La ville inoccupée. Enjeux et défis des espaces urbains vacants
Arab Nadia ; Miot Yoan
PONTS CHAUSSEES
35,00 €
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EAN :9782859785314
Alors même que le contexte de transition écologique impose de plus en plus fortement une limitation de la consommation de ressource foncière, comme en témoigne le projet de loi récent portant l'ambition de " zéro artificialisation nette " du sol national, les espaces urbains vacants apparaissent comme un problème croissant et à l'actualité renouvelée aussi bien dans le contexte français qu'international. Par ailleurs poser la question des espaces vacants et de leur réactivation dépasse largement le seul cas de l'urbanisme transitoire qui a, lui, déjà été largement traité. En effet, contrairement à la problématique de l'urbanisme transitoire, le traitement des espaces vacants ne se pose pas seulement en termes d'occupation temporaire ni à l'aune d'une démarche de préfiguration d'un projet d'urbanisme ou d'expérimentation d'usages. Cet ouvrage comble ainsi un vide tant par son approche que par les résultats qu'il produit pour la recherche comme pour la pratique. Les espaces vacants désignent des espaces bâtis ou non bâtis qui ont été construits et ont fait l'objet d'une activité avant d'être non utilisés ou sous-utilisés, détruits, voire n'ayant jamais été occupés. Ce phénomène concerne les métropoles comme les villes moyennes et petites, les territoires dynamiques aux marchés immobiliers tendus comme les villes en décroissance où la situation est cependant plus alarmante. Phénomène protéiforme, elle se manifeste diversement, par la présence d'immeubles partiellement ou entièrement vacants et/ou de linéaires commerciaux mités, selon des formes concentrées et massives ou de façon plus diffuse. Ces espaces sans usages peuvent être petits ou grands, il n'y a aucune norme. Il en va de même de leur état de conservation ou de dégradation, ainsi que de leur durée d'inoccupation. Enfin cette diversité concerne tout autant leurs propriétaires. Si des travaux croissants s'intéressent à cette question, rares sont ceux prenant le parti de les étudier de manière transversale et de chercher à en tirer des enseignements tant du point de vue de l'explication du phénomène que des questions de méthodes posées par la production de connaissances sur le phénomène ou encore des modalités de réactivation et de revalorisation de ces espaces sans usages. A partir de ce constat et de ce choix éditorial, l'ouvrage se structure en trois parties distinctes. La première vise à rendre compte des approches et des mesures du phénomène des espaces vacants par une entrée par différents types d'espaces vacants (bureaux, commerces, locaux de services). Appuyée sur des travaux de professionnels et de chercheurs, elle met en perspective les définitions, les méthodes d'approches des espaces vacants et rappelle à quel point l'activité de mesure d'un phénomène témoigne des représentations du problème et cadre les possibilités d'action. La seconde s'intéresse aux acteurs de la revalorisation des espaces vacants. Là encore, une diversité de situations et de types d'espaces vacants sont proposés à l'analyse : logements, rez-de-chaussée, friches, bureaux aussi bien dans des métropoles que dans des villes décroissantes. Les chapitres de cette partie se structurent autour d'une grande attention à l'activité des acteurs en situation de revalorisation permettant de rendre compte autant de la diversité des modes d'intervention en cours d'invention que de certaines régularités (agir sur l'offre, agir sur la demande, mettre en relation offre et demande). Enfin, la troisième partie propose un éclairage international autour de trois pays confrontés de longue date aux problèmes des espaces vacants. Cet éclairage rappelle les rôles du contexte légal national concernant la propriété foncière dans la manière d'aborder et d'agir sur les espaces vacants. Les auteurs : Nadia Arab (co-direction d'ouvrage), sociologue et urbaniste, professeure d'aménagement et d'urbanisme à l'Ecole d'Urbanisme de Paris, Université Paris-Est, Lab'Urba Yoan Miot (co-direction d'ouvrage), maître de conférences en aménagement et en urbanisme à l'Ecole d'Urbanisme de Paris, Université Paris-Est, LATTS
