Quand un auteur avoue dès la première ligne : « Soyons franc, je ne sais pas écrire », on croit à de la provocation ou à l'amorce d'une grande farce. Et rien n'est moins vrai avec cet essai d'Hubert Antoine, drôle de bout en bout, dans sa tentative de justifier les raisons qui le poussent à écrire depuis plus de 20 ans. Florilège d'humour en surface et grande profondeur pour répondre aux questions que tout écrivain se pose : Ai-je quelque chose à dire ? Pour qui j'écris ? La démonstration est jubilatoire. À travers une vingtaine de chapitres, Hubert Antoine s'essaie à tous les genres afin de nous prouver par son contraire qu'il est incapable d'écrire : de l'éveil en poésie en passant par l'art précis de la nouvelle jusqu'à l'écriture d'un hymne anational (avec deux entractes parmi les plus comiques : ses discours de réception de l'oscar et du Prix Nobel de littérature), jusqu'au constat final : « Je ne dois pas écrire à tout prix. Ma vie se réalisera de toute façon dans son expression, dans l'incompréhension particulière et générale, dans l'accord de la mort... » D'un style limpide et percutant, ces réflexions pleines d'esprit, profondément originales gravent en dessous des yeux un sourire permanent que l'on garde longtemps après la dernière page.Hubert Antoine est né à Namur en 1971. Après des études universitaires en lettres, il s'est installé au Mexique où il vit et a enseigné quelques années à l'université de Guadalajara. Son premier livre de poésie intitulé Le Berger des nuages est paru aux éditions de L'Arbre à paroles en 1996. Par la suite, il a fait paraître La Terre retournée, Vociférations, Exercices d'évasion, tous publiés aux éditions Le Cormier à Bruxelles (1999, 2000 et 2011). Il a également publié une Introduction à tout autre chose (Paris, verticales, 2006).
Nombre de pages
154
Date de parution
18/06/2014
Poids
250g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782873174286
Titre
Comment je ne suis pas devenu poète
ISBN
2873174285
Auteur
Antoine Hubert
Editeur
LETTRE VOLEE
Largeur
140
Poids
250
Date de parution
20140618
Nombre de pages
154,00 €
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Quels liens improbables unissent une petite culotte et une partie d’échecs sur un toit de New York ...En vingt chapitres aussi vifs que décalés, Hubert Antoine retrace les tribulations de Kitano, étudiant en histoire de l’art au talent de portraitiste rare dont l’imagination débordante l’entraîne sur des terrains périlleux. Un moment sensuel avec Enea — brillante camarade de classe et compagne de son meilleur ami— suffira à fissurer l’équilibre jusque-là parfait du trio. Faut-il avouer ce dérapage à Max-Igor ? Comment préserver la complicité avec Enea sans trahir son presque frère ? La situation se corse lorsque les deux étudiants sont envoyés par leur professeur à New York pour participer à une vente aux enchères aux allures d’opération clandestine. Entre malentendus, désirs esquivés et blizzard, l’ambiguïté entre les condisciples atteint son sommet après un incident révélateur. Il reviendra finalement à Max-Igor de dénouer la crise, en exigeant la plus provocante des réparations. Gauguin,Tom Waits, Marcel Duchamp, Pandora Groovesnore… mais aussi les grands piliers de l’histoire de l’art deviennent les pièces d’un vaste jeu d’échecs avec lesquelles les amis d’enfance se défient, se cherchent et se mettent en danger.Avec une virtuosité réjouissante, Hubert Antoine explore les frontières mouvantes du désir et de la fidélité. On referme ce roman, épris d’une question essentielle : pourquoi cette histoire se raconte-t-elle au présent ?
