Ethique de l'existence post-capitaliste. Pour un militantisme existentiel
Arnsperger Christian
CERF
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EAN :9782204088404
Secoué par des crises de plus en plus profondes et inscrites dans sa logique même, le capitalisme ne cesse de nous surprendre à la fois par son absurdité et par sa capacité à perdurer. Comment expliquer la persistance de l'aliénation dans nos sociétés, si ce n'est par une "fixation" collective sur une logique destructrice? Et comment y remédier? Prolongeant les analyses existentielles amorcées dans sa Critique de l'existence capitaliste, Christian Arnsperger répond ici à l'une des questions les plus difficiles de notre époque: pourquoi sommes-nous de plus en plus nombreux à ressentir qu'un avenir post-capitaliste est une perspective à la fois nécessaire et inquiétante? Au point que nos dirigeants politiques, cooptés dans ce qu'il faut bien appeler une pseudo-démocratie capitaliste, ne parviennent à utiliser les rouages de l'Etat providence que pour renforcer, encore et encore, l'emprise de ce système sur nos corps, nos âmes et nos esprits. La réponse, nous dit l'auteur. se situera dans un véritable sursaut citoyen. Nous avons besoin de "militants existentiels" capables de s'arracher spirituellement à une logique économique qui a cessé de tenir ses promesses. Cette nouvelle forme d'action politique est à notre portée à tous, si nous acceptons de remettre en cause les évidences éculées du capitalisme et de questionner les existences que nous menons en son sein. S'orienter d'après de nouveaux principes de vie; repenser profondément la social-démocratie et inaugurer une vision "communaliste" de l'économie; créer de nouvelles "communautés existentielles critiques", tout en promouvant une éthique de la simplicité volontaire, de la redistribution radicalement égalitaire et de la démocratisation profonde: telle est la visée de ce livre constructif et optimiste qui, tout en développant une vision tout à fait originale. s'inscrit dans la grande tradition de la critique sociale existentielle, aux côtés de penseurs comme E. F. Schumacher, Ivan Illich et André Gorz.
Nombre de pages
314
Date de parution
27/08/2009
Poids
397g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782204088404
Titre
Ethique de l'existence post-capitaliste. Pour un militantisme existentiel
Auteur
Arnsperger Christian
Editeur
CERF
Largeur
135
Poids
397
Date de parution
20090827
Nombre de pages
314,00 €
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A l'heure où, dans les médias, dans les débats publics et même dans le monde universitaire, les économistes et leur savoir sont soumis à de très vives critiques, faut-il se résigner à ce que l'économie soit une tour d'ivoire et les économistes une caste à part, détentrice d'un savoir à la fois mystérieux et inquiétant ? Non, affirme Christian Arnsperger, lui-même économiste, l'économie, c'est nous. Nous ne sommes pas de simples objets de savoir ; nous sommes aussi les acteurs d'un savoir sur nous-mêmes et sur la société. Ce livre s'adresse donc à tous ceux qui voudraient comprendre comment le savoir économique s'insère dans les rouages de notre quotidien et comment l'enseignement de l'économie façonne notre société : au citoyen désireux de mieux comprendre qui sont les économistes et quel est leur travail, leur savoir, leur utilité ; aux élèves de terminale qui se demandent s'il vaut la peine de poursuivre des études d'économie ; aux étudiants en sciences économiques qui ont du mal à mettre le doigt sur ce qui les dérange dans la discipline qu'on leur enseigne ; enfin aux économistes réflexifs qui désirent, en débat avec leurs étudiants et les citoyens autour d'eux, devenir plus sensibles aux enjeux sociaux de leur propre savoir. Ni pamphlet gratuit, ni apologie corporatiste, l'ouvrage propose une critique directe mais équilibrée de la science économique actuelle. Il analyse les rôles qu'elle occupe effectivement dans la société d'aujourd'hui, mais aussi ceux que nous tous, en tant que citoyens d'une société libre et démocratique, nous aimerions lui voir jouer. Une invitation au débat citoyen.
