'aise à ressentir de l'empathie pour ce criminel, voire à s'identifier à lui.
Chaque année Sorj Chalandon nous dit qu’il n’écrira plus de livre sur son père, et pourtant, chaque année il y revient. Cette fois il touche le sujet en plein cœur, puisqu’il décrit son errance dans les rues de Paris lors de sa fugue à 17 ans. Il y conte l’adolescence, la rage contre l’injustice, l’engagement, les coups durs et surtout, les belles rencontres salvatrices. Cette fois encore Chalandon m’a émue par sa sincérité et la qualité de sa plume.