Ces dernières années, un vif débat s'est développé autour de la valeur esthétique du geste, envisagé dans son double aspect performatif (exécutif et poïétique) et communicatif. C'est dans ce contexte que s'inscrit ce livre, qui pose une question, à la fois simple et redoutable : par quoi un geste fait-il sens pour celui qui l'exécute (le performeur) comme pour celui qui l'interprète (le spectateur) ? L'intérêt des contributions rassemblées ici réside dans le fait qu'elles abordent directement cette question à partir d'une réflexion approfondie sur les arts performatifs, visuels, sonores et littéraires. L'interrogation se déploie à travers ces différents champs. Mais qu'il s'agisse de la danse, de la musique, de la peinture, de la philosophie ou de la littérature, c'est à chaque fois l'énigme " d'un sens qui affleure à même un mouvement ou d'un mouvement qui est signifiant par sa dynamique propre " qui est repensée et posée comme un nouveau défi. Dans ses conclusions, le présent recueil conduit à formuler deux hypothèses, encore peu explorées jusqu'à présent. Selon la première, la signifiance immanente au geste - par quoi il fait sens aussi bien pour celui qui l'exécute que pour celui qui le regarde - s'ancre essentiellement dans le rythme, c'est-à-dire plus précisément dans la durée intérieure qu'il symbolise et qu'il nous transmet. Selon la deuxième hypothèse, cette signifiance immanente au geste permet de thématiser trois formes principales d'empathie : l'empathie aperceptive générale, pour les formes linéaires et les formes sonores ; l'empathie dite intersubjective, pour l'apparence sensible des êtres humains, et notamment pour leurs expressions. Enfin, l'empathie pour les oeuvres d'art, qui à son tour inclut l'empathie esthétique et l'empathie pratico-éthique.
Nombre de pages
206
Date de parution
10/11/2015
Poids
320g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9788869760167
Titre
Quand le geste fait sens
Auteur
Angelino Lucia ; Barbaras Renaud
Editeur
MIMESIS
Largeur
140
Poids
320
Date de parution
20151110
Nombre de pages
206,00 €
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Cet ouvrage vise à montrer que la question de la réflexion et de son éveil au sein de la vision occupe une place centrale dans la pensée de Maurice Merleau-Ponty (1908-1961) et apparaît comme la source secrète d'une énigme et d'une interrogation fondamentales, à partir desquelles son oeuvre entière peut être relue et révéler une nouvelle cohérence. L'interrogation se décline en trois étapes, qui correspondent à autant de périodes dans son oeuvre. Mais qu'il s'agisse de la perception, de l'expression ou de la chair, c'est à chaque fois la question de la conscience et de son éveil réflexif qui est repensée à nouveau frais et relancée comme un nouveau défi. De ce fait, cet oevrage vise également à faire apparaître la nouvelle signification - ou configuration - que prend le commencement de la réflexion chez Merleau-Ponty, dans le dévoilement progressif d'une seule figure typique, composée par touches successives, à partir des différentes figurations qu'elle revêt dans son oeuvre. Elle trouve à s'incarner dans la figure, hautement évocatrice du peintre - tel Cézanne - qui "pense le pinceau à la main", au moment "où sa vision se fait geste" (M. Merleau-Ponty, L'oeil et l'esprit).
Cet ouvrage vise à montrer que le mouvement vécu dans l'expression - picturale, musicale, littéraire - est "la seule forme réelle, positive et affermative" d'être affecté, autrement dit, d'éprouver, de manière profonde et durable, l'effectivité de nos vécus, de comprendre ce qui se passe en effet, au moment même où quelque chose nous fait une certaine impression. Qu'il soit sous-jacent à l'écriture, au discours de l'orateur, au coup d'archet du violoniste, au trait du dessinateur, le mouvement vécu exprime, à lui seul, l'essence de ce que nous vivons. Comparable en ceci à l'intuition bergsonienne, il pénètre dans le flux de nos vécus et le connaît de l'intérieur, par l'expérience intime de son devenir. Telle est, du moins, la thèse dont je voudrais me faire ici l'interprète. Elle tend à montrer que l'expérience du mouvement, et en particulier celle du mouvement engagé dans la composition artistique des signes, nous permet de comprendre ce qu'est vivre une expérience, et plus généralement, ce que c'est que faire l'expérience vécue de quelque chose. Pour étayer cette hypothèse directrice, j'étudierai trois expériences à première vue énigmatiques - l'improvisation musicale, l'écriture littéraire et la perception de l'espace pictural - pour montrer que, loin d'être des expériences dérivées et complexes, elles résultent au contraire d'une expérience spécifique du mouvement qui nous donne à éprouver des émotions que nous ne pourrions pas vivre autrement ni ailleurs .
