La justice transitionnelle. De l'Afrique du Sud au Rwanda
Andrieu Kora
FOLIO
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EAN :9782070448456
Justice transitionnelle ? Connais pas. Pourtant c'est désormais, dans les relations internationales, une «recette» devenue comme une norme qui s'appliquerait à tout pays sortant d'une dictature ou d'une guerre et aspirant à une vie politique et civique pacifiée. Les pays concernés sont aujourd'hui légion : Afrique du Sud, Rwanda, Sri Lanka, Ouganda, Libye, Côte d'Ivoire, Égypte, Tunisie, Guinée, Maroc, sans oublier nombre de pays latino-américains et européens - ceux autrefois dominés à l'Est par les régimes communistes, ou l'Espagne hantée par les fosses communes du régime franquiste. Dans tous les cas, il a été question de «commissions Vérité et Réconciliation», de guérison des atrocités du passé par l'expression publique des victimes et d'éventuelles réparations financières ou symboliques, voire de la «fonction sociale» des procès de dictateurs et de tortionnaires. Or la culture démocratique ne se forge pas d'emblée dans ces normes cathartiques et la démocratie politique ne peut surgir de situations d'inégalités sociales et économiques iniques (l'Afrique du Sud et le Maroc le prouvent à l'envi). La justice transitionnelle n'a de chance de devenir réalité que si, au-delà de l'expression publique, trop souvent contrôlée, des victimes, celles-ci se transforment en authentiques acteurs de la démocratie grâce à la satisfaction de normes et d'attentes que sont la reconnaissance, la dignité, la tolérance, la confiance et l'autonomie. Voici la philosophie politique mise au défi de la réalité la plus crue, partout, maintenant.
Nombre de pages
671
Date de parution
16/11/2012
Poids
346g
Largeur
109mm
Plus d'informations
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EAN
9782070448456
Titre
La justice transitionnelle. De l'Afrique du Sud au Rwanda
Auteur
Andrieu Kora
Editeur
FOLIO
Largeur
109
Poids
346
Date de parution
20121116
Nombre de pages
671,00 €
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Féminisme et multiculturalisme ont au moins un objectif commun : souligner et dépasser les limites de la théorie libérale de la justice. Parce que certaines inégalités touchent spécifiquement les femmes ou les membres de cultures minoritaires, considérer seulement l'individu abstrait laisse dans l'ombre bon nombre d'injustices. Autrement dit, le féminisme et le multiculturalisme se ressemblent parce qu'ils se donnent d'abord pour tâche un travail de mise en lumière : décrire et rendre visibles des identités qui passent trop facilement sous silence, éclairer des situations d'injustices qui demeurent trop souvent cachées dans la sphère privée ou qui mettent en jeu le rapport délicat de l'individu à la communauté. Et décrire pour revendiquer, enfin, des droits spécifiquement destinés à protéger l'individu dans son appartenance générique ou culturelle. Mais féminisme et multiculturalisme se rejoignent-ils autrement que par ce combat commun ? Le détail des mesures politiques semble bien souvent révéler une tension manifeste entre les deux projets. En effet, comme Susan Moller Okin l'a fortement dénoncé dans un article fondateur de 1997 traduit ici en français pour la première fois, les mêmes cultures minoritaires que l'on cherche à défendre ont parfois des caractéristiques patriarcales problématiques : il est alors fort à craindre que le multiculturalisme ne soit un nouvel ennemi du féminisme. Entre défense des cultures et droit des femmes, faudrait-il donc choisir ?
Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys