En raison du mouvement de grève à Bpost, nous vous recommandons de privilégier les envois par Mondial Relay sur notre site.
Au bord des fleuves qui vont
Antunes António Lobo ; Nédellec Dominique
BOURGOIS
18,00 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9782267027242
Un homme est hospitalisé à Lisbonne : dans ses viscères, une bogue ne cesse de grossir en silence, que le médecin appelle cancer. La douleur, l'opération, les traitements le plongent dans un état second. Remontent alors à la surface des souvenirs enfouis depuis toujours, qui se bousculent et s'entremêlent. Furieux contre cette mort "terrible et comique" qui se moque de lui dans l'obscurité, humilié par sa déchéance physique, "monsieur Antunes du lit numéro onze" divague dans les méandres de sa mémoire et c'est alors tout le monde de son enfance qui se rappelle à lui, avec ses sons, ses odeurs, ses visages.... Tandis que médecins et infirmières défilent à son chevet, passé et présent se télescopent, et le voilà emporté, en compagnie de défunts décidément pleins de vie, vers la source du Mondego dans la montagne sauvage, couverte de pins et d'eucalyptus. Sur ses contreforts, il revisite le bourg et la maison de ses grands-parents, la mine de wolfram et l'hôtel des Anglais... Alors que le mal "aboie dans son ventre", ce passé ravivé est comme un garde-corps, le seul peut-être à pouvoir l'empêcher de tomber dans "le ravin" qui s'ouvre au bord de son lit d'hôpital. Le livre, d'une brièveté assez rare chez Lobo Antunes, comprend quatorze chapitres, chacun portant comme titre une date allant du 21 mars au 4 avril 2007, autant de jours que le narrateur aura passés à l'hôpital. António Lobo Antunes ne se contente pas de passer d'un monde à l'autre, il amalgame passé et présent, au moment même où le narrateur semble promis à ne plus avoir d'avenir. Pour cela, il entrelace avec sa virtuosité coutumière les couches de temps, il livre mille et un récits, grimpe à toutes les branches des arbres généalogiques, invente une parentèle fournie, avec amis, voisins, vicaire et évêque, pharmacien et notaire, tout un monde peuplé de spectres hauts en couleurs. Son écriture tantôt heurtée, tantôt fluide, est comme toujours extrêmement sensorielle. On entend sans cesse des échos, des rumeurs (comme celles qui proviennent de l'album de photos de famille), le cri des milans, des corneilles, des corbeaux, les trains qui passent au fond de la vigne, le glas qui sonne, les châtaigniers qui discourent toute la nuit sur "la façon qu'a la terre de nous mépriser", on sent le parfum des eucalyptus qui "épellent le vent autour de l'hôtel", des landes de bruyère... Cette liberté et ce voisinage de l'émotion déchirante et des saillies comiques, formidablement ajustées, sont un des grands plaisirs que l'on ressent en lisant Lobo Antunes. Car il s'est évidemment refusé à tirer parti de la maladie dont il a bel et bien souffert pour se laisser dicter un changement de registre : les dates en tête de chapitres semblent là pour se moquer de ce qu'aurait pu être le journal pathétique d'un cancéreux à l'article de la mort. Lobo Antunes, avec son style bouillonnant, foisonnant et indomptable, a mis le mal qui l'avait atteint au service d'une nouvelle exploration de la vie, une remontée vers la source de l'existence, vers les mystères et la "joie perdue" de l'enfance.
Nous sommes en 1975, la révolution des Oeillets a transformé la société portugaise. Au chevet d'un mourant une famille se réunit, incarnation de la bourgeoisie aisée, qui a largement profité de la dictature de Salazar, et se prépare aujourd'hui à l'exil. Tous se détestent, se dépouillent de leurs héritages, se déchirent sous l'oeil vigilant d'une figure tutélaire: le grand-père agonisant. D'un côté les pauvres d'esprits et les victimes, de l'autre les maîtres épris d'argent, de sexe et de pouvoir. Dans ce grand roman, parmi les plus sombres d'Antonio Lobo Antunes, les discours s'entrecroisent au sein d'un univers en décomposition où, entre sourire et rire jaune, chacun passe d'un monde à un autre et, parfois, de la vie à la mort.
J'éprouvais une légère douleur à l'estomac, une espèce de nostalgie très ténue : la faim, pensa-t-il, je dois avoir faim. Ou alors je vieillis. Ou bien je suis malade, comme les chevaux d'attelage qui ne sont plus bons à rien. Les oiseaux, expliquait son père, appuyé à la margelle du puits de la ferme, meurent très lentement, sans raison, sans s'en rendre compte, et un beau jour ils se réveillent le ventre en l'air, le bec ouvert, flottant dans le vent.".
Il faut se laisser embarquer dans ce livre magnifique et envoûtant, constellé d'images, bruissant de sons, comme on se laisse porter par le courant d'un fleuve charriant le trouble limon de la vie. De tous ses romans jusqu'ici parus en France, celui-ci est peut-être le plus complexe et assurément le plus personnel, le plus lié à sa mémoire affective. Avec L'Ordre naturel des choses, le plus étonnant des écrivains portugais se révèle un fascinant explorateur proustien des labyrinthes de la mémoire."
Tolkien John Ronald Reuel ; Laferrière Christine ;
La Légende de Sigurd et Gudrún nous donne, pour la première fois, directement accès à l'imaginaire nordique de J.R.R. Tolkien. Ces deux grands poèmes (le Nouveau Lai des Völsung et le Nouveau Lai de Gudrún), écrits au début des années 1930, racontent dans le style caractéristique de l'auteur du Seigneur des Anneaux les légendes nordiques de l'Ancienne Edda, les combats de Sigurd, la mort du dragon Fáfnir, l'histoire tragique de Gudrún et de ses frères, tués par la malédiction de l'or d'Andvari. Illustrés par des vignettes en noir et blanc, ces magnifiques poèmes (qu'introduit une présentation des légendes du Nord par l'écrivain lui-même) montrent ce qu'a retenu Tolkien de la mythologie scandinave pour le reprendre à son tour, dans Le Seigneur des Anneaux et dans Les Enfants de Húrin.
