Ecrire l'histoire N° 11, Printemps 2013 : Présent. Tome 1
Aprile Sylvie ; Dupart Dominique
GAUSSEN
16,00 €
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EAN :9782356980588
Patrick Boucheron est professeur agrégé d'histoire, spécialiste de la fin du Moyen-Age et de la Renaissance et plus particulièrement de l'urbanisme en Italie à ces périodes : Le Pouvoir de bâtir, Urbanisme et politique édilitaire à Milan (XIVe-XVe siècles), Collection de l'Ecole française de Rome, 239, 1998 et Les Villes d'Italie (vers 1150-vers 1340), Belin, 2004. Il s'est aussi signalé par ses interventions dans les débats historiographiques, notamment en dirigeant une Histoire du monde au XVe siècle (Fayard, 2009) et en publiant L'Entretemps. Conversations sur l'histoire, Verdier, 2012. Histoire(s) du présent (1) Kmar Bendana : Des mots pour l'histoire. Notes sur le vif d'une transition (Tunis, janvier-novembre 2011) - Sophie Wahnich : Ecriture de la présence et histoire postpatrimoniale - Emilie Lumière : Le théâtre métahistorique en Espagne. L'exemple de Manuel Martínez Mediero et de Juan Mayorga - Edgar Hilsenrath : Nuit. Extraits traduits de l'allemand par Jörg Stickan et Sacha Zilberfarb présentés par Sacha Zilberfarb - Emmanuel Bouju : Force diagonale et compression du présent. Six propositions sur le roman "Historique" contemporain - Peter Schöttler : La Zeitgeschichte allemande. Entre révisionnisme, conformisme et autocritique - Philippe Rygiel : histoire numérique, "Resistance is futile" Uchronies (1) : Eric Vial : Notes sur la counterfactual history. Entre Robert W Fogel, Raymond Aron et quelques autres : Matthieu Letourneux : Science-fiction et uchronie. Entre logiques sérielles et logiques contrefactuelles - Irène Langlet : Darwinia, de Robert Charles Wilson. Une objectivation populaire de l'uchronie.
Nombre de pages
154
Date de parution
13/09/2013
Poids
432g
Largeur
200mm
Plus d'informations
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EAN
9782356980588
Titre
Ecrire l'histoire N° 11, Printemps 2013 : Présent. Tome 1
Auteur
Aprile Sylvie ; Dupart Dominique
Editeur
GAUSSEN
Largeur
200
Poids
432
Date de parution
20130913
Nombre de pages
154,00 €
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Les années 1848-1870 ont été marquées, pour les Français, par une nouveauté politique considérable et définitive : la reconnaissance de leur droit de vote grâce à l'adoption du suffrage universel, encore restreint toutefois aux hommes. La Deuxième République (1848-1861) et le Second Empire (1852-1870) restent pourtant, à bien des égards, des régimes méconnus et critiqués. Au premier, on a vite et pour longtemps reproché les bons sentiments du début, la modération de ses dirigeants et représentants, puis leur incapacité à s'opposer à l'appétit de pouvoir du Prince-Président et à la fatalité du coup d'Etat bonapartiste. Quant au Second Empire, même réhabilité par la prospérité économique qui l'environne, il reste autoritaire et immoral, marqué par la personnalité ambiguë de Napoléon III et le désastre de Sedan. Pourtant ces années sont infiniment plus riches qu'il n'y paraît. Certes, la France expérimente à nouveau des systèmes politiques déjà esquissés ou institués : exécutif collégial, assemblée unique, appel au peuple et élections nationales et locales mais elle tente aussi d'adosser la démocratie au changement social, à la province et non plus seulement à Paris, et de penser d'autres modes de représentation. Car rien n'est encore définitivement joué et la victoire de la forme républicaine n'est même pas encore assurée comme le montre la longue période du pouvoir impérial. A la lancinante question demeurée sans réponse - la Révolution est-elle achevée ? - se substituent de multiples interrogations sur la légitimité de la violence révolutionnaire, la république sociale, sur le libéralisme à la française, questions que ce livre se propose de restituer à travers les événements, les hommes célèbres et aussi les " sans nom " qui ont fait " la petite république et le petit empire ".
Chateaubriand, Germaine de Staël, Victor Hugo, Jules Vallès, Louise Michel. Mais aussi Louis XVIII, Louis-Philippe, les deux Napoléon. Figures d'exilés. Destins de proscrits. Errants superbes ou anonymes aux prises avec la violence d'État, l'arbitraire, la guerre ou la révolution. Fugitifs continuant de l'extérieur le combat contre un régime qui les a contraints au départ. Au retour, ces nouveaux Ulysse doivent encore faire leurs preuves pour retrouver leur place. Revenir d'exil, c'est s'exiler encore... Portée par une écriture alerte et vigoureuse, cette étude pionnière fait revivre les tribulations des bannis qui ont marqué de leur empreinte l'histoire du XIXe siècle. L'épreuve est-elle la même pour l'Emigré pendant la Révolution, le conventionnel régicide sous la Restauration, le proscrit républicain du Second Empire, le communard fuyant la déportation ou la prison? Addition de ruptures, succession de pertes qui affectent le quotidien comme la création artistique, l'exil est toujours une désorientation personnelle, sociale et culturelle. La grande chronique politique et littéraire de la France au XIXe siècle à travers ceux qui ont payé de l'exil leur engagement.