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Nombre de pages
230
Date de parution
26/11/2020
Poids
701g
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EAN
9782859785314
Titre
La ville inoccupée. Enjeux et défis des espaces urbains vacants
Auteur
Arab Nadia ; Miot Yoan
Editeur
PONTS CHAUSSEES
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Poids
701
Date de parution
20201126
Nombre de pages
230,00 €
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Les initiatives associant artistes et professionnels de l'urbanisme se multiplient et reçoivent un écho très favorable. Cet ouvrage étudie ce phénomène qui, pour être fortement valorisé, reste mal connu. Il explore cinq expérimentations intégrant artistes, professionnels de l'urbanisme et usagers dans une démarche de réflexion sur l'espace urbain et examine ces nouvelles formes de collaborations, leurs objectifs, les activités et les méthodes déployées, leurs effets. A partir d'observations, d'entretiens et d'outils puisés dans le champ de l'urbanisme et de la sociologie (sociologie des organisations et de l'action et sociologie de l'art pour l'essentiel), l'ouvrage questionne autant l'approche de l'espace urbain par les artistes que les relations sociales à l'oeuvre dans la rencontre entre mondes de l'art et de l'urbain. L'ouvrage révèle l'importance accordée par les artistes au terrain et à la subjectivité dans l'appréhension de l'espace, il éclaire leur rôle perturbateur qui décadre le professionnel de l'urbanisme de ses pratiques habituelles et qui positionne les usagers dans un rôle actif. Ces expérimentations redéfinissent un cadre d'intervention et proposent de nouvelles formes de relations entre ces acteurs mais elles soulignent aussi une tension entre les attendus artistiques et les finalités opérationnelles des urbanistes. Enfin, les auteurs montrent à travers la notion "d'entrepreneurs de méthodes" comment, dans un contexte de montée en puissance de l'approche sensible, d'un recentrage sur l'individu et d'un questionnement sur les outils urbanistiques se tisse un réseau composé de professionnels de l'art et de l'urbanisme favorables à la promotion de ces recompositions dans les pratiques de l'urbanisme.
Derrière la rhétorique et l'idéologie du changement en urbanisme, omniprésentes, qu'apprend-on des pratiques effectives ? L'ouvrage répond en questionnant acteurs et instruments du changement ainsi que les cadres théoriques et méthodologiques pour l'étudier. Est-il possible d'élaborer une théorie du changement en urbanisme ? Si les sciences humaines et sociales ont fait du changement une préoccupation déjà ancienne, sa théorisation reste un chantier ouvert en urbanisme. A l'heure d'une rhétorique enchantée sur l'innovation et de l'inflation des discours de renouveau, l'objectif est de questionner la dimension polysémique et idéologique du changement et d'apporter des éclairages aux défis théoriques et méthodologiques que pose l'étude du changement en urbanisme. Dans cette perspective, l'ouvrage assume une définition ouverte du changement et s'appuie sur des études de cas pour aborder le changement en pratiques. Il met en évidence le fait que les acteurs du changement ne sont pas toujours ceux qui s'en réclament, le caractère ouvert des instruments du changement, sa dynamique structurée par une dialectique irréductible entre rupture et continuité, entre innovations et permanences. L'ouvrage apporte ainsi une contribution singulière à la recherche sur le changement en urbanisme ; il intéressera aussi les étudiants des filières en urbanisme et aménagement autant que les professionnels de l'urbanisme confrontés à la conduite du changement.
