Otrante N° 33-34, hiver 2013 : Poétiques du zombie
Archibald Samuel ; Dominguez Leiva Antonio ; Perro
KIME
30,00 €
Épuisé
EAN :9782841746422
On ne saurait exagérer l'extrême actualité du zombie qui, par son succès planétaire, est devenu, pour paraphraser Baudelaire, "notre semblable, notre frère". Plus d'une centaine de films de zombies se sont succédés en 2012, contaminant des genres aussi divers que l'animation pour enfants, la pornographie ou la comédie romantique. Même engouement dans les autres médias, à commencer par les jeux vidéo, mais aussi la bande dessinée, ainsi que la télévision. La littérature elle-même s'est emparée de cette figure à laquelle elle avait longtemps tournée le dos : dans une série de best-sellers, le zombie y part à la conquête d'un nouveau territoire gothique. Face à cette explosion d'un imaginaire qui, à l'image de son thème, a tout d'une pandémie, il nous semblait donc urgent de comprendre ce lui s'y dit et s'y joue. Les différentes contributions de ce numéro d'Otrante aspirent ainsi à tracer les riches contours transdisciplinaires de cet étonnant territoire zombiesque.
Nombre de pages
342
Date de parution
19/11/2013
Poids
450g
Largeur
146mm
Plus d'informations
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EAN
9782841746422
Titre
Otrante N° 33-34, hiver 2013 : Poétiques du zombie
Auteur
Archibald Samuel ; Dominguez Leiva Antonio ; Perro
Editeur
KIME
Largeur
146
Poids
450
Date de parution
20131119
Nombre de pages
342,00 €
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Samuel Archibald est né en 1978 à Arvida et a étudié à Montréal avant de partir vivre en Europe de 2007 à 2009. Depuis son retour au Québec, il donne des cours à l université sur le roman policier et de science-fiction, le cinéma d horreur, les jeux vidéo et la culture populaire contemporaine. Il signe avec Arvida sa première uvre de fiction et se consacre actuellement à l écriture d un deuxième roman.
Résumé : "La fiction est déjà là ; il nous appartient d'inventer la réalité". Ainsi parlait J-G Ballard (1930-2009), le scribe fou de Shepperton, qui aura à ce point marqué le panorama culturel anglo-saxon que le dictionnaire. Collins a consacré l'usage de l'adjectif ballardien : "ce qui évoque ou suggère des conditions semblables à celles qui sont décrites dans les oeuvres de Ballard, en ce qui a trait particulièrement à une modernité dystopique, à des paysages architecturaux désolés et aux effets psychologiques des développements technologiques, sociaux et environnementaux". De ses premiers romans apocalyptiques jusqu'aux récits récents de communautés déréglées, en passant par la trilogie de béton et la phase expérimentale des années 60-70, J-G Ballard s'est imposé comme le grand chantre de l'hypermodernité dans les sociétés libérales, au fil d'une oeuvre qui n'a craint ni les scandales moraux ni les excès formels. Ce numéro d'Otrante tente ici une plongée au coeur des leurres et dédales de la fiction ballardienne, celle-là même qui opposait à la science-fiction des confins interstellaires sa volonté d'explorer, les yeux grands ouverts, nos paysages intérieurs.
Le libéralisme n'est pas seulement une orientation de la pensée économique qui domine actuellement le paysage politique et intellectuel des pays anglo-saxons et d'Europe occidentale. C'est aussi, à l'origine, une revendication de liberté pour la personne, d'émancipation par rapport à un cadre moral hérité de temps anciens. Ces deux dimensions se croisent notamment dans l'oeuvre de John Stuart Mill dont LI Hongtu, professeur d'histoire à l'université Fudan (Shanghai) étudie l'oeuvre majeure, le traité De la liberté (1859). Correspondant d'Auguste Comte et disciple de Jeremy Bentham, John Stuart Mill est entré en dialogue avec les grands courants philosophiques de son temps, de l'utilitarisme au positivisme. Fervent défenseur de la liberté de l'individu confronté à la multiplicité des contraintes sociales, il a défié les préjugés de son temps en partageant la vie d'Harriet Taylor, militante du droit des femmes. La même logique l'a poussé à s'engager pour la liberté des lois du marché. Mais il était aussi employé de la Compagnie des Indes orientales, et même si on ne relève pas chez lui de traces de racisme, il s'accommodait très bien du colonialisme et du fait que des continents entiers, de l'Inde à la Chine, soient exclus des bienfaits du libéralisme dont il se faisait l'apôtre. Il était urgent que l'émergence du libéralisme soit aussi abordée dans la perspective d'une historiographie extra-européenne.
Dans le sillage de Flaubert sont nées, dans tous les domaines artistiques, des adaptations et des créations multiples, reflétant la réception contrastée de son oeuvre de par le monde : le cinéma, le théâtre, la musique, l'opéra, la bande dessinée, nous offrent aujourd'hui une très large palette d'intertextes attestant la vitalité d'une oeuvre constamment lue, relue, réécrite, traduite, retraduite, bref, constamment (ré)interprétée, en vertu d'intentions parfois contrastées, méritant une étude attentive. L'étude de ces "dérivés" flaubertiens révèle aussi bien les procédés d'actualisation de la filiation ainsi revendiquée, que les singulières métamorphoses induites par les lectures de Flaubert en d'autres langues et au sein d'autres cultures. Ce volume rassemble les travaux de chercheurs internationaux, qui, à l'étranger et en France, nous offrent un vaste panorama de ces créations (d')après Flaubert.