La thèse principale de ce livre est la suivante: nous avons en nous à la fois un «capitaliste intérieur» qui est gouverné par la peur et l'appât du gain, et un «alternatif intérieur» qui aspire à une vie meilleure, plus libre, plus autonome. Tout l'enjeu d'une économie alternative est donc de savoir comment changer les règles de fonctionnement du système pour que nos alternatifs intérieurs puissent évincer nos capitalistes intérieurs. Pour cela, il faut en particulier créer de nouvelles institutions, explorées par l'avant-dernière partie du livre. Encore faut-il comprendre en profondeur d'où viennent les crises actuelles, où elles ont leurs racines, pour pouvoir ?uvrer au changement. C'est pourquoi, de manière extrêmement novatrice, ce livre articule l'analyse serrée des mécanismes économiques contemporains à une réflexion philosophique sur le sens et la valeur de l'existence. Au bout de la lecture de cet ouvrage, à la fois majeur et limpide, on comprend que l'économie a à voir avec le sens de la vie; que l'indispensable action collective pour changer le monde ne peut se passer d'une connaissance de soi; que les alternatives à l'économie capitaliste ont une composante philosophique inéliminable et pourtant éliminée quotidiennement par les prétendus «experts» qui bricolent une machine au bord de l'implosion.
Si le capitalisme contemporain continue d'orchestrer une croissance économique mortifère et insoutenable, c'est qu'il se sert adroitement de nos fragilités existentielles. L'économie est en effet traversée d'enjeux tenaces et profondément enfouis, le plus souvent invisibles, comme l'angoisse de la mortalité, la peur de la fragilité et de la souffrance, et l'angoisse du manque et de l'annihilation, qui déjouent fréquemment nos intentions rationnelles et peuvent faire de nous des êtres inconscients, peu lucides, et parfois destructeurs. La transition écologique implique dès lors non seulement des réformes structurelles de grande ampleur, mais aussi notre réinvention profonde en tant qu'êtres humains : nous avons à devenir lucides concernant les fragilités et les angoisses qu'exploite en nous, à notre insu, le capitalisme croissanciste. Notre plasticité anthropologique nous aidera à y travailler collectivement, par des solutions non consuméristes ouvrant des horizons d'expérimentation radicale. C'est de cette mutation humaine et d'un nouveau rapport au vivant que pourra émerger, pour une humanité plus sereine, une existence écologique post-capitaliste. Christian Arnsperger, économiste, est professeur à l'Université de Lausanne. Il interroge les dimensions anthropologiques de la croissance économique et les conditions de possibilité d'une transition écologique. Il a notamment publié Critique de l'existence capitaliste. Pour une éthique existentielle de l'économie (Cerf, 2005), Ethique de l'existence post-capitaliste. Pour un militantisme existentiel (Cerf, 2009) et Ecologie intégrale. Pour une société permacirculaire (avec D. Bourg, PUF, 2017).
Nous sommes nombreux à ressentir qu'au sein du système économique actuel, nos existences ne sont plus tout à fait humaines. Mais qu'est-ce qui maintient et renforce le fonctionnement de cette économie ? Jusqu'où faut-il creuser pour saisir les rouages de cette mécanique qui appauvrit souvent l'humain en faisant mine de l'enrichir ? Si la logique en place est si tenace, c'est peut-être que quelque chose au fond de nous-mêmes y collabore - quelque chose qui participe de l'angoisse et du déni de notre condition d'humains. Les voies de sortie les plus pertinentes du capitalisme ne sont pas purement économiques, elles sont existentielles. Telle est la conviction qui guide cet ouvrage. Le lecteur est accompagné progressivement vers une meilleure compréhension de ce qui, dans nos profondeurs et souvent inconsciemment, contribue à « faire tourner » la machine économique. Pour mieux agir dans le monde actuel, pour se rebeller sans s'aveugler, il faut partir d'une critique lucide du capitalisme et du mode sur lequel il nous fait exister. À partir de cette prise de recul radicale, informée par les philosophies de l'existence, l'héritage de la théorie critique et de la tradition de l'économie politique, ce livre nous propose de revoir en profondeur les principes qui régissent notre existence économique.
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...