Danse de la vie brève raconte le destin d'une jeune mexicaine de 23 ans, Melitza Trujillo. Trois carnets écrits de sa main retracent la folle accélération de son existence durant l'année 2006. Le premier carnet débute le 10 janvier 2006 à Guadalajara. Le matin même, Evo, un homme énigmatique, a fait irruption au Molachos, le bar où Melitza est serveuse. Dès la soirée suivante, il invite Melitza et son père Miguel à déguster dans un parc de la ville une décoction de cactus aux propriétés hallucinogènes. Mais la douce et planante nuit qui s'annonce va bientôt virer au cauchemar éveillé, suite à l'arrivée d'une patrouille de police. ... Trois semaines plus tard, nous retrouvons le même trio - Melitza, son père et Evo -, réfugié au bord de l'océan Pacifique. Par flash-backs successifs, nous reconstituons les motifs de leur cavale : le soir du 11 janvier, leur arrestation par quatre flics sans scrupule a très mal tourné. Alors que le trio commence à s'ennuyer dans ce paradis de carte postale, il est rejoint par Adrian, dont l'amitié avec Miguel date de la répression sanglante des mouvements étudiants de 1968 à Mexico. Tous quatre décident de rejoindre Oaxaca, où un ami peintre pourra les loger. Leur arrivée le 21 juin 2006 coïncide avec le soulèvement populaire qui institue la Commune libre de Oaxaca. Le journal intime devient soudain celui d'une révolution à laquelle Melitza décide de participer à sa manière. Elle y consigne les faits marquants d'une utopie en marche. Pourtant, ce climat d'émancipation connaît bien vite ses premières bavures, et les mercenaires armés des autorités déchues reviennent semer la terreur dans les faubourgs... Sous les abords du journal intime, Danse de la vie brève est un portrait de femme qui magnifie l'intériorité en constante évolution d'une jeune Mexicaine d'aujourd'hui. C'est aussi un roman d'aventures qui épouse le destin contrasté d'une insoumise, meurtrie dans sa chair par la violence endémique qui accable son pays depuis un demi siècle. C'est encore l'histoire d'un " amour fou ", celui entre la sensuelle Melitza et le " sauvage radioactif " Evo.
Quelle est la vie d'un objet, d'un mot, d'un produit de l'imagination? La naissance d'une chaise, par exemple, c'est évident. Quelques bouts de bois, deux trois clous, la voilà meuble, au mieux siège. Mais sa relation au monde, son opinion sur le climat, ce qu'elle mange, ses souffrances, sa philosophie, ses amis, qui les connaît? Avec ma loupe et mon couteau, je suis allé rendre visite à ce vocabulaire que l'on a tort d'imaginer rangé dans le tiroir d'une fonction bornée. Un éventail de réalités, d'éléments ectoplasmiques m'ont ouvert leurs portes et permis de passer un moment avec eux. J'en rapporte ces textes, témoins d'un monde plus infini, dans lequel l'écriture porte le casque de l'explorateur et permet de rencontrer la vie au-delà de l'usage." Les soixante textes courts d'Introduction à tout autre chose forment un nuancier de sensations et d'humeurs où "tout est possible à qui est écrit". On y devine, en filigrane, l'autoportrait ironique d'un aventurier immobile, d'un rêveur chamanique, d'un monstre de solitude, d'un épicurien contrarié, bref, d'un évadé de la société.
Au milieu des aquoibonistes, des pessimistes, des culpabilisateurs en tout genre, il est une posture définitivement optimiste et positive : celle des entrepreneurs qui peuvent changer le monde en apportant les innovations nécessaires aux grands défis de notre temps. En 2011, Antoine Hubert créait Ynsect, entreprise pionnière dans la production et la transformation d'insectes, pour contribuer à nourrir les 9 milliards d'humains qui peupleront la planète en 2050 tout en préservant l'environnement. Dix ans plus tard, Ynsect fait partie des leaders technologiques mondiaux et affiche un bilan écologiquement durable. Sans idéalisme béat ni tabous, m0 par des convictions écologiques et sociales fortes, Antoine Hubert propose, à travers l'aventure Ynsect, un nouveau modèle d'entreprise qui réconcilie économie et sauvegarde de la planète en mettant la technologie au service de la nature.