Ce livre s'attache à faire revivre un bref XIXe siècle, aujourd'hui bien oublié. Des années qui séparent la Révolution française et l'Empire de la Troisième République, c'est la littérature et plus généralement la culture qui nous restent en mémoire. Ainsi, les noms de Balzac, Chateaubriand, Hugo, Degas ou Haussmann sont plus familiers que ceux de Villèle, Ledru-Rollin, Persigny ou Pereire. Sylvie Aprile interroge les grandes inflexions et ruptures traditionnelles qui dissocient le premier et le second XIXe siècle, les césures de la monarchie parlementaire, la libéralisation du Second Empire. Alors que le vote s'institutionnalise et que la fonction publique se développe, comment comprendre que la liberté, revendication de 1789 la mieux ancrée dans la société, ne s'impose pas comme le soubassement politique majeur des régimes qui se succèdent, déclenchant deux révolutions ? Tout cela est souvent considéré comme constitutif de "l'exception française". La France est bien cependant connectée à un monde où l'expansion de la colonisation, les rivalités entre puissances, les enjeux économiques tissent une histoire globale qu'on doit affranchir du regard franco-français.
Vingt ans après la fermeture des chantiers de La Seyne nous avions voulu donner la parole aux femmes de notre ville. En lien avec les chantiers par leur travail ou leur famille, nous les avions interrogées, avec le sentiment qu´il fallait conserver la mémoire d´un passé industriel qui s´effaçait sous nos yeux.Ces témoignages sont maintenant déposés aux archives départementales du Var.En les écoutant, nous avions été confrontées à des enregistrements qui disaient leur vie, leurs amours, leur travail, leurs grèves, leurs difficultés, leurs enfants, leur désir de progression, les obstacles de la langue, le dépaysement, la douleur de l´absence ou le plaisir de retrouver des camarades à la plage ou sur le marché
La mémoire de la grande peste de 1720 de Marseille reste vivace. Et pourtant, elle suscite encore bien des questions : savait-on soigner la peste à cette époque ? Comment Marseille a-t-elle été contaminée, malgré toutes les précautions prises ? Qu'est devenu le Grand-Saint-Antoine, le navire par qui le malheur est arrivé ? Y a-t-il eu faute et donc des coupables ? Quelles traces témoignant de cette terrible période peut-on encore voir dans la ville : bâtiments, statues, peintures, noms de rues, etc. ? Ce livre apporte des réponses à ces questions et à quelques autres, éclaire les zones d'ombre de l'un des drames les plus effroyables qu'ait connus la plus ancienne cité de France... et nous aide à nous en poser une autre, toujours d'actualité: comment les sociétés réagissent-elles face à l'épidémie? Patrick Mouton (1947-2016) était journaliste et écrivain spécialiste de la mer.
La rue Bouterie, le pont transbordeur, le café Riche, les anciennes boutiques sur la Canebière... Ces lieux qui n'ont pas survécu au temps qui passe sont les décors de ce Marseille d'autrefois, dans un monde où tout n'est que comédie et galéjades ! Il y est question de Marseillais et de Marseillaises, ces êtres à part, jamais tout à fait comme les autres ! Regardez-les cultiver fièrement leurs différences, afficher leur truculence, étaler leur mauvaise foi et cacher mal leur sensibilité... Tous vivent "dans un jardin d'Amour et utilisent les engueulades comme des désherbants naturels pour éviter que la tendresse ne fleurisse ! Une tendresse qu'ils préfèrent garder cachée en terre, en leur for intérieur. ". .
Il est rare que l'on montre l'épopée napoléonienne du point de vue de ceux qui l'ont faite au quotidien. Depuis plusieurs années, Jérôme Croyet s'attache à recueillir les témoignages des plus humbles artisans de cette formidable page d'histoire: lettres, mémoires inédits, documents évoquant la vie des troupes. Ils y parlent de leurs exploits, de leurs souffrances, de leurs idéaux, de leur résignation, parfois de leurs amours de passage; ils évoquent leurs chefs, expriment leur admiration pour le premier d'entre eux, l'Empereur; ils parlent des contrées qu'ils traversent et du pays qu'ils ont laissé derrière eux. La collection réunie au cours du XXe siècle par les frères Brunon, qui se trouve actuellement au Musée de l'Empéri (Salon-de-Provence) et qui a été spécialement photographiée pour le présent ouvrage, constitue une source inépuisable pour qui s'intéresse à la vie quotidienne des soldats de Napoléon. Bien plus qu'une collection d'uniformes et d'armement, elle réunit de nombreux objets curieux et modestes: matériel d'écriture, cantines, portraits d'hommes du rang qu'ils se sont fait faire au fil des campagnes, etc. Dès lors, le lien entre ce fonds et le travail de Jérôme Croyet était évident. Et vue d'en bas, l'épopée n'en est pas moins imposante...