L'atmosphère des tragédies grecques antiques ? la fureur et l'austérité d'Eschyle, la truculence d'Euripide ? plane sur cette âpre épopée en forme de conte, cette histoire d'une corrida du désespoir, ultime bravade d'un peuple déchu - de ses droits, de sa langue, de sa culture : les Indiens des Andes. Arguedas brosse à grands traits le tableau d'un microcosme suspendu entre Terre et ciel, accroché aux cornes sanglantes de son taureau légendaire, Minotaure combattu à la dynamite. Dynamités du même coup, sur ces arènes de poussière, les corps sociaux, notables, métis, Indiens, classes montantes. Dynamitée aussi la langue espagnole : par le quechua, les injures, les chants éplorés des femmes. Yawar Fiesta propose un univers de tourmente, une vision historique et une synthèse politique stupéfiantes, mais aussi un feu d'artifice de poésie pure (servi par une excellente traduction) ? en bref, une ?uvre majeure à découvrir ou redécouvrir. --Scarbo
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Nombre de pages
199
Date de parution
12/01/2001
Poids
401g
Largeur
1mm
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EAN
9782864243694
Titre
Yawar fiesta (La fête du sang)
ISBN
2864243695
Auteur
Arguedas José-Maria
Editeur
METAILIE
Largeur
1
Poids
401
Date de parution
20010112
Nombre de pages
199,00 €
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Dans les vallées du Pérou du Sud arrosées par l'Apurímac, le Pachachaca, un avocat pauvre erre de ville en village à la recherche d'une résidence idéale. Son jeune fils, Ernesto, l'accompagne dans ce périple et raconte avec beaucoup de gravité et de poésie comment il découvre le monde à travers cette existence nomade. Et lorsque son père le laisse dans un collège religieux de la province, Ernesto connaît le désarroi au milieu de camarades brutaux ou vulnérables. Au cours de ses escapades, il voit le misérable sort des péons. Lors d'une révolte, il suit les métisses dans leur bruyante émeute. Une épidémie de typhus s'abat sur les hameaux indiens : cette vision digne de l'Apocalypse constitue pour l'enfant le sommet d'une crise où tout, dans sa solitude, lui aura été révélé.
Dans les vallées du Pérou du Sud arrosées par l'Apurímac, le Pachachaca, un avocat pauvre erre de ville en village à la recherche d'une résidence idéale. Son jeune fils, Ernesto, l'accompagne dans ce périple et raconte avec beaucoup de gravité et de poésie comment il découvre le monde à travers cette existence nomade.Et lorsque son père le laisse dans un collège religieux de la province, Ernesto connaît le désarroi au milieu de camarades brutaux ou vulnérables. Au cours de ses escapades, il voit le misérable sort des péons. Lors d'une révolte, il suit les métisses dans leur bruyante émeute. Une épidémie de typhus s'abat sur les hameaux indiens : cette vision digne de l'Apocalypse constitue pour l'enfant le sommet d'une crise où tout, dans sa solitude, lui aura été révélé.
Résumé : Ce document, écrit par le meilleur conteur péruvien contemporain, est aussi un grandiose wertern andin. Autour de deux frères, grands seigneurs péruviens, l'un farouchement opposé au progrès et l'autre qui essaie, sans succès, de composer avec la civilisation moderne, évoluent des centaines de personnages dans un climat passionnel : Indiens libres ou serfs, grands propriétaires et petits blancs, financiers internationaux et hommes de main, etc., constituent une inoubliable fresque épique.
Deux jeunes hommes, deux origines sociales, deux vies liées par la curiosité, deux destins tragiques dans un XIXe siècle nordique et colonial. Jónas Hallgrimsson, naturaliste et poète islandais, étudie à Copenhague, crée une revue et vit une bohème estudiantine grisante, entouré d'écrivains comme H.C. Andersen. Il a rencontré un jeune garçon, berger et rêveur, né dans une famille très pauvre, qui est devenu son ami. Le sort va les frapper impitoyablement tous les deux : Jónas va se casser la jambe, être hospitalisé et victime de la négligence du chirurgien. Et Keli va disparaître dans la campagne déserte de l'intérieur du pays. Les méthodes de l'enquête lancée par le bailli sont étonnantes dans cette colonie peu peuplée de paysans miséreux, et les explosions de violence sont nombreuses. Le style élégant et économe d'Arnaldur Indridason nous tient en haleine. Un grand livre noir d'un remarquable écrivain mondialement reconnu.
Melchiorre Matteo ; Echenoz Anne ; Quadruppani Ser
Après avoir revendu son palais en ville, le dernier des Cimamonte, héritier d’un mode de vie révolu, revient s'installer en montagne dans la villa de ses ancêtres. Surnommé ironiquement « le Duc » par les villageois, il profite d’une vie paisible et calme. Quand il apprend que quelqu’un vole dans ses bois, il va se heurter à l’implacable Fastréda et se retrouver tiraillé entre l’histoire de sa famille qui empoisonne petit à petit son esprit, et le bon sens qui lui dicte de ne pas s’accrocher à des principes passéistes. L'écriture de Matteo Melchiore nous emmène en même temps que le Duc dans une inévitable lutte de pouvoir, qui s’envenime au fur et à mesure que les saisons marquent les magnifiques paysages de la montagne italienne, de la lumière de l’été à la froideur de l’hiver, jusqu'au feu du printemps.
Un homme quitte la prison de San Vittore. Il est seul, personne ne l'attend. Il a un plan pour échapper à son passé, fait de violences au nom de la 'Ndrangheta, de trafic de drogue, de chantages... Comment a-t-il pu sortir de prison en toute légalité au bout de quatre ans alors qu'il devait en purger trente, c'est ce que tout le monde se demande, à commencer par l'imperturbable Lanza, au flair aussi redoutable que son humour craignant une flambée de violence, il alerte l'inspecteur Ferraro qui, bon gré mal gré, comme toujours, part investiguer dans une Milan graduellement ensevelie sous la neige. De Milan et sa folle course urbanistique aux labyrinthiques quartiers de Naples, en passant par un poussiéreux village calabrais grillé parle soleil, Gianni Biondillo nous régale ici d'une nouvelle enquête de son inspecteur préféré, issu du populaire Quarto Oggiaro en voie de gentrification, et nous emporte avec lui dans une intrigue noire, drôle et émouvante, où tous les protagonistes seront liés par le goût du sang.