Présentation de l'éditeur A sa mort, en 322 av. J. C., Aristote laisse une oeuvre savante aux proportions gigantesques - et qui demeure aujourd'hui très vaste, même si une grande partie en a été perdue. Fondements de la philosophie et de la science occidentales, les nombreux traités dans lesquels il scrute et pense le monde sous ses aspects les plus divers ont fait longtemps considérer leur auteur, selon le mot de Dante, comme "le maître de ceux qui savent". Ils ont laissé une empreinte profonde dans la conception même que nous nous faisons des sciences et de la connaissance. Si l'image dogmatique que la scolastique a véhiculé de cette philosophie lui fait parfois encore du tort, elle ne résiste pourtant pas à la lecture des textes. Aristote se réclame d'une double originalité : celle de pouvoir trancher, mieux que d'autres, des questions controversées, et celle de pouvoir engager de manière assurée le savoir sur de nouvelles pistes. Pour ce faire, il prête la plus grande attention aux opinions d'autrui, celles du plus grand nombre comme celles des spécialistes. C'est pour lui un principe de méthode, maintes fois rappelé. L'immense contribution au savoir universel que forme son oeuvre demeure irremplaçable, sinon par son contenu doctrinal, du moins par les procédures qu'elle instaure et par les questions qu'elle pose. Depuis Boèce jusqu'à nos jours, chaque traduction d'Aristote est l'occasion d'une nouvelle interprétation et une possibilité de redécouverte. Les traités réunis dans ce volume sont tous (à une exception près, l'Ethique à Nicomaque, dont la version française a été révisée par son auteur, Richard Bodéüs) proposés dans des traductions inédites et accompagnés d'un appareil critique qui, tout en profitant de la littérature savante, spécialisée, ne s'y substitue pas : il vise "simplement" à rendre l'oeuvre d'Aristote accessible au lecteur d'aujourd'hui.
Il n'est pas permis d'être maladroit lorsque la fin poursuivie est bonne, de perdre une guerre juste pour ne pas s'être donné les moyens de la gagner. En ce sens, Aristote reproche à Socrate de s'être laissé condamner et d'avoir sacrifié la justice réelle sur l'autel de la justice idéale, en refusant d'employer les armes de ses adversaires sophistes et de les retourner contre eux. Aristote défend donc ici le bon usage de la rhétorique qu'il innocente à titre de moyen. Si la distinction platonicienne de la justice et de la rhétorique tient toujours, Aristote se refuse néanmoins à considérer celle-ci comme un pur simulacre. La rhétorique n'est pas à la justice ce que la cuisine est à la médecine ou la parure à la gymnastique. Elle n'est pas qu'un art de tromper, mais peut être efficacement utilisée pour faire triompher le Bien. Savoir dire ce qu'il faut quand il le faut, en sachant à qui l'on s'adresse, est même un devoir quand le discours est porté par une conviction morale. Dans la Rhétorique, Aristote délaisse le ciel des idées pures pour analyser les effets réels du langage. Résolument actuel. --Paul Klein
Résumé : "L'amitié est absolument nécessaire à la vie." Dans l'Ethique à Nicomaque, Aristote expose, en dix livres, l'accès à la sagesse et au bonheur individuel et collectif. Au coeur de ce projet, se trouvent les livres VIII et IX consacrés à l'amitié. Ni simple expression d'un sentiment de bienveillance ni tendre inclination, l'amitié est une vertu. C'est bien en tant que telle que son étude trouve place dans cette Ethique, qui cherche à comprendre pour quelles raisons et de quelles façons les hommes sont liés les uns aux autres. Faite de réciprocité, l'amitié véritable donne son sens à la vie et à la société des vivants. Et si l'amitié est une vertu, l'ami, lui, est un bien ; le plus grand bien extérieur que l'homme puisse posséder et, en cela, digne du plus grand soin.
La Constitution d'Athènes est la seule qui nous soit parvenue des 158 monographies de cités grecques composées au sein de l'école d'Aristote, peu après le milieu du IVe siècle av. J.-C. Publié pour la première fois en 1891, ce texte a révolutionné ce que l'on savait d'Athènes, de ses institutions, de son histoire. Il donne une description inégalée du régime politique de cette cité démocratique, avec un exposé historique qui montre les étapes de sa mise en place. C'est la seule pièce qui nous reste pour saisir comment la réflexion d'Aristote sur la politique s'est formée par l'étude du réel. Ce traité n'avait été traduit qu'une fois en français, en 1922. De nombreux travaux d'histoire et d'archéologie en ont renouvelé la compréhension. La présente édition voudrait en faciliter la lecture à tous ceux qui s'intéressent à Athènes, à ses institutions, ou à l'histoire de la démocratie.
