Jacques a soixante-cinq ans, bientôt soixante-dix. Il est garçon de restaurant, métier qu'il a choisi faute d'ambition mais auquel il s'accroche à présent comme au seul moyen qui lui reste d'oublier ce qui vient. Et d'oublier un peu ce qui a été, cette unique passion pour une femme maintenant disparue. Mais qu'il se trouve au milieu de ses clients et de ses collègues ou aux côtés des êtres qui l'entourent de leur jeunesse ou de leur affection, il n'oublie rien. Ni la mort qui s'approche. Ni l'amour qui s'éloigne. Roman de l'âge inexorable et de la nostalgie, empreint d'une lucidité que seul l'attachement à l'ultime amour préserve du désespoir, voici un livre grave et tendre à la fois, écrit sur ce ton d'intimité, d'émotion retenue et d'ironie mêlée de compassion qui donne à la voix et à l'univers de Gilles Archambault leur caractère si unique, si personnel, et cependant si proche de chacun d'entre nous.
Nombre de pages
198
Date de parution
12/01/2001
Poids
305g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782764600511
Titre
Courir à sa perte
Auteur
Archambault Gilles
Editeur
BOREAL
Largeur
140
Poids
305
Date de parution
20010112
Nombre de pages
198,00 €
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A l'instar d'un écrivain qui lui est cher, l'auteur de ce livre a il y a quelque temps déjà dit adieu au roman. "Je suis tout simplement passé à autre chose, écrit-il. Autre chose qui ressemble au néant". Difficile de ne pas sentir dans ces mots la présence de la mort, qui guette sans se décider à frapper. De néant, toutefois, il n'est pas encore tout à fait question. Si sa lente approche, inévitable et parfois pénible, entraîne une contraction de la vie, elle donne aussi lieu à un resserrement de l'écriture. Le temps ralentit, l'observation s'affine, les souvenirs affluent. La brièveté n'est alors pas tant le signe d'un manque d'énergie qu'un refus du superflu et des passions excessives. Ce recueil, qui conjugue récits personnels et nouvelles, porte à son paroxysme l'art de la suggestion que l'auteur polit depuis de nombreuses années. En quelques paragraphes à peine, chacun de ces trente-cinq textes nous offre des concentrés d'existences que bien des romans seraient incapables de déployer. C'est peut-être là le plus grand talent de Gilles Archambault : saisir, par son propre regard ou celui emprunté aux personnages qu'il invente, ces petites et grandes vérités qui surgissent inopinément dans notre quotidien pour sitôt disparaître en laissant derrière elles l'impression diffuse d'une leçon de vie.
Dans La Fuite immobile, par le plus heureux des tours de force, le personnage central est chacun de nous. Sa réflexion, fût-ce la plus singulière, ne cesse pas de nous concerner. [...] C'est un livre étonnant, d'une imprégnante sincérité.
A l'instar d'un écrivain qui lui est cher, l'auteur de ce livre a il y a quelque temps déjà dit adieu au roman. "Je suis tout simplement passé à autre chose, écrit-il. Autre chose qui ressemble au néant". Difficile de ne pas sentir dans ces mots la présence de la mort, qui guette sans se décider à frapper. De néant, toutefois, il n'est pas encore tout à fait question. Si sa lente approche, inévitable et parfois pénible, entraîne une contraction de la vie, elle donne aussi lieu à un resserrement de l'écriture. Le temps ralentit, l'observation s'affine, les souvenirs affluent. La brièveté n'est alors pas tant le signe d'un manque d'énergie qu'un refus du superflu et des passions excessives. Ce recueil, qui conjugue récits personnels et nouvelles, porte à son paroxysme l'art de la suggestion que l'auteur polit depuis de nombreuses années. En quelques paragraphes à peine, chacun de ces trente-cinq textes nous offre des concentrés d'existences que bien des romans seraient incapables de déployer. C'est peut-être là le plus grand talent de Gilles Archambault : saisir, par son propre regard ou celui emprunté aux personnages qu'il invente, ces petites et grandes vérités qui surgissent inopinément dans notre quotidien pour sitôt disparaître en laissant derrière elles l'impression diffuse d'une leçon de vie.