La métropolisation n'est pas naturelle mais le fait de décisions privées et publiques. Les acteurs publics, opérateurs de la métropolisation, ont, à cette fin, construit un agir métropolitain, c'est-à-dire un ensemble de doctrines, de politiques publiques et d'actions opérationnelles. Cet agir métropolitain s'est adossé à des convictions sur les bienfaits de la métropolisation (création de richesse et d'emploi) et sur ses effets d'entraînement. Or, si la métropolisation a produit nombre d'effets escomptés, les métropoles sont aujourd'hui dans une situation où la métropolisation et ses bienfaits cohabitent avec des crises aggravées. Aussi, les acteurs publics engagent une bifurcation dans l'agir métropolitain. Il ne s'agit plus (ou plus seulement) de soutenir la métropolisation mais d'assurer le fonctionnement soutenable des ensembles urbains métropolisés qu'ils ont contribué à créer et dont il est désormais reconnu qu'ils constituent un problème. Ni discours critico-normatif, ni récit alternatif, l'ouvrage s'appuie sur une relecture de trente ans d'actions en faveur de la métropolisation pour examiner non pas ce qui devrait changer mais ce qui est en train de changer pour répondre aux problèmes des espaces métropolisés. Il défend que l'action publique métropolitaine, l'agir métropolitain, se (re)construisent dans et à partir des pratiques opérationnelles, rendant visibles les innovations en cours mais aussi les difficultés à surmonter pour agir. L'ouvrage explore ce moment de bifurcation en se focalisant sur les enjeux qui ont été au coeur du développement des métropoles et qui sont requestionnés : l'emploi, le cadre de vie, l'immobilier d'entreprise et le développement économique. La bifurcation qui se dessine revient à opérer un déplacement considérable de regard, d'objectifs, de pratiques planificatrices et opérationnelles, un déplacement aussi dans la qualification des activités et emplois stratégiques ou encore de ce qui fait qualité du cadre de vie.
Face à l'urgence environnementale, la gestion des déchets urbains s'impose comme un enjeu majeur pour les collectivités locales, les citoyens et les entreprises. Cet ouvrage propose une réflexion sur la transition vers des pratiques fondées sur la prévention, la réutilisation, et la valorisation des matériaux. Il souligne le rôle essentiel des autorités publiques locales dans l'écologisation des systèmes de gestion des déchets urbains : comment intégrer ces enjeux dans les politiques publiques, redéfinir les modes de traitement et inventer de nouveaux services ? A travers l'étude d'expériences menées depuis les années 2010 qui marquent le tournant vers une gestion circulaire des déchets, les auteurs analysent l'évolution des infrastructures, les innovations des opérateurs et les dynamiques intercommunales. Destiné aux élus locaux, professionnels, chercheurs et citoyens engagés, ce livre offre une réflexion théorique nourrie d'exemples concrets pour comprendre les mutations en cours et tracer des voies vers un avenir plus durable.
Avec leur "Balade sous la pluie", les auteurs souhaitent expliquer le phénomène courant, vécu par tous et tous, mais finalement peu connu : la pluie. Au fil de l'ouvrage, construit comme une promenade, les auteurs jouent le rôle de guides en transportant les lecteurs et lectrices dans différentes "escales" , pour sensibiliser à ce phénomène, le présenter et le décrire, en allant du plus général au particulier. Ils reviennent sur certaines idées reçues pour montrer la pluie sous un nouveau jour. Le tout, dans un style qui se veut didactique, , avec des mises en situation quotidiennes pour immerger les lecteurs et les lectrices, et rendre d'autant plus accessibles les situations décrites. Les auteurs : Eleonora Dallan est ingénieure en environnement et chercheuse au département TESAF (Terre, Environnement, Agriculture et Forêts) de l'Université de Padoue, en Italie. Après avoir travaillé dans un bureau d'études, elle a obtenu un doctorat en génie de l'environnement et elle s'est reconvertie dans le monde universitaire. Ses recherches actuelles portent sur l'hydrologie, et plus spécifiquement sur la dynamique des précipitations, les précipitations extrêmes et leurs effets sur le cycle de l'eau. Elle étudie les impacts des changements environnementaux et climatiques sur les ressources en eau et les catastrophes naturelles liées aux précipitations. Auguste Gires est ingénieur en chef des ponts, des eaux et des forêts, et chercheur à l'Ecole nationale des ponts et chaussées, au sein du laboratoire Hydrologie, Météorologie et Complexité (HM&Co). Ses travaux portent sur l'extrême variabilité des eaux, observée sur de larges d'échelles spatiotemporelles des champs géophysiques et anthropiques, leur interaction complexe pour des applications pratiques, et la meilleure façon de mesurer, comprendre, modéliser et simuler cette variabilité. Il a un intérêt tout particulier pour la pluie.
