
La vie derrière soi. Fins de la littérature
La littérature a un lien essentiel avec la mort, le deuil et la mélancolie. Pourtant, les oeuvres tardives des écrivains suscitent moins de curiosité que celles des peintres et musiciens, plus affectés par les défaillances de leur corps, la main, l'oeil ou l'oreille. "Il faudrait cesser de travailler dans un certain âge ; car tous les hommes vont déclinant" , décrète le Bernin devant les derniers tableaux de Poussin. Dans ses dernières leçons au Collège de France, Antoine Compagnon se livre à une méditation sur la fin, à la fois terme et but, sur l'âge, condition du sénile, mais aussi du sublime, sur les ultima verba, le chant du cygne... Il décortique les oeuvres finales, parfois oubliées, méconnues, méprisées, et les fait résonner dans une analyse pétrie d'érudition et de fantaisie. En refusant une vision assombrie des écrits tardifs, l'auteur rappelle qu'ils ont toute leur place dans le panorama artistique et fait revivre pour le lecteur les grands noms de la littérature française comme Gide, Chateaubriand, ou encore Proust.
| Nombre de pages | 400 |
|---|---|
| Date de parution | 14/09/2023 |
| Poids | 206g |
| Largeur | 108mm |
| EAN | 9782072989339 |
|---|---|
| Titre | La vie derrière soi. Fins de la littérature |
| Auteur | Compagnon Antoine |
| Editeur | FOLIO |
| Largeur | 108 |
| Poids | 206 |
| Date de parution | 20230914 |
| Nombre de pages | 400,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

1966, année mirifique
Compagnon AntoineL'année des cheveux longs et de la minijupe", résume le journal rétrospectif des Actualités françaises le 27 décembre 1966. Sommet des Trente Glorieuses, arrivée des enfants du baby-boom à l'âge adulte, début d'une révolution accélérée des moeurs et entrée dans la société d'abondance, 1966 a été une année tournant sur de nombreux fronts - démographique, économique, politique, social et culturel. C'est à restituer le tissu de ses jours que s'attache cette enquête profondément novatrice où se croisent, entre marée structuraliste et Nouvelle Vague, Georges Perec, Michel Foucault, le briquet jetable, André Malraux, les livres de poche, La Grande Vadrouille, la microcassette Philips, ainsi que Marguerite Duras, Aragon, Jean-Luc Godard, Roland Barthes et bien d'autres. Il y est question de choses et de mots, de sons et d'images, mais encore d'histoire et de sociologie, de cinéma et de télévision, de poésie et de musique, de révolte aussi - deux ans avant Mai -, et de mémoire, avec le débat sur les camps d'extermination. Il n'en faut pas moins pour recomposer cet incendie prodigieux qui marque un seuil entre deux époques.EN STOCKCOMMANDER26,50 € -

Un hiver avec Matisse
Compagnon AntoineEt si l'on passait une saison avec Matisse, "l'accomplissement et le sommet" de la peinture française, selon Aragon ? Et si quelques images, choisies dans une oeuvre foisonnante, devenaient les compagnes de route illuminant nos propres saisons intérieures ? Géant du vingtième siècle, Matisse a laissé tableaux, dessins, sculptures et gouaches découpées qui ont transformé notre manière de voir la couleur dans son apothéose. Antoine Compagnon s'attache aux oeuvres qui l'ont envoûté - à commencer par La Leçon de piano, porte ouverte sur l'enfance et la mémoire. De l'apprentissage auprès de Gustave Moreau à la déflagration fauve, des débuts difficiles à la chapelle de Vence, des portraits aux ateliers, se révèle un Matisse intime et souvent méconnu : secret et têtu, en quête d'un équilibre nouveau entre ligne et couleur, rigueur et liberté. Un hiver avec Matisse est un voyage personnel, un chemin de passion : la rencontre avec un artiste dont la lumière, aujourd'hui encore, nous aide à mieux regarder le monde, à le dessiner directement dans la couleur.EN STOCKCOMMANDER16,00 € -