Tolkien John Ronald Reuel ; Lee Alan ; Lauzon Dani
La dernière partie du Seigneur des Anneaux voit la fin de la quête de Frodo en Terre du Milieu. Le Retour du Roi raconte la stratégie désespérée de Gandalf face au Seigneur des Anneaux, jusqu'à la catastrophe finale et au dénouement de la grande Guerre où s'illustrent Aragorn et ses compagnons, Gimli le Nain, Legolas l'Elfe, les Hobbits Merry et Pippin, tandis que Gollum est appelé à jouer un rôle inattendu aux côtés de Frodo et de Sam au Mordor, le seul lieu où l'Anneau de Sauron peut être détruit. Cette traduction prend en compte la dernière version du texte anglais, les indications laissées par Tolkien à l'intention des traducteurs et les découvertes permises par les publications posthumes proposées par Christopher Tolkien. Ce volume contient 15 illustrations d'Alan Lee, entièrement renumérisées, d'une qualité inégalée, ainsi que deux cartes en couleur de la Terre du Milieu et du Comté.
Tove Marika Jansson (1914-2001) est une écrivaine, illustratrice et peintre finlandaise. Elle est mondialement célébrée pour sa série de romans et de bandes dessinées La Vallée des Moomins. Ses illustrations pour Le Hobbit, longtemps réservées aux pays scandinaves, offrent une lecture unique du chef-d'oeuvre de J.R.R. Tolkien. John Ronald Reuel Tolkien est né de parents anglais le 3 janvier 1892 à Bloemfontein (Afrique du Sud) et a vécu toute sa vie en Angleterre. Après avoir servi pendant la Première Guerre mondiale, il s'engage dans une brillante carrière universitaire à Oxford et devient l'un des plus grands philologues de son temps. Mais il doit surtout sa reconnaissance à son extraordinaire oeuvre de fiction : Le Hobbit (1937), Le Seigneur des Anneaux (1954-1955) et Le Silmarillion (1977), ainsi qu'à des textes inachevés rassemblés dans l'Histoire de la Terre du Milieu. John Ronald Reuel Tolkien s'est éteint à l'âge de 81 ans, le 2 septembre 1973.
Résumé : En 1988, l'année où fut publié L'Alchimiste, Paulo Coelho et son épouse, Chris, entament un voyage de quarante jours dans le désert de Mojave, en Californie. Là, ils font la rencontre de Vahalla, la première des Valkyries - mystérieuse bande de femmes sillonnant le désert à cheval. Suivant son exemple, Paulo Coelho affronte les démons de son passé, cherche son ange gardien et s'interroge : sommes-nous condamnés à détruire ce que nous aimons le plus ? Comment, à force d'amour et de volonté, pouvons-nous changer notre destin et celui de nos semblables ? Captivant voyage initiatique, Les Valkyries est le récit d'une quête mystique et bouleversante, celle d'un homme qui lutte contre le doute et la peur, animé par le désir ardent de croire à une renaissance.
A l'étranger tout est étrange", c'est la conclusion à laquelle sont arrivés les sept enfants de la famille lorsqu'ils ont emménagé à Rome. Le père de l'auteur a été nommé professeur à l'université de cette ville dans les années 1950, et toute la famille a quitté Rio en paquebot. Le gamin a 9 ans, il étudie dans une école américaine et apprend l'italien "à l'oreille" avec le fils de l'épicier du coin, les chansons et les gros titres des kiosques à journaux. Les autres élèves sont des fils de fonctionnaires des Etats-Unis, ils vont à l'école dans de belles voitures avec chauffeur et jouent au base-ball, ne connaissent pas le football. Lui, il adore le foot, la ville est son terrain d'aventures et il l'explore en slalomant entre les voitures sur son vélo, sans les mains ! L'auteur se tient en équilibre entre les souvenirs et l'imagination et nous laisse entrevoir, avec toujours dans le regard une nuance qui déplace la réalité selon une logique inattendue, ses relations avec sa famille et les expériences formatrices de cette enfance ailleurs, dans ce texte teinté d'ironie tendre et d'un charme délicieux.
Résumé : Journal intime magistral, Livre(s) de l'inquiétude est le "livre de la vie" de Fernando Pessoa. Teresa Rita Lopes, spécialiste de l'écrivain portugais, a consacré de nombreuses années à étudier les manuscrits de l'oeuvre maîtresse de Pessoa, publiée par ailleurs sous le titre de Livre de l'intranquillité, afin de proposer cette version audacieuse de son magnum opus. Celle-ci est composée à partir de trois auteurs parfaitement différenciés, des doubles fictifs menant chacun leur propre vie, conformément au souhait de Pessoa lui-même. Aux côtés des fragments de Vicente Guedes et de Bernardo Soares s'alignent ainsi ceux du baron de Teive. Chaque voix possède sa musique, qui la distingue et la caractérise : la "prose" et le style recherché chez Guedes, la retenue voire l'austère pudeur chez Teive, les divagations ironiques chez Bernardo Soares. Par le biais de ces trois auteurs nous plongeons dans le monde intérieur multiple de Fernando Pessoa, ce chantre de la mélancolie qui affirmait : "Je suis plusieurs." Un des ouvrages les plus profonds et les plus perturbants de la littérature du XXe siècle.