Notes pour servir à l'histoire de la Commune de Paris en 1871
Andrieu Jules ; Janover Louis ; Rubel Maximilien
LIBERTALIA
18,00 €
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EAN :9782918059776
Il est deux manières de commémorer des événements historiques. L'une consiste à évoquer les morts glorieux, à célébrer pieusement ou tapageusement leur souvenir. L'autre les érige en témoins et juges d'un monde qui n'a pas su réaliser leurs espérances. Chef du personnel de l'administration de Paris, délégué aux Services publics de la Commune, Jules Andrieu (1838-1884) était un homme paradoxal : fonctionnaire froid et méthodique, épris de justice et de poésie, ami de Varlin et de Verlaine. Dans ces Notes rédigées en 1871, il relate la façon dont il a veillé à déjouer la "machine de guerre que le gouvernement de Versailles préparait, celle dont l'effet lui paraissait le plus certain, la brusque interruption des services publics". Il nous introduit au coeur de la besogne anonyme de ceux qui permirent à la Commune de s'écrire au quotidien en assurant la survie matérielle de la cité : acheminement de l'eau, éclairage, organisation des cimetières, entretien des égouts... Mais Andrieu ne s'en tient pas à cela. Il rédige un "manuel pratique des fautes" de la Commune, véritable réquisitoire, parce que la révolution n'est pas morte et qu'il faut analyser "courageusement" les échecs si l'on veut parvenir un jour au rêve des communeux : la république sociale, universelle, libre, juste et fraternelle. Une Commune sans mythe.
Nombre de pages
387
Date de parution
18/02/2016
Poids
476g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782918059776
Titre
Notes pour servir à l'histoire de la Commune de Paris en 1871
Auteur
Andrieu Jules ; Janover Louis ; Rubel Maximilien
Editeur
LIBERTALIA
Largeur
140
Poids
476
Date de parution
20160218
Nombre de pages
387,00 €
Disponibilité
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Ce livre de cuisine n'est pas tout à fait comme les autres. C'est avant tout l'histoire d'une rencontre, sur Internet. Clémentine et Félix ont en commun la passion de la cuisine. Dans leurs mails mijotent