Généalogie de l'idée de progrès. Histoire d'une philosophie cruelle sous un nom consolant
Ariffin Yohan
DU FELIN
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EAN :9782866457662
Vénérée par les uns et détestée par les autres au XIXe siècle,technicisée et redoutée au XXe siècle, l'idée de progrès a étéforgée par les Lumières dans le creuset d'une lutte opiniâtre.Comment en est-on venu à aplanir la temporalité circulaireassignée aux affaires humaines depuis la plus haute Antiquité? L'histoire n'enseignait-elle pas que les collectivités étaientsoumises à des vicissitudes constantes qui voyaient alterner,comme l'aurore et le crépuscule, succès et échecs, grandeur etdécadence? La difficulté allait être levée en prenant pour sujetle genre humain, son rapport au monde physique, sa capacitéd'en percer les secrets, de domestiquer, transformer,artificialiser la nature. Les civilisations avaient beau sesuccéder, l'homme, disait-on, était destiné, en tant qu'être douéde raison, à s'améliorer. Cette exaltation de l'homo faberouvrait la voie à l'établissement d'une hiérarchie entre lescollectivités humaines qui réduisait l'altérité à autant d'écartssur une trajectoire dont la civilisation occidentale représentaitle dernier degré de complétude. Pourtant, l'idée de progrès n'ajamais cessé d'être combattue. Bien que les conceptionsconcurrentes formées sur les figures du pessimisme historique,de l'anti-rationalisme, ou du relativisme culturel aient été enpartie marginalisées au siècle des Lumières, elles n'ont pas étéabolies pour autant. Leur regain actuel face à la criseenvironnementale et aux malaises suscités par lamondialisation en témoigne. Soucieux de leur accorder uneégale importance, l'ouvrage renouvelle l'historiographie duprogrès en réunissant une somme d'opinions sur le processusde civilisation tel qu'il fut représenté par ses défenseurs et sesdétracteurs les plus convaincus. En conclusion, l'auteur offreune interprétation sur les ressorts socio-affectifs du progrèsqui doit son pouvoir de persuasion au fait qu'il a aussi été legrand consolateur de la modernité. Un consolateur cruel parles sacrifices justifiés en son nom.
Résumé : Cet ouvrage offre une analyse critique des principaux cadres en vigueur dans l'étude des relations internationales contemporaines pour comprendre les rapports de conflit et de coopération entre Etats, les clivages entre le Nord et le Sud, le rôle des institutions intergouvernementales, des ONG et des entreprises transnationales. Cette 6e édition rend compte de l'émergence de certains pays, de l'affirmation du G20 et de la recomposition des rapports entre puissances
Ce livre n'est pas une arme... C'est un outil qui permet d'affûter notre regard et notre esprit critique pour mieux cerner un phénomène indissociable de l'être humain: la guerre. "Qu'est-ce que la guerre?": Jean-Michel Potiron, homme de théâtre invité en résidence sur un campus universitaire, a ingénument posé cette question à des philosophes, historiens, neurobiologistes, psychiatres, sociologues, anthropologues, politologues, géographes, historiens de l'art, archéologues, théologiens, poètes-musiciens, étudiants, enseignants, hommes et femmes... De cette enquête sont nés un spectacle théâtral et trois ateliers interdisciplinaires qui, en multipliant les angles d'approche, en mettant en dialogue les uns et les autres, en associant des sensibilités variées, bousculent nos idées reçues et nos a priori. Réunis dans un livre décapant qui donne matière à penser et à déclamer, ces textes offrent un éclairage diversifié sur une part maudite de la condition humaine.
En 1940, la France capitule. En 1941, Jacques Lusseyran, alors qu'il est aveugle et n'a pas 18 ans, entre en résistance en rejoignant le mouvement Défense de la France. " Le 20 juillet 1943, il est arrêté par la Gestapo, interrogé pendant des jours interminables et enfermé à Fresnes. Il sera déporté en 1944 à Buchenwald. " Comment un aveugle peut-il survivre à cet enfer ? Grâce à la protection d'un groupe de Russes et à sa connaissance de l'allemand qui lui permettra d'informer les autres déportés des agissements des S.S. Après un an et demi d'horreur, il est libéré et revient en France où il poursuivra ses études en affirmant ses aspirations littéraires balayées par la guerre. Jacques Lusseyran deviendra un brillant conférencier et enseignera la littérature française dans différentes universités américaines. En 1971, il meurt dans un accident de voiture. Il a alors 47 ans. Cette autobiographie est un exceptionnel exemple d'amour de la vie, de courage et de liberté intérieure face à l'adversité.
