L'économie, une science qui nous gouverne ? Leçons de crises
Aréna Richard ; Askenazy Philippe ; Benghozi Pierr
ACTES SUD
28,40 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9782742796854
Deux révolutions industrielles au XIXe siècle, celles de l?information et de la mondialisation au tournant du XXIe ; la succession des crises économiques dues aux spéculations sur le crédit, (1929), sur l?immobilier (Japon, années 1990), le numérique (années 2000-2002), les subprimes (2008) ? nul doute, l?économie nous gouverne. Mais qu?en est-il de la science économique, théorisée par Karl Popper, et de son autorité dans l?ordre de l?analyse, de la prévision et de la décision? A l?origine, l?économie se voulait « politique », sans s?arroger le titre de science. Empreinte de l?esprit des Lumières, elle se fondait sur le principe de la libre circulation des biens et des marchandises, qu?autorisait la spécialisation des tâches (Adam Smith), en un harmonieux système d?échanges autorégulé, dynamique, appliquant au commerce et à la production le cadre intellectuel défini, un siècle plus tôt, pour l?étude de la nature, par Harvey, circulation du sang, développement de l?embryon, puis par la mécanique céleste de Newton, plus tard par les expériences sur le magnétisme et l?électricité. Au nom de ce principe naturel des échanges réciproques, l?économie politique dénonçait, avant tout, les déformations artificielles, autoritairement imposées par le colbertisme, ainsi que les avantages indus concédés aux grands monopoles (Compagnie des Indes). L?économie ressortissait ainsi à la philosophie politique et au savoir encyclopédique. Tout change avec la première révolution industrielle, fondée sur l?innovation technologique (Watt et Boulton, Arkwright) et sur sa commercialisation soumise à la compétitivité des entreprises et à la puissance des Etats. A partir de 1830, les crises récurrentes et les traumatismes sociaux qu?elles engendrent semblent rendre nécessaire une science de la prévision voire de la « transformation » (Marx) des mécanismes économiques modelant la société. D?où le développement, depuis les travaux de Clément Juglar, théoricien des cycles économiques (1862 et 1869), d?une analyse théorique, de contenu statistique et historique, mais faisant appel, également, dans son cas, à la psychologie des masses. La Grande Dépression de 1929-34 est l?âge d?or de la théorie économique : l?analyse des crises en est le noyau, Keynes, Hayek, Schumpeter, les noms emblématiques. Dès lors, apparaissent les modèles macroéconomiques de cycles, les analyses quantifiables de l?économétrie. Le 1er choc pétrolier de 1973, qui scelle la fin des Trente Glorieuses, et la remise en question de Keynes et de l?Etat-providence au nom du monétarisme de l?idéologie libérale (Milton Friedman et la Nouvelle école classique) accentuent, en fait, le besoin de modélisation (modèle d?équilibre général stochastique) et de quantification reposant sur des concepts, théorie des marchés efficients, de la valeur fondamentale, qui présupposent, en microéconomie aussi bien, désormais discipline reine, des acteurs économiques abstraits, entièrement rationnels, et le pur calcul de l?intérêt sur la base d?une information intégrale et instantanée. L?un des intérêts majeurs des nombreuses contributions au livre est de nuancer la tentation de la rationalité radicale de la science économique, telle qu?elle est représentée par de grandes figures comme Arrow, Debreu, Maurice Allais, sans toutefois dévaluer cette exigence de rationalité mais en laissant apparaître l?infinie complexité d?un champ économique soumis à de multiples paramètres, qualitatifs autant que quantitatifs. D?une part (chapitres 1 et 2) la science économique, tout en ayant recours aux instruments d?analyse de la mathématique statistique et surtout de la physique, relativise elle-même son objet en l?insérant dans un réseau diffus de conditions sociales et de subtiles aspirations psychologiques : John Rawls, capabilités d?Amartya Sen, « économie du bonheur », théorie des jeux, neuroéconomie ? D?autre part, les nombreux domaines d?application auxquels elle se confronte sont développés tout au long de la deuxième partie (chapitres 3 à 5) : créativité et innovation industrielle ; rôle du secteur bancaire et articulation de l?économie financière et de l?économie réelle ; principaux enjeux de société tels l?énergie, les conditions climatiques, la croissance durable, l?équité de répartition des ressources ; l?opacité des concepts économiques pour le public dont l?inculture économique engendre des comportements aléatoires ou moutonniers; l?articulation, enfin, de l?économique et du politique et l?exigence, peut-être utopique, d?une régulation mondiale de l?économie, improbable retour aux sources de l?Economie politique classique.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
384
Date de parution
03/04/2011
Poids
539g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782742796854
Titre
L'économie, une science qui nous gouverne ? Leçons de crises
Auteur
Aréna Richard ; Askenazy Philippe ; Benghozi Pierr
Editeur
ACTES SUD
Largeur
150
Poids
539
Date de parution
20110403
Nombre de pages
384,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Aréna Richard ; Assous Michaël ; Gamel Claude ; Po
Ce 53ème numéro des Cahiers d'économie politique consacre notamment une étude au modèle keynésien de James Meade, à la théorie de la réflexivité limitée, aux réflexions sur la théorie hayekienne du droit, aux différences entre Hayek théoricien du "mirage de la justice sociale" et Rawls auteur de la "théorie de la justice", ainsi qu'à la place de la monnaie chez Keynes.