Le parcours initiatique, et poétique, auquel nous invite cet ouvrage est celui de quelques chemins, de Lyon à Marseille, qui trouvent leur place et leur histoire dans la grande toile des "Routes de la soie" d'hier, d'aujourd'hui et de demain. Le lecteur en retiendra deux images : la première est celle de la parcelle de vignes, persistante et résistante, au milieu du grand site industriel rhodanien au sud de Lyon. La seconde sera celle des Portes du Tarn, avec son projet l'engageant à élaborer et réaliser, "hic et nunc", les solutions innovantes respectueuses de l'écologie, exigence scientifique pour la sauvegarde de l'habitabilité du Monde, dans la diversité de ses territoires. Ce livre nous dévoile "l'économie circulaire" et son impératif à propos d'une responsabilité publique prenant en compte les besoins sociaux, dans leurs interfaces avec l'environnement et la nature, et, croisement de leur flux de matières et d'énergie, leur représentation dans le système financier. Préface de François-Michel Lambert
Les enjeux d'une meilleure gouvernance de l'eau sont essentiels, tant au plan local que planétaire : - respecter les droits de l'homme pour l'eau potable, la salubrité et l'hygiène ; - préserver une biodiversité en fort déclin ; - permettre une alimentation équilibrée et développer une agriculture respectueuse des ressources naturelles que constituent l'eau et le sol, milieu vivant ; - contribuer à réduire des émissions de gaz à effet de serre par la production hydroélectrique ; - s'adapter au changement climatique en améliorant la résilience et la robustesse des installations humaines au regard des risques d'inondation. Multidisciplinaires par nature, insérées au plus profond de la vie et de la culture, ces questions complexes doivent être abordées avec pragmatisme, humilité et passion. Cet ouvrage est destiné en premier lieu aux enseignants du supérieur et à leurs étudiants qui se destinent à des métiers en lien avec l'eau. Les spécialistes y trouveront une synthèse actualisée des débats internationaux, de nombreux cas pratiques tirés de diverses régions du monde, avec une attention particulière pour l'Afrique et des pistes de progrès et d'approfondissement. Il est accessible sans prérequis et s'adresse à tous ceux qui ne se contentent pas de discours simplificateurs, qui veulent comprendre ces grands enjeux d'avenir dans toutes leurs dimensions et qui sont prêts à mobiliser leur énergie pour agir. L'auteur : Pierre-Alain Roche est enseignant à l'Ecole nationale des ponts et chaussées et à l'Ecole polytechnique en hydrologie et gestion de l'eau. Il a été chercheur au BRGM, puis au Cergrene (devenu LEESU), tout en exerçant au sein de l'administration, notamment dans le domaine des transports et de l'aménagement. Il a dirigé pendant sept ans l'agence de l'eau Seine-Normandie. Président d'honneur de l'ASTEE et gouverneur honoraire du Conseil mondial de l'eau, ingénieur général des ponts, des eaux et des forêts, il poursuit ses travaux avec l'OCDE dans le cadre de "l'initiative pour la gouvernance de l'eau" . Il est également l'auteur d'Hydrologie quantitative, processus, modèles et aides à la décision, co-écrit avec Jacques Miquel et Eric Gaume, qui a reçu le prix Roberval du manuel d'enseignement supérieur francophone.