Jean-Luc Nancy (1940-2021) a, tout au long de son chemin philosophique, maintenu le cap d'une interrogation centrée autour de la question dite de la "communauté" , ou bien encore, et comme ses travaux ont incité à le dire le plus souvent, de l' "être-en-commun" , de l' "être-ensemble" , et finalement de l' "être-avec" . Philosophe pleinement engagé dans son temps, il en a tout à la fois vécu les bouleversements et pensé les nouvelles articulations à l'ère de la mondialisation, les dérives les plus dangereuses de nos jours, en réaffirmant en toute circonstance le fort caractère éthico-politique qui caractérise sa manière unique de faire de la philosophie depuis ses premiers écrits. Fruit d'un travail collectif, cet ouvrage explore différents aspects de la question de la communauté, envisagée à la fois comme la question essentielle de la philosophie de Jean-Luc Nancy et comme la question philosophique majeure de notre temps. Au croisement de multiples voix singulières, qui font dialoguer Jean-Luc Nancy avec Jacques Derrida, Roland Barthes, Hans Jonas, Sigmund Freud, Jacques Lacan et bien d'autres, les essais qui composent ce volume explorent la cartographie complexe et variée des questionnements que la réflexion philosophique de Jean-Luc Nancy sur la communauté a contribué à faire émerger et à nourrir. Avec les contributions de : Lucia Angelino, María Bacilio, Jean-Christophe Bailly, Justine Brisson, Danielle Cohen-Levinas, Marc Crépon, Vincent Delecroix, Georges Didi-Huberman, Divya Dwivedi, Yann Goupil, Jérôme Lèbre, Susanna Lindberg, Naintara Maya Oberoi, Jacob Rogozinski, Marcia Sá Cavalcante Schuback, Alice Thibaud.
Le concept de sublime demeure essentiel et étonnamment moderne. Le revisiter à travers ses moments fondateurs - du VIIIème siècle qui en débattait avec passion jusqu'au postmodernisme - s'avère fructueux pour renouveler notre regard sur l'art moderne et contemporain. Car le sublime éveille autant qu'il renouvelle la pensée sur l'art, sinon la pensée tout court. Réfléchir sur le sublime revient à saisir une actualité toujours renaissante, et il est intéressant de voir s'élargir et se préciser la portée de cette notion au fil des quinze études présentées dans ce volume. Il sera question du sublime dans les domaines les plus divers, des arts à l'espace urbain, de l'esthétique au politique et au cinéma.
Entre 1969 et 1973, le comédien, metteur en scène, réalisateur et écrivain italien Carmelo Bene (1937-2002) a présenté ses films à Cannes, d'abord à la "Quinzaine des Réalisateurs" , puis en "Sélection officielle" du Festival. Cette présence régulière sur la Croisette a largement contribué à la diffusion de son oeuvre en France. Ce volume réunit, pour la première fois, des entretiens avec des personnalités qui ont joué un rôle majeur dans la promotion et la connaissance de son oeuvre dans le monde francophone : Pierre-Henri Deleau, Jean-Paul Manganaro, Jean Narboni et Noël Simsolo. Deux chapitres sont enfin consacrés à des oeuvres moins connues de la production de Carmelo Bene : le court-métrage Ventriloquio, aujourd'hui disparu, ainsi que le Don Quichotte parisien, joué au Théâtre Marigny de Paris en 1970. Le volume contient aussi des photographies inédites de l'Archive Papi Cipriani. Carlo Alberto Petruzzi (PhD University of Reading) est un chercheur en littérature, en théâtre et en gestion des arts. Il a publié le livre Carmelo Bene : una bibliografia (1959-2018), qui a reçu le Prix Città di Campi Salentina, et a édité le volume de Mario Masini Mes films avec Carmelo Bene. Il a traduit en italien des contes de Guillaume Apollinaire et des frères Goncourt, et il a lancé une série de livrets d'opéra italien en traduction chinoise. Ses articles ont été publiés sur California Italian Studies, Italica, Journal of Italian Cinema & Media Studies et Mimesis Journal.
Des messages pour le pharaon Akhénaton aux Protocoles des Sages de Sion, cet ouvrage invite le lecteur à un voyage à travers les fausses histoires qui ont influencé la vraie, l'Histoire. Propagées dans certains cas en toute bonne foi mais, dans bien d'autres, avec des visées politiques et idéologiques précises, les fausses informations ont infléchi le destin des hommes, voire des peuples et des nations. Et ce bien avant qu'on ne les appelle fake news. La première partie du livre consiste en un recueil passionnant de faits célèbres - comme le récit du cheval de Troie ou la (fausse) donation de Constantin et d'autres moins connus, comme les extravagantes théories du jésuite Jean Hardouin, selon qui la plupart des oeuvres littéraires et artistiques de l'Antiquité étaient des faux, ou bien la rumeur sur la mort de Napoléon qui provoqua l'effondrement de la Bourse de Londres en 1814. La seconde partie du livre ramène le lecteur aux problématiques les plus actuelles : elle offre un petit guide de fact-checking, riche de conseils et de méthodes essentielles pour vérifier des informations et se repérer dans le monde hyperconnecté qui est le nôtre.
Le bouillonnement culturel de Milan dans les années soixante, les premières prises de vue pour Il Mondo, les images emblématiques des émeutes des années soixante-dix, les reportages dans les usines, sur les banlieues, les émigrés italiens, les guerres en Afrique et en ex-Yougoslavie, les luttes au Portugal lors de la révolution des oeillets... Uliano Lucas, l'un des premiers à avoir introduit en Italie la figure du photojournaliste indépendant, évoque à travers ses plus beaux clichés plus d'un demi-siècle de son métier. Que signifie réaliser une chronique en images ? Quel est le rôle du photojournaliste dans notre société et quelle place a-t-il occupée en Italie dans la seconde moitié du XXe siècle ? En déroulant le film de ses nombreux engagements, Uliano Lucas nous fait vivre des rencontres, des choix, des souvenirs. Des flashs de vérité, parfois crus, parfois étonnamment délicats.