Bonn Sally ; Lerichomme Lise ; Ramirez-Blanco Juli
Comment occupons-nous nos espaces de vie, comment occupons-nous notre temps, que faisons-nous de nos corps ? Liées par l'amitié, et un intérêt partagé pour les utopies féministes, Sally Bonn, Lise Lerichomme et Julia Ramirez-Blanco ont imaginé ensemble à partir de ces questions une exposition, un symposium, un workshop et cet ouvrage collectif. 'Le Foyer de la révolte' s'appuie sur l'imaginaire utopique et féministe lié à nos conditions de travail domestique, de vie "privée" et d'expérimentations sociales. Dans les années 1980, l'historienne de l'architecture Dolores Hayden avait réfléchi à certaines de ces questions dans son ouvrage novateur 'The Grand Domestic Revolution'. Reprenant cette impulsion et l'actualisant, les artistes, chercheur·euses et auteur·ices du 'Foyer de la révolte' inventent des pistes et des formes dessinant des présences possibles et des futurs désirables. Depuis les pensées radicales du XIXe siècle jusqu'aux interrogations contemporaines sur nos manières de vivre, des nourriceries du Familistère de Guise aux squats anarcho-féministes berlinois, des bidonvilles de Nanterre aux habitats collectifs des ZAD contemporaines, nous suivons une ligne sinueuse mais décisive parmi des manières d'être et de faire monde. Par touches successives, les modèles familiaux y sont recomposés, le rapport au travail éclaté, la pensée de l'espace ouverte. L'enjeu de cet ouvrage est de faire apparaître la création artistique dans sa dimension engagée et d'entretenir le feu de ces révoltes. Sous la direction de Sally Bonn, chercheuses en esthétique, Lise Lerichomme, chercheuses en arts plastiques, et Julia Ramirez-Blanco, chercheuses en histoire de l'art, avec les contributions d'Anne Creissels, Keren Detton, Marcelo Expósito, Anaïs Feyeux, Edith Gaillard, Jacopo Galimberti, Anne-Valérie Gasc, Noémie Goddard, Monique Hervo, Clovis Maillet & Louise Hervé, Alex Martinis Roe, Morgane Merteuil, Cynthia Montier, Daniela Ortiz, Frederic Panni, Juan Pro, Ghislaine Vappereau.
Ce livre porte sur la façon dont les artistes contemporains tentent d'ajuster leurs moyens de représentation à la situation migratoire actuelle. En analysant ces jeux d'échelle, cet essai vise aussi à appréhender les migrations contemporaines à travers le prisme de leurs représentations artistiques. C'est à éclairer cette dimension que s'attache cet essai, qui se penche en ce sens sur quelques-uns des motifs caractéristiques des imaginaires migratoires de ce début de XXIe siècle que sont le refuge, le mur et le bateau, tels que les artistes d'aujourd'hui tentent d'en restituer les différentes dimensions. En entretissant histoire de l'art et études migratoires, cet ouvrage constitue l'une des premières théories critiques publiées en français sur les relations entre arts et migrations contemporaines.Paul Bernard-Nouraud est historien, théoricien et critique d'art. Docteur en esthétique de l'ÉHÉSS, il est également diplômé de l'Institut d'Études Politiques de Bordeaux, de l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne et de l'Université libre de Bruxelles. Il a également été postdoctorant au sein du Madrid Institute for Advanced Study de Madrid, en résidence à la Casa de Velázquez. Outre ses contributions universitaires dans différentes revues, il est notamment l'auteur d?"Une histoire de l'art d'après Auschwitz" en trois volumes parus à L'Atelier contemporain. Il intervient régulièrement pour le Palais de la Porte dorée en tant que référent scientifique pour la médiation.