Solidaires International N° 14, hiver 2019-2020 : Palestine. Fragments, luttes et analyses
Angeli Verveine ; Sihili Linda
SYLLEPSE
8,00 €
Epuisé
EAN :9782849507421
La lutte du peuple palestinien pour son autodétermination dure depuis plus d'un siècle, elle a pris plusieurs formes. De la révolte arabe de 1936 contre le mandat britannique, aux luttes «institutionnelles» comme la formation des partis politiques arabes en Israël, de la grève des impôts à Beit Sahour aux manifestations hebdomadaires contre le mur à Bilin, des soulèvements pacifistes à la lutte armée. Dans les quatre coins du monde, la Palestine représente une injustice, l'un des derniers avatars du colonialisme occidental, et les Palestiniennes et Palestiniens ont toujours été soutenu·es dans leurs luttes. Les initiatives ont pris différentes formes : le tribunal Russell pour la Palestine a mobilisé les opinions publiques en dénonçant l'impunité dont jouit Israël, les nombreuses flottilles ou marches vers Gaza ont maintes fois tenté de briser le siège, partout des collectifs relaient quotidiennement la parole les Palestinien·ne·s. Enfin, ces dernières années, la campagne "Boycott, Désinvestissement, Sanctions" a pris beaucoup d'ampleur et permis de nombreuses victoires. Cette nouvelle édition propose quelques repères historiques et géographiques et des cartes, un récit de ce que veut dire «être Palestinien·ne» au fil des années, une description des organisations syndicales, associatives et politiques. On y trouvera des réponses à des questions telles que: comment vit-on à Gaza, à Hébron, dans les camps de réfugié·es ? Pourquoi parle-t-on d'apartheid? Quelle solidarité internationale mettre en ?uvre...
Nombre de pages
296
Date de parution
19/11/2019
Poids
440g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782849507421
Titre
Solidaires International N° 14, hiver 2019-2020 : Palestine. Fragments, luttes et analyses
Auteur
Angeli Verveine ; Sihili Linda
Editeur
SYLLEPSE
Largeur
148
Poids
440
Date de parution
20191119
Nombre de pages
296,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Un diodon qui se gonfle devant ses petites proies, se dégonfle d'un coup devant un plus gros quelui. L'âne, le cochon, la vache s'en vont à la queue leu leu. Ils vont écouter les oies chanter, mais lecoq orgueilleux veut s'en mêler. Un bébé chouette tout seul sur sa branche demande de l'aide à sa mère son premier vol. Une grenouille affamée saute de nénuphar en nénuphar à la recherche de son repas. Mais quand elle croit l'avoir trouvé, il s'envole sous son nez. Un ours, un loup, un renard et d'autres compères convoitent une belle pomme bien mûre. Mais celle qui l'aura est bien plus petite que ça. Il s'agît de petites mésaventures de tous les jours, des petites histoires à la chute un peu moraliste mais drôle. Des saynètes qui racontent que l'on a toujours besoin d'un plus petit que soi, que bien pris qui croyait prendre, qu'un tien vaut mieux que deux tu l'auras?Le tout, magistralement gravé sur bois par May Angeli, qui nous donne la preuve une fois encore de sa grande sensibilité. L'art, c'est aussi pour les tout-petits.
Ce livre est un récit, et pas seulement un hommage aux journalistes et aux dessinateurs du Canard. Un récit qui, preuves à l’appui, démontre à quel point les présidents et chefs de gouvernement sont bien protégés par la Constitution de la Ve République. Ou par l’attitude respectueuse de certains magistrats. Un récit qui décrit par le menu les travers et les dérives de ces « intouchables ».Quand sept présidents ont décidé seuls d’engager la France dans des conflits qui ne la concernaient pas, ou quand ils ont mobilisé les services de l’État pour protéger leur réputation, ils n’ont jamais eu à s’expliquer devant une commission d’enquête parlementaire. Quand ces mêmes chefs d’État ont pratiqué à haute dose l’espionnage téléphonique, ou couvert des affaires de corruption et d’argent sale destiné à leur parti, à leur entourage, ou à leur cassette personnelle, ils n’ont jamais eu grand-chose à redouter. Et personne n’imagine qu’ils pourraient se voir un jour reprocher leur complaisance à l’égard des pays du Golfe qui ont financé et financent encore des groupes terroristes.Enfin, les auteurs rendent, documents à l’appui, un hommage qui surprendra. Aux militaires, aux diplomates et aux agents de renseignement qui ont estimé utile de fournir au Canard certains éléments de ce livre. Et à tous les citoyens qui se comportent en « lanceurs d’alertes ». Claude Angeli, chroniqueur au Canard enchaîné, en a été le rédacteur en chef pendant trente ans.Pierre-Édouard Deldique, journaliste à Radio France Internationale, y présente deux émissions, « Idées » et « Une semaine d’actualité ».
Un matin de 1987, à Montparnasse, François Vannier découvre le corps inanimé de Clara Destrées, qu'il se défend d'aimer bien qu'il partage sa vie depuis trois mois. Sur son bureau, des dizaines de lettres jamais envoyées. François s'empare de cette correspondance comme il volera tous les souvenirs de ceux qui ont connu Clara avant lui. Et leurs secrets. Parce que Clara est une femme à part. Il apprend, par la police, que Clara Destrées est un nom d'emprunt, que tous ses papiers sont faux. On croit toujours avoir assez de temps pour connaître une femme, mais le temps est toujours trop court. François se rend secrètement en Italie où il rencontre l'un de ceux qui savent : Clara a quitté un groupe terroriste pour se réfugier à Paris. François va même jusqu'à devenir l'ami d'un autre Italien, celui dont Clara a partagé les rêves, à Rome. Petit à petit, sous ses yeux meurtris, le portrait prend forme. Pour s'enrichir de tout ce qu'il n'a pas vécu, François Vannier commet ainsi la pire des indiscrétions : fouiller la mémoire d'une femme. Amoureux, il a l'illusion de l'accompagner encore, mais ce voyage dans le passé d'une disparue se révélera sans fin.
