Réparations. Combats pour la mémoire de l'esclavage (XVIIIe-XXIe siècle)
Araujo Ana Lucia ; Degachi Souad ; Shelledy Maxime
SEUIL
25,00 €
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EAN :9782021591637
L'esclavage et la traite atlantique des esclaves comptent parmi les crimes contre l'humanité les plus odieux commis à l'ère moderne. Plus de 12,5 millions d'êtres humains ont été déportés d'Afrique pour nourrir le commerce du sucre, du tabac, de l'indigo, du coton ou du café, et beaucoup ont péri sur les côtes africaines ou pendant le voyage. Lorsque l'esclavage a été aboli, il avait marqué au fer rouge les corps et les sociétés, mais, à ce jour, aucune réparation n'a été versée aux anciens esclaves ou à leurs descendants. Les pays européens n'ont jamais indemnisé leurs anciennes colonies des Amériques, dont la richesse reposait sur le travail des esclaves. De même, aucune nation africaine n'a jamais obtenu la moindre forme de réparation pour la traite atlantique des esclaves. Pourtant, des demandes de réparations n'ont eu de cesse d'être formulées depuis le mille siècle dans des pétitions, des correspondances, des pamphlets, des discours publics, des récits d'esclaves et des plaintes judiciaires... C'est cette histoire longue et difficile que retrace Ana Lucia Araujo. S'appuyant sur les voix de divers peuples qui se sont identifiés et s'identifient encore comme des victimes de la traite atlantique, ce livre met en lumière les multiples dimensions des demandes de réparations en Europe et aux Amériques.
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Nombre de pages
403
Date de parution
11/04/2025
Poids
300g
Largeur
156mm
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EAN
9782021591637
Titre
Réparer l'irréparable. Combats pour la mémoire de l'esclavage (XVIIIe-XXIe siècle)
ISBN
2021591638
Auteur
Araujo Ana Lucia ; Degachi Souad ; Shelledy Maxime
Editeur
SEUIL
Largeur
156
Poids
300
Date de parution
20250411
Nombre de pages
403,00 €
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Partant de sources longtemps peu mobilisées (les images, les objets, les vestiges), cet ouvrage rend compte des recherches les plus récentes menées sur l'esclavage. A partir de représentations visuelles (tableaux, tapisseries, sculptures, etc.) qui ont durablement façonné les esprits, et qui sont ici regardées autrement, il montre les discours de domination et les relations de pouvoir qui s'y nichent. Sont analysées aussi bien des oeuvres picturales classiques que des dessins de bateaux de traite esclavagiste, ou encore des iconographies utilisées par les mouvements abolitionnistes. Les auteurs convoquent également les résultats des dernières fouilles archéologiques pour mieux comprendre les conditions de déportation et de vie des esclaves (leurs pratiques alimentaires, leurs relations sociales, leurs habitats) au Brésil, dans les Antilles, en Afrique de l'Ouest, comme dans l'océan Indien. Tous repensent les contacts et interactions violentes dans ces espaces, les pratiques de survie mais aussi les capacités d'invention et de création, comme les processus de créolisation et de syncrétisme culturel. En réunissant plusieurs disciplines, ce livre vient, sur le temps long, du XVIIe siècle à nos jours, éclairer l'histoire, la mémoire de l'esclavage et la construction de l'altérité et du racisme.
Résumé : Ce livre est l'histoire passionnante de la création du Centre d'études nucléaires de Saclay, fleuron de la recherche atomique française en même temps que modèle d'une architecture industrielle publique de prestige. Au croisement des mondes de la science et de la politique, la recherche atomique a une histoire nécessairement complexe, que l'auteur restitue avec brio, racontant les avancées des scientifiques, leurs tiraillements face aux possibles applications militaires d'une science qu'ils préféreraient voir destinée au bien-être des populations, évoquant l'influence du second conflit mondial et de la guerre froide sur la construction du Centre. Mais cet ouvrage est aussi et surtout la monographie architecturale du Centre d'études nucléaires de Saclay, dernière grande oeuvre d'Auguste Perret. En 1948, alors au sommet de sa carrière et âgé de soixante-quatorze ans, l'architecte saisit les enjeux majeurs de cette commande, d'autant plus difficile que la recherche ne cesse d'évoluer et qu'il faut donc anticiper d'inévitables modifications et extensions. A cet égard, l'application par Perret de son système de trame, que ce soit pour le plan de masse de cette cité de l'atome ou pour les bâtiments eux-mêmes, trouve ici une brillante concrétisation. C'est ainsi une véritable petite ville qu'il livre avec ce projet, qui comprend bâtiments administratifs, laboratoires, cantine et bibliothèque, mais aussi, bien sûr, tous les édifices destinés à abriter les expériences atomiques. En 2005, avec l'inscription du centre reconstruit du Havre sur la liste du patrimoine mondial par l'Unesco, la notoriété d'Auguste Perret s'est amplifiée. Gageons que cet ouvrage, hommage à une oeuvre majeure et trop peu connue de l'architecte, contribuera à sa reconnaissance.
