LE CORPS DE L'OEUVRE. Essais psychanalytiques sur le travail créateur
Anzieu Didier
GALLIMARD
31,01 €
Epuisé
EAN :9782070255320
Les nombreuses contributions de la psychanalyse à l'esthétique se sont surtout attachées à l'interprétation du contenu fantasmatique des oeuvres ou à la psychopathologie des auteurs. Si féconds qu'aient été en leur temps ces travaux, ils laissaient sans réponse les questions que pose toute oeuvre d'art: l'effet de captation qu'elle produit, les affects et les identifications qu'elle suscite, le dévoilement du réel qu'elle opère.Pour saisir de tels effets, on doit interroger moins le produit fini que l'expérience et le processus d'où résulte ce produit. Tout comme le rêve suppose un "travail", non visible, tout comme l'épreuve de la perte engage un douloureux "travail de deuil", l'oeuvre d'art et de pensée est tout entière traversée par un travail créateur. Bien plus, son originalité et son pouvoir sur nous tiennent à ce qu'elle figure ce travail dans sa forme et dans son style. Le corps de l'oeuvre - et non le seul texte - est l'oeuvre elle-même.Trois parties dans cet ouvrage. D'abord, une clinique et une théorie du travail créateur, où le cas de Freud est pris pour paradigme. Ensuite une analyse, menée à partir du Cimetière marin, "poème de la création du poème", qui permet à l'auteur d'y différencier cinq phases: l'état de saisissement, l'appréhension d'un représentant psychique inconscient, sa transformation en code organisateur, la donation d'un corps à ce code, l'affrontement imaginaire puis réel à un publie. Enfin, venant préciser et affiner le modèle théorique, quelques monographies: sur une nouvelle d'Henry James et le dédoublement, sur les contes et codes de Borges, sur la détresse et les toiles de Francis Bacon, sur les romans de Robbe-Grillet et les techniques de la pensée obsessionnelle. Autant de lectures psychanalytiques qui nous font effectuer un aller et retour entre l'opacité de la création et la complexité de l'intelligible.Une "poétique" psychanalytique serait donc possible...
Nombre de pages
377
Date de parution
15/09/1981
Poids
432g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782070255320
Titre
LE CORPS DE L'OEUVRE. Essais psychanalytiques sur le travail créateur
Auteur
Anzieu Didier
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
432
Date de parution
19810915
Nombre de pages
377,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Auteur irlandais jusqu'alors peu connu, Samuel Beckett devint un des plus grands écrivains français dans l'après-coup d'une cure psychanalytique. Didier Anzieu, psychanalyste qui s'est intéressé au processus créateur, a reconstitué le déroulement de cette cure, son impasse, sa reprise, à la fois thérapeutique et littérairement féconde, sous la forme d'une auto-analyse. Il montre que le célèbre soliloque du narrateur beckettien est composé d'associations libres adressées à un psychanalyste fictif. Effectuée par écrit, l'auto-analyse de Beckett, à l'instar de celle de Freud qui explorait le champ de la névrose, met au jour des angoisses qui menacent les bases mêmes de la personnalité humaine. Le lecteur reçoit les textes de Beckett à la manière dont le visiteur reçoit les toiles de Francis Bacon, cet autre Irlandais célèbre comme un coup porté au creux de son âme.
La peau est l'enveloppe du corps, tout comme le moi tend à envelopper l'appareil psychique. Les structures et les fonctions de la peau peuvent donc fournir aux psychanalystes et aux psychologues des analogies fécondes pour les guider dans leur réflexion et leur technique.
Le Groupe et l'Inconscient est le livre le plus important écrit ces dernières années sur la réalité psychique des groupes humains. Paru en 1975, traduit en plusieurs langues, vendu en France à des milliers d'exemplaires, il constitue l'ouvrage de base de la recherche française en matière de psychanalyse groupale. D. Anzieu centre son propos sur la notion d'imaginaire groupal: le groupe a sa psychologie propre, différente, sous certaines conditions et à certains moments, de celle des individus qui le composent. Pour élucider cette psychologie, l'auteur part de l'analogie du groupe et du rêve. Elle conduit à décrire et à situer plusieurs processus imaginaires qui sous-tendent la vie des groupes: l'illusion groupale, le groupe-bouche, les fantasmes de casse, le groupe machine, la résistance paradoxale autodestructrice, les perturbations entraînées par la prévalence de l'imago paternelle ou du surmoi... Des "organisateurs psychiques inconscients", tels que les fantasmes originaires ou l'image du corps propre, sont ainsi dégagés qui structurent l'imaginaire groupal. La présente édition - la troisième - comporte deux ajouts importants. L'ouvrage s'ouvre sur un riche avant-propos dû à René Kaës qui fait la synthèse des dix dernières années de la recherche psychanalytique groupale. Un dernier chapitre expose et illustre la notion nouvelle de "moi-peau groupal", due à D. Anzieu. Avec cette nouvelle édition du Groupe et l'Inconscient, D. Anzieu apporte aux chercheurs, aux praticiens, voire aux usagers des groupes formateurs, thérapeutiques et naturels, le panorama de la vie groupale inconsciente.
Résumé : Dans le prolongement de ses recherches sur le Moi - Peau, D. Anzieu a élaboré le concept d'enveloppes psychiques, qui intègre et complète des apports psychanalytiques antérieurs. Le présent ouvrage jalonne les développements les plus récents de ce concept. D. Houzel en retrace l'origine chez Freud et en précise les fonctions et variétés. D. Anzieu propose de réunir les représentations de configurations spatiales sous le terme de " signifiants formels " dont les altérations caractérisent les états - limites et dont la structure est différente de celle du fantasme. A. Missenard étudie le rêve comme enveloppe permettant l'échange entre le Moi et l'autre, voire les autres (la famille, le groupe). M. Enriquez examine les failles de l'enveloppe de mémoire et ses modifications pendant la cure analytique. La contribution d'E. Lecourt porte sur l'enveloppe sonore. A. Anzieu dégage les particularités paradoxales de l'enveloppe hystérique. J. Guillaumin procède à une description originale des enveloppes du psychanalyste. T. Nathan rapporte quelques rêves de Moi - peau faits par des analysants. J. Doron enfin s'intéresse à l'enveloppe psychique du créateur. Une importante introduction rédigée part. Doron replace cet ouvrage, devenu classique, dans l'histoire des idées en psychoclinique et en psychanalyse.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.