Le combat sans pitié que se livrent deux équipes, celles de Balladur et de Chirac, pour la conquête de l'Elysée, est beaucoup plus violent qu'on ne le dit. Il se déroule sous le regard d'un Charles Pasqua qui cherche encore le prince qu'il servira ou trahira et sous le regard d'un François Mitterrand qui espère pouvoir troubler les jeux dangereux de ses adversaires. Cette lutte sauvage, qui dure depuis avril 1993 et fera de nombreuses victimes, les auteurs la décrivent en appelant un chat un chat. Quand il ne s'agit plus, en réalité, de critiquer un programme et des idées, mais seulement de démolir un adversaire, tout est bon. Le combat politique en France est devenu un champ clos. Le "désir de tuer" l'emporte et les rumeurs ont des vertus assassines. Les auteurs disent d'où elles viennent et publient naturellement les réactions de ceux qui en sont les victimes. C'est dire que cette relation de vingt mois d'affrontements ne tient pas de la chronique aimable. Les auteurs ont recueilli de nombreux témoignages d'hommes politiques, de leurs collaborateurs aussi, et rencontré les principaux acteurs, connus ou inconnus, de ce combat où le médiocre le dispute souvent à l'odieux.
Le premier âge du capitalisme, c'est celui qui, du XVe au milieu du XVIIIe siècle, voit l'Europe occidentale partir à l'assaut des continents américain, africain et asiatique. Dans ce premier tome, Alain Bihr se penche sur cette expansion en détail. Il montre comment, par le biais du commerce forcé et déloyal, de l'échange inégal ou, plus directement encore, par la réduction au servage ou à l'esclavage de leurs populations, les sociétés qu'elle a affectées ont vu leurs propres circuits d'échange perturbés, leurs structures productives altérées, leurs pouvoirs politiques traditionnels instrumentalisés ou détruits. Avec pour principal résultat de soutenir la dynamique de formation du capitalisme en Europe même. Loin de verser dans le misérabilisme, l'auteur insiste cependant sur la résistance que ces sociétés ont su opposer aux Européens. Résistance inégale, fonction de leur développement historique antérieur, auquel l'ouvrage prête à chaque fois une grande attention, en fournissant de la sorte un panorama du monde à l'aube des temps modernes. En dernier lieu, l'auteur souligne les divergences entre les Etats européens qui vont se lancer dans cette aventure, les rivalités et conflits qui vont les opposer et redistribuer les cartes entre eux à différentes reprises, les bénéfices fort inégaux qu'ils vont en retirer. Autant de points dont la pleine explication est renvoyée aux deux tomes suivants de l'ouvrage.
Que peut-il bien y avoir de commun entre Mai 68 et le mouvement des Gilets jaunes ? Cinquante ans après, l'"événement" parle encore, et les objectifs portés par les mouvements de contestation trouvent un écho avec les Gilets jaunes ? : les salaires, la reconnaissance sociale, la démocratie. La recherche d'une démocratie active, réelle et à tous les échelons de la société trace un fil entre les deux moments. Ce livre propose de retisser une analyse replaçant le mouvement des Gilets jaunes dans la longue chaîne de mouvements populaires porteurs d'aspirations démocratiques radicales qui se sont manifestés à l'échelle internationale depuis les années 1960. De longue date, la protestation sociale est porteuse des préoccupations écologiques, de la demande de transformation radicale du travail, d'une volonté d'organisation démocratique et collective des entreprises et des services publics, ainsi que d'une démocratie sous le contrôle direct du plus grand nombre pour développer ce qui peut et doit être commun. Ce que disent les mouvements populaires et les contestations radicales compose une sorte de projet, un espoir autant qu'un programme qui reste à écrire ? : Mai 68 est un arbre de la liberté comme le furent ceux plantés en 1793 en France. Pour renouer ce fil, l'auteur étudie avec précision ce qui s'est passé, dans les entreprises, les services, les villes et les universités, ce qu'ont fait les divers partis et organisations afin de tenter d'élucider pourquoi il s'agissait alors d'une "révolution sans révolution". Un livre qui permet de comprendre comment nous en sommes arrivés à la situation actuelle qui appelle à reconstruire un espoir en confrontant ces réflexions aux questions posées par les Gilets jaunes.
Rudder Véronique de ; Cognet Marguerite ; Eberhard
Le racisme et les discriminations sont un système. Véronique De Rudder nous en dévoile ici les mécanismes et passe au crible les relations inter-ethniques qui en découlent. Elle explore la place de l'immigration et de sa descendance dans la société française. Ses textes s'avèrent d'une étonnante actualité, alors même que les enfants d'immigrés, désormais adultes, sont porteurs de revendications d'égalité. Elle nous propose une analyse critique du républicanisme français dont l'universalisme, inscrit en lettres d'or dans les textes constitutionnels, coïncide en pratique avec un système de discriminations tolérées, voire, à l'occasion, codifiées. Les victimes du racisme sont massivement les immigrés originaires des anciennes colonies et leurs enfants, citoyens français de plein droit, et pourtant de seconde zone, renvoyés à leurs origines comme à une marque d'indignité. Se réclamant d'un universalisme en actes, l'auteure souligne la nécessité de changer les politiques qui malmènent les valeurs démocratiques.