La musique de Debussy fuit entre les mailles de la pensée comme entre les doigts du pianiste... Aux dires-mêmes du compositeur, " elle se cache derrière tous ses voiles ", faisant le grand écart entre la nostalgie d'un monde révolu et la création de formes nouvelles, qui par leur pouvoir de rayonnement ont profondément changé la façon d'écrire et d'écouter de la musique aux XXe et XXIe siècles. En cette année du 100e anniversaire de la mort de Claude Debussy, ce livre a l'ambition d'une exploration dans l'univers debussyste sous des angles pluriels, inédits, originaux ou inattendus parfois, sans exclure quelques échappées d'humour faunesque... faites par une pléiade de grands debussystes, chercheurs, professeurs, conservateurs, compositeurs, interprètes. Refusant comme le préconisait Debussy de " démonter les oeuvres comme de curieuses montres ", ils ont choisi d'investiguer les traces visibles ou rhizomiques que la musique de Debussy a laissées chez quelques compositeurs contemporains majeurs comme Dutilleux, Scelsi, Messiaen, Takemitsu, Crumb, Boulez, Ligeti, Sciarrino, Madureira, Denisov, Murail, Pécou et les autres, agissant comme des révélateurs de nouvelles " résonances " debussystes. Dis-moi à qui tu as donné une part de ton ADN musical et je te dirai qui tu es...
Nombre de pages
342
Date de parution
03/10/2018
Poids
576g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343156347
Titre
Claude Debussy. La trace et l'écart
Auteur
Armengaud Jean-Pierre ; Castanet Pierre Albert
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
576
Date de parution
20181003
Nombre de pages
342,00 €
Disponibilité
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Compositeur à la fois trop connu et mal connu, Satie attire et intrigue. Cet ouvrage aborde et explicite tous les paradoxes de sa vie et de son comportement, grâce à la vision en profondeur d'un interprète et musicologue, immergé de longue date dans cette oeuvre. Jean-Pierre Armengaud prend la musique au mot, met les oeuvres et les textes de Satie, qui les accompagnent, sur le gril de son scalpel auditif, des délicates Gymnopédies si souvent entendues au scandale de Parade et à la méditation de Socrate, bien loin des excentricités du Chat Noir où Satie était pianiste dans sa jeunesse. Tantôt il s'essaye à faire la synthèse des nombreuses études réalisées autour du compositeur, tantôt il prend de la distance par rapport aux idées reçues. D'une collaboration étroite avec les artistes les plus en vue (Cocteau, Picasso, Picabia...) à des brouilles retentissantes (les musiciens du groupe des Six), de la fréquentation de la haute société des années folles à la fraternité engagée avec les pauvres d'Arcueil, de la rêverie encore romantique des "Morceaux en forme de poire" au dadaïsme provocateur de la "Musique d'ameublement", les extrêmes sont le fait de la vie de Satie, qui recouvre bien des mystères: l'homme privé a gardé ses secrets; quant au compositeur, il a changé notre écoute et laisse une trace ironique dans laquelle se sont glissés bien des musiciens du xxe siècle qui constituent sa postérité.
La musicologie de l'interprétation vise à une étude critique de la réception et du vécu de l'?uvre musicale. Ces quatorze contributions abordent divers aspects de la musicologie de l'interprétation : les gestes du musicien ont été traités dans des articles consacrés à la métamorphose du piano contemporain, aux gestes du pianiste et du chef d'orchestre et au tempo rubato ; les relations entre interprète et compositeur sont étudiées à travers des analyses de Beethoven, Debussy, Satie, Duparc, Rachmaninov, Ives.
L'une des rares intégrales des oeuvres pour piano d'Erik Satie, elle demeure la plus complète et la plus achevée parue à ce jour. La dérision permanente, la poésie latente, la gouaille simulée et l'amertume pudique de ces pages sont sublimées par l'approche sérieuse et raffinées des deux pianistes". (E. Moreau, Diapason - 5 diapasons)
La poésie baroque reste, en France, une abstraction. On parle de "l'âge baroque", à la rigueur de "baroquisme" mais baroque est un adjectif, rarement un substantif. C'est comme s'il s'agissait d'un mouvement, d'une culture du Sud, propre à l'Italie et à l'Espagne. Le baroque serait quelque chose d'importé, d'accessoire, qui enlèverait de son originalité au génie français. Aussi, cette très complète anthologie de la poésie baroque française (1570-1660), établie par le poète et traducteur espagnol Jorge Gimeno, permet-elle de redécouvrir des auteurs qualifiés de marginaux et d'atypiques. Si Agrippa d'Aubigné, Théophile de Viau, Saint-Amant et Tristan L'Hermite sont aujourd'hui les plus connus, nombreux sont ceux qui explorent des champs nouveaux, laissant de côté l'esprit de sérieux et le formalisme de leurs aînés. Ils ouvrent la voie à Baudelaire, Mallarmé ou encore Valéry.