Youssef est un vieil Irakien moyen de confession chrétienne. Célibataire endurci, très attaché à son mode de vie oriental, fidèle à ses amitiés multiconfessionnelles, il refuse obstinément de quitter Bagdad comme l'ont fait tant de chrétiens après l'invasion américaine de l'Irak en 2003. Par suite d'un attentat djihadiste, une proche parente, Maha, vient s'installer chez lui avec son mari, mais ne rêve, elle, que de partir loin, très loin, et le plus rapidement possible. La confrontation entre les deux principaux personnages du roman, Youssef et Maha, qui se relaient pour raconter leur histoire, oppose deux générations d'Irakiens, celle des nostalgiques d'un passé convivial, qui finissent par le payer de leur vie, et celle qui cherche par-dessus tout à fuir l'horreur du présent. Après Seul le grenadier, très bien accueilli par la presse en France comme ailleurs, Sinan Antoon poursuit dans Ave Maria son exploration de la violence qui s'est emparée de son pays, dressant ses composantes confessionnelles les unes contre les autres. Il restitue un moment particulièrement douloureux, celui où l'Irak était en train de se vider de sa communauté chrétienne qui y était pourtant enracinée depuis deux millénaires.
Nombre de pages
181
Date de parution
02/05/2018
Poids
210g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782330106287
Titre
Ave Maria
Auteur
Antoon Sinan ; Vigreux Philippe
Editeur
ACTES SUD
Largeur
135
Poids
210
Date de parution
20180502
Nombre de pages
181,00 €
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Jawad est le fils cadet d'une famille chiite de Bagdad. Son père le prépare à exercer la même profession rituelle que lui - celle qui consiste à laver et préparer les morts avant leur enterrement -, mais Jawad s'y refuse et rêve de devenir sculpteur. Après des études d'arts plastiques à la fin des années 1980, au moment où Saddam Hussein est au faîte de sa puissance, il se retrouve peintre en bâtiment. A la mort de son père en 2003, alors que les bombes américaines s'abattent sur Bagdad et que les corps déchiquetés s'entassent, multipliés par les guerres confessionnelles, Jawad est de nouveau forcé, dans une douloureuse solitude, de renoncer à ses rêves d'artiste pour poursuivre la carrière de son père. Dans ce magnifique roman récompensé du prix de la littérature arabe en 2017, Sinan Antoon ne se contente pas de restituer l'extrême violence que connaît l'Irak depuis sa longue guerre avec l'Iran. Il explore en fait, et de façon magistrale, le thème de l'imbrication de la vie et de la mort en une entité unique.
Deux Irakiens se sont expatriés aux Etats-Unis après avoir vécu les horreurs de la dictature et des guerres qui ont ravagé leur pays. Sami, atteint d'une maladie neurodégénérative, a presque tout oublié et est obsédé par l'idée de rentrer "chez lui" : à Bagdad. Omar s'est exilé après avoir subi le terrible châtiment infligé aux déserteurs. Il désire, lui, se défaire de ses souvenirs douloureux, et se prétend portoricain dans l'espoir de mieux s'intégrer. A travers la trajectoire déchirante de ces deux immigrés liés par un événement traumatisant, Sinan Antoon explore ici le rapport à la patrie et à la mémoire, intime et collective.
Jawad est le fils cadet d'une famille chiite de Bagdad. Son père le prépare à exercer la même profession rituelle que lui, celle de laver et de préparer les morts avant leur enterrement. Mais Jawad s'y refuse et rêve de devenir sculpteur "pour célébrer la vie plutôt que vivre avec les trépassés".
Antoon Krings est né en France, en 1962, d'un père danois et d'une mère française. Après des études d'arts graphiques à l'ESAG, il dessine des imprimés textiles pour le couturier Emmanuel Ungaro. Puis il décide de se consacrer à l'écriture et l'illustration de livres pour enfants. En 1989, il signe ses premiers albums à l'École des loisirs. En 1994, il rencontre Colline Faure-Poirée, son actuelle éditrice, et illustre, chez Gallimard Jeunesse / Giboulées, les petits polars de "Fennec le futé" (Mention spéciale du Prix Graphique, Fiera di Bologna, 1994) qui seront adaptés en série animée par Ellipse Anim. En 1994, il crée la collection devenue célèbre des Drôles de Petites Bêtes qui compte maintenant plus de quarante titres, fait l'objet d'une série animée en 3D et d'un premier CD-rom.En 2010, le prix du meilleur illustrateur lui est decerné à l'occasion du 22e festival de la BD de Sollies.
C'est à 51 ans que Dvorák débarque sur le sol américain. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine, mais sa «Symphonie n° 9 »en cristallise l'esprit et s'impose vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique et passionnée de cette partition en forme de voyage musical à la découverte d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare «Sérénade en ré mineur» complète l'enregistrement.
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