Odile de Vasselot a 18 ans lorsque les Allemands envahissent la France. Convaincue dès le début du conflit de la nécessité de résister, elle est orientée vers des réseaux qui, bien qu'animés en grande partie par des civils, ont des objectifs militaires. A partir de 1942, elle est mise en contact avec deux vastes réseaux antinazis oeuvrant en Belgique, en France et en Espagne. Odile de Vasselot est d'abord agente de liaison pour le service de renseignement Zéro, puis sert, au sein du réseau Comète. comme convoyeuse de pilotes anglais rescapés des batailles aériennes, des opérations à haut risque et très mouvementées menées depuis le territoire belge. C'est en brossant le portrait de ses compagnons d'armes portés par leur courage, leur modestie et leur ténacité que l'autrice nous fait revivre une phase essentielle de la Résistance.
A travers 15 dilemmes redoutables, situés aussi bien dans notre quotidien que dans des futurs proches ou imaginés, ce livre met à l'épreuve nos certitudes et nos intuitions les plus profondes. Chaque situation force à trancher là où aucune solution ne permet de sortir indemne - là où décider signifie toujours renoncer. En croisant la pensée des grands auteurs classiques et contemporains avec des exemples issus de la science-fiction, de la culture populaire et de l'expérience ordinaire, Charlotte Peytour nous invite à philosopher autrement, de façon vivante et concrète. Ici, pas de bonnes réponses, mais des clés pour comprendre comment nous décidons, pourquoi nous hésitons et ce que chaque choix révèle de nous.
Ce livre réconcilie avec la base de la philosophie, et ça fait du bien. Loin d'être d'abord conçue comme de l'exégèse pointue, la philosophie existe parce qu'on l'a inventée pour répondre à des questions vitales. Parmi celles-ci : comment guérir de l'épreuve douloureuse d'exister, puisque vivre, tout simplement, ne va pas de soi ? Les philosophes, à travers l'histoire, ont apporté leurs réponses. La philosophie, dans ce livre, devient un guide de conduite formidable pour se réconcilier avec la vie.
Peut-on encore avoir recours à la pensée humaniste, cette philosophie lucide et joyeuse, inspirante et bienveillante, dans un monde où les repères sont à ce point brouillés ? Du XIVe siècle à nos jours, d'Erasme à l'espéranto, de Christine de Pisan à Bertrand Russell et de Voltaire à E.M. Forster, ce livre montre comment des femmes et des hommes d'hier et d'aujourd'hui, guidés par leur foi en la raison, ont placé l'amour de l'humanité tout entière au coeur de leur réflexion. Après son inoubliable Comment vivre ? , sur les traces de Montaigne, Sarah Bakewell nous convie à la découverte de la pensée libre, de son foisonnement d'idées et d'expériences, portées par une vision éthique de l'existence. Aujourd'hui plus que jamais, il s'avère urgent de s'inspirer de ces modèles d'humanisme.
Une autre histoire de la philosophie, qui redonne leur place aux femmes oubliées. En dépit de leur oubli et de leur effacement, les femmes ont contribué à l'histoire de la philosophie. Cet ouvrage vise à leur rendre justice, en mettant en avant leur pensée et leurs apports décisifs. Les auteures et chercheures qui ont collaboré à cette autre histoire de la philosophie ont consacré leurs travaux à faire connaître cette part oubliée de l'histoire de la pensée, d'Hypathie à Simone de Beauvoir, en passant par Rosa Luxemburg, Jeanne Hersch et Hannah Arendt, jusqu'aux débats récents après #Metoo. Laurence Devillairs et Laurence Hansen-Love analysent ce que la philosophie doit aux femmes, avec les contributions des philosophes Sandrine Alexandre, Annabelle Bonnet, Marie Chartron, Estelle Ferrarese, Geneviève Fraisse, Marie Garrau, Isabelle Koch, Catherine Larrère, Catherine Malabou, Maud M'Bondjo et Camille de Villeneuve. " Un ouvrage remarquable, tant par la qualité des coautrices que par son contenu et sa visée. " Libération