Un été avec Baudelaire
Compagnon AntoineAucun poète ne nous a laissé autant de vers mémorables. Aucun écrivain n'a mieux parlé de l'amour, du spleen, du voyage. Pour lui, l'été fut celui de l'enfance, saison à jamais révolue, paradis perdu que sa poésie voudrait retrouver. Moderne et antimoderne, Baudelaire reste notre contemporain, même si certaines de ses opinions peuvent nous scandaliser. Il détesta le progrès, s'intéressa à la photographie pour la disqualifier, songea à se suicider parce que les journaux multipliaient leur tirage, affronta le Mal éternel. L'oeuvre de cet homme blessé - poésie en vers et en prose, critique d'art et critique littéraire, fragments intimes, satires et pamphlets - fut d'abord condamnée pour ses provocations. Elle rejoignit bientôt les classiques. Baudelaire, qui admirait Delacroix et Manet, fut l'un des plus lucides observateurs de la désacralisation de l'art dans le monde moderne. Dandy, ami des chiffonniers, il fut l'être de tous les paradoxes et de toutes les originalités. "A sauts et à gambades", comme dans Un été avec Montaigne, Antoine Compagnon nous fait relire Les Fleurs du Mal et Le Spleen de Paris. En trente-trois chapitres, il nous invite à partager un Baudelaire inclassable et irréductible.EN STOCKCOMMANDER13,00 € -

Un été avec Pascal
Compagnon AntoineAprès Montaigne, Antoine Compagnon nous invite à passer un été avec Pascal. Un siècle de différence entre les deux hommes qui sont tous les deux fondateurs de notre modernité, c'est-à-dire de la liberté d'esprit. Pascal (XVIIe siècle) comme Montaigne (XVIe siècle) traite de l'homme, de la société, de l'univers, du pouvoir, de la foi, de l'angoisse, de la mort, du jeu : le tout et le rien. Nous connaissons tous les sentences célèbres de Pascal : "Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie". , "Qui veut faire l'ange fait la bête" , "Le coeur a ses raisons que la raison ne connaît point".EN STOCKCOMMANDER14,00 €
Du même éditeur
-

Les Fourberies de Scapin
MolièreVous voulez vous venger de l'avarice de votre maître ? Faites-lui croire qu'une troupe imaginaire de spadassins est à sa poursuite et que vous avez trouvé un moyen de le sauver. Prenez un sac. Mettez l'homme dans ce sac et prenez soin de bien le fermer. Promenez-le un peu sur votre dos à travers la ville. Profitez-en pour le rouer de temps à autre de coups de bâton. Mais prenez garde que votre victime ne découvre la supercherie...EN STOCKCOMMANDER2,00 €
De la même catégorie
-

Toutes les époques sont dégueulasses. Ré(é)crire, sensibiliser, contextualiser
Murat LaureLaure Murat, autrice et professeure à l’UCLA, définit dans ce court ouvrage les termes de récriture, de réécriture et/ou de censure en littérature pour que le débat soit fécond. Une base très intéressante pour nourrir votre réflexion.EN STOCKCOMMANDER7,50 € -

Toutes sortes de Misérables
Samoyault TiphaineA partir d'un souvenir de lecture d'enfance, un Cosette abusivement attribué à Victor Hugo, Tiphaine Samoyault déploie le destin éditorial des Misérables en France et à l'étranger. Elle révèle comment ce roman, dès sa parution, a été abrégé, adapté, traduit, illustré, réécrit, jusqu'à devenir l'un des récits les plus réappropriés au monde. Plus le livre est transformé, plus il devient mémorable. La question "Faut-il réécrire les classiques ? " apparaît dès lors comme une fausse question : ils ne sont tels que par leur constante adaptation aux goûts et aux attentes des époques successives. De Shakespeare aux contes de fées, de Montaigne à Mark Twain ou Agatha Christie, des traductions aux versions réduites, des transpositions aux mises en scène, l'autrice montre qu'un classique ne se définit pas par son intouchabilité, mais par sa capacité à s'affranchir de son original. Face à des polémiques souvent caricaturales opposant "cancel culture" et sacralisation du passé, ce livre privilégie la nuance, l'enquête et une érudition généreuse. Il préfère la démonstration à l'indignation pour affirmer une idée simple et stimulante : la réécriture n'est pas synonyme d'annulation, bien au contraire, puisqu'elle prolonge le plus souvent la vie des oeuvres en élargissant leur partage et en pérennisant leur mémoire.EN STOCKCOMMANDER21,00 €