Cartapanis André ; Aréna Richard ; Prot Baudouin ;
Avant d'entamer les deux thèmes principaux, la rédaction de la Revue d'économie financière a donné la parole au Président de BNP Paribas, Baudouin Prot, qui expose son analyse de l'action des banques françaises depuis le début de la crise financière. Les relations finance et industrie sont complexes, et l'approche historique retenue ici relativise l'idée d'un mode de financement optimal dans l'économie. Celui-ci est souvent question de circonstances et varie en fonction des institutions, de la gouvernance, ainsi que des besoins relatifs des secteurs privés et publics. Industrie de services, la finance repose en partie sur la qualité de la main d'oeuvre. La deuxième partie du numéro aborde des questions d'actualité telles que les rémunérations et les incitations financières dans la finance, les relations entre les performances financières et le capital humain, l'impact de la formation et les décisions de délocalisations. Ensuite, le numéro 104 propose trois articles sur différentes problématiques actuelles de l'économie financière.
Résumé : Qu'il s'agisse de compléter une lumière ambiante trop faible pour opérer en instantané, d'améliorer la qualité de l'éclairage naturel ou encore de répondre à des besoins artistiques, l'utilisation d'un flash reste assez complexe à appréhender pour de nombreux photographes. Dans ce manuel de référence, le photographe américain Syl Arena dresse un tour d'horizon exhaustif de toutes les techniques nécessaires pour réussir ses clichés à l'aide d'un ou plusieurs flashs Speedlite de Canon. Après une introduction complète sur la lumière et la couleur, il présente en détail toute la gamme des flashs Speedlite, ainsi que leurs accessoires, puis explique comment travailler son éclairage (fixation, matériel, plans d'éclairage) pour "ciseler" la lumière à l'aide d'un ou plusieurs Speedlite, en illustrant ses propos par de nombreuses séances photo. Que vous pratiquiez la photo de portrait, de reportage ou la photographie de studio, la lecture de cette véritable bible, richement illustrée, vous aidera à maîtriser toutes les facettes de l'éclairage au flash.
La maîtrise de la lumière est fondamentale en photographie. Au même titre que la composition, elle intervient dans le processus de création de toute image. Il est non seulement essentiel de savoir apprécier la lumière à sa disposition, mais il faut également apprendre à la travailler pour obtenir un rendu conforme à ses intentions. Dans ce guide pratique illustré, l'auteur et photographe Syl Arena en présente les caractéristiques principales dans le but de vous aider à la percevoir (direction, intensité, couleur, contraste et dureté), avant de vous initier aux réglages de l'appareil influant sur son contrôle. II aborde ensuite différentes situations de prise de vue en lumière naturelle puis en lumière artificielle. Il vous explique alors comment tirer parti des conditions environnantes et quel matériel utiliser pour modeler l'éclairage (flash intégré, flash d'appoint, réflecteur, filtre).
A l'orée des grands incendies, nous aurons au moins eu ça, la bière, le sel et la pénombre d'une chambre où l'on marche pieds nus, nos veilles aux yeux plissés et le petit matin à trente-deux degrés déjà, les draps qui claquent dans le vent dehors et le bleu de la mer, nos engueulades et la catastrophe de tes reins. C'est assez de souvenirs pour dix romans et nos deux vies.
Soudain, le vide se fit en lui. Son petit corps se contracta tout entier, il trembla ; et, à cette minute, il sut qu'il serait toujours seul. Une terrible angoisse lui remonta par le bas du ventre. Il aperçut à contre-jour la gueule de Cahill, la mort lui parut proche, toute proche ! Sur sa joue, il sentit le soleil, son harmonie mortelle, sa beauté. Il eut envie de pleurer. Alors, les visages des soldats, des garçons vachers qui faisaient cercle autour de lui, s'évaporèrent dans le néant. Sa main se faufila jusqu'à l'arme, et il tira.
Des électeurs de Trump et des armes, des situations qui dérapent, échappent aux protagonistes et font la une du journal local, trois histoires de famille et de voisins, une montée en puissance exceptionnelle à mesure que la tension grimpe : voilà les ingrédients de cet opus final, qui frappe par la finesse des profils dessinés et l'art de la nuance. Palpitant, haletant et d'une remarquable maîtrise, "American Spirits" explore les hostilités souterraines qui minent les communautés rurales américaines, ainsi que les dérives de la politique nationale. En nous entraînant dans le Nord de l'Etat de New York, au coeur du bourg de Sam Dent, Russell Banks signe une oeuvre magistrale, qui s'inscrit avec éclat au panthéon de la grande littérature américaine. "Banks est un maître au sommet de son art. Si les habitants de Sam Dent n'étaient que les clichés d'un mouvement politique, alors American Spirits ne posséderait pas cette force impressionnante. Mais chacun d'entre eux est un personnage marquant, dont la vie fourmille de détails finement observés. Ces trois novellas sont un immense accomplissement, grâce aux seuls ressorts bruts de l'intrigue et du suspense. Une fois lues, vous ne pourrez plus oublier leur violence troublante et leur fin empreinte d'élégie". Casey Cep, The New Yorker
Reito Naoi est un jeune homme en manque de repères, qui a appris à grandir seul. Accusé d'effraction et de tentative de vol, il risque la prison, mais se voit proposer un marché qui pourrait bien changer sa vie. Un avocat, agissant pour le compte d'un mandataire qui souhaite rester anonyme, lui propose la liberté en échange d'une mystérieuse mission. Reito devient le gardien d'un illustre camphrier, niché au coeur d'un sanctuaire de Tokyo, qui semble renfermer bien plus que du bois et des feuilles. La légende dit en effet que, si l'on suit un rituel bien établi, l'arbre centenaire exauce les voeux et se fait le messager des défunts. "Le Gardien du camphrier" interroge avec émotion et grâce les liens du sang ou ceux du coeur, qui se tissent ou s'érodent au fil du temps et jusque dans la mort. Il est une ode poétique à la découverte de soi et à la connexion aux autres.