Née en Uruguay, Ana María Araújo s'engage dans le mouvement étudiant puis rejoint la guérilla des Tupamaros, en pleine effervescence révolutionnaire du continent latino-américain. A l'approche du coup d'Etat, elle emprunte le chemin de l'exil. Elle trouve d'abord refuge dans le Chili d'Allende jusqu'au putsch de Pinochet. Elle est contrainte de se cacher à l'ambassade argentine de Santiago puis rejoint Buenos Aires. Poursuivie par la Triple A, elle part pour la France en 1974. Elle arrive dans un Paris encore marqué par Mai 68. Elle rejoint le mouvement féministe et publie Tupamaras, aux Editions des femmes. Après des études de philosophie, elle s'oriente vers les sciences sociales et découvre la psychanalyse puis la psychologie sociale, tout en élevant sa fille. En 1987, après le rétablissement de la démocratie, elle rentre dans son pays, où, à l'université, elle se bat pour "rétablir les dialogues entre ici et là-bas" tout en participant à des formations syndicales pour les ouvriers agricoles à Montevideo, à Paysandú et dans d'autres zones rurales d'Uruguay. Toujours entre deux langues, l'espagnol et le français, entre deux cultures, elle s'engage dans la solidarité avec le peuple palestinien. Le sociologue Rémi Hess a recueilli et contribué à donner sa forme vivante au récit de la vie bouillonnante d'Ana María, sur les chemins de l'exil.
Alors qu'elle tente d'élucider le destin d'un ancêtre banni par sa famille, une femme reprend l'histoire de sa propre vie. Des années auparavant, son mari, son premier et grand amour, lui a révélé être homosexuel. Du bouleversement que ce fut dans leur existence comme des péripéties de leur émancipation respective,, rien n'est tu. Ce roman lumineux nous offre une leçon de courage, de tolérance, de curiosité aussi. Car jamais cette femme libre n'aura cessé de se réinventer, d'affirmer la puissance de ses rêves contre les conventions sociales avec une fantaisie et une délicatesse infinies.
Avant, il y avait l'enfance. Je le sais". Mais, Judith Godrèche, quelle enfant fut-elle ? Qui pour le dire ? Que lui a-t-on fait ? Et surtout qu'en a-t-elle fait ?
L'an dernier nous avons rencontré une de mes amies, Berthe. Ma fille, Mathilde, qui avait alors treize ans, connaissait Berthe, n'ignorait pas qu'elle avait été à Auschwitz. Pourtant, cet été-là, elle eut un choc en voyant son numéro sur son avant-bras gauche, tatoué d'une encre bleue un peu délavée. Ce qui m'a frappée, quand j'ai tenté de répondre à Mathilde pour lui expliquer ce qu'était Auschwitz, c'est que ses questions étaient les mêmes que celles que je me posais moi-même indéfiniment, ou qui traversent depuis plus d'un demi-siècle la réflexion des historiens et des philosophes et auxquelles il est si difficile de répondre. Car s'il m'est facile comme historienne d'expliquer comment s'est déroulé le génocide des Juifs, il reste un noyau proprement incompréhensible : pourquoi les nazis ont-ils voulu supprimer les Juifs de la planète ?
L'histoire de la réalisation d'un film de super-héros au budget colossal, et du comics inconnu qui l'a inspiré. 1947, en Californie, un talentueux petit garçon de cinq ans recopie les comic strips du journal local ; 2020, une émouvante projection a lieu Times Square. Entre les deux, 70 ans d'une Amérique en pleine mutation, un tournage rocambolesque et une galerie de personnages hauts en couleur : un soldat traumatisé par la guerre, un réalisateur inspiré et excentrique, une star prétentieuse, une assistante de production infatigable et les innombrables membres de l'équipe de tournage qui, ensemble, créent la magie hollywoodienne. Vif, touchant, inventif, parfois loufoque, porté par un humour teinté d'ironie et un rythme effréné, le premier roman de Tom Hanks pose un regard d'initié sur les efforts considérables nécessaires à la production d'un film - et la formidable aventure humaine qu'elle constitue.