Tout cela vient d'être dit pour donner un avant-goût des êtres et des caractères à considérer, et on en parlera avec précision par la suite, mais il faut en saisir d'abord les différences et les attributs communs. Après, on tentera d'en trouver les causes. Il est ainsi conforme à la nature de mettre en oeuvre cette méthode, en constituant d'abord une information sur chaque point. Car le domaine et les ressorts de la démonstration en procèdent clairement. Il faut d'abord prendre les parties dont les animaux sont constitués, car c'est surtout et d'abord en fonction d'elles que les animaux se différencient, soit en possédant soit en ne possédant pas telle partie, soit par leur position et leur ordre, soit selon les différences déjà exposées, par la forme, l'excès, l'analogie et par l'opposition des caractères."
Quatre adolescents, évadés de leur orphelinat prison, reprennent la lutte perdue par leurs parents quinze ans plus tôt. Leur combat, hymne grandiose au courage et à la liberté, semble désespéré. Et pourtant...Notes Biographiques : Jean-Claude Mourlevat est né en 1952 à Ambert en Auvergne, de parents agriculteurs. Il est le cinquième enfant de six (trois frères et deux soeurs). Il fait des études à Strasbourg, Toulouse, Bonn et Paris et exerce le métier de professeur d'allemand en collège pendant cinq ans avant de devenir comédien de théâtre. Il est notamment l'auteur et l'interprète du clown muet nommé «Guedoulde», spectacle joué plus de mille fois en France et un peu partout dans le monde. Il met en scène de nombreuses pièces de Brecht, Cocteau, Shakespeare¿ Depuis 1997, il publie des ouvrages pour la jeunesse. Il écrit tout d'abord des contes, puis un premier roman, "La Balafre". Depuis, les livres se sont succédé avec bonheur, plébiscités par les lecteurs, la critique et les prix littéraires. Jean-Claude Mourlevat réside près de Saint-Étienne, avec sa femme et leurs deux enfants.
Résumé : Dix-sept ans, un bel âge?? Pour Emma, c'est tout le contraire: en quelques mois, elle perd sa grand-mère, quitte son amoureux, vole au supermarché. Elle maigrit beaucoup. Volontairement. Pourquoi?? Elle-même ne le sait pas vraiment. Tout bascule le jour où elle découvre un vieux journal intime dont la lecture l'entraîne dans une douloureuse enquête sur le rôle de ses grands-parents pendant la Seconde Guerre mondiale?
Sujet: Felicidad: la cité du bonheur. Dans ce monde du futur, le bonheur est devenu un impératif absolu, en tous cas pour les habitants privilégiés des meilleures zones de la Grande Europe. Mais le gouvernement, dirigé par un Président à vie qui ne vieillit presque plus, repose sur une poignée d'hommes et une police omniprésente. Des parhumains ont été fabriqués pour subvenir aux besoins des humains, mais ils menacent de se rebeller sous la houlette de quelques dangereux spécimens. Le lieutenant Dekcked est chargé de l'enquête, qui va le mener bien plus loin que prévu, jusque dans les coulisses du pouvoir. Commentaire: Un excellent thriller de science-fiction, très bien construit et servi par une plume agréable. Les réflexions suscitées par le contexte politique et les manipulations génétiques sont propres à alimenter discussions et débats entre lecteurs ou autour d'un adulte. Le personnage du Lieutenant, sympathique, efficace et très brillant, ne révèle ses secrets qu'à la fin ultime, guidant le suspense avec talent tout au long de l'ouvrage.
Vous ne trouverez pas ici le résumé de ce livre car il est important de le découvrir sans savoir de quoi il parle. On dira simplement qu'il s'agit de l'histoire du jeune Bruno que sa curiosité va mener à une rencontre de l'autre côté d'une étrange barrière. Une de ces barrières qui séparent les hommes et qui ne devraient pas exister.John Boye est né à Dublin en Irlande, en 1971. Après des études de littérature, il suit le cours d'écriture de l'université d'East Anglia, où il enseignera plus tard. Vers l'âge de vingt ans, il commence à écrire des nouvelles, dont certaines paraissent dans la presse, notamment dans le Sunday Tribune. Le garçon en pyjama rayé est son quatrième roman et son premier ouvrage destiné à la jeunesse. Cependant, cette fiction poignante a su interpeller les lecteurs de tous âges. Traduit en dix-sept langues et couronné de nombreux prix, comme le irish Book Award Listener's Choice Book of the Year, le livre fait actuellement l'objet d'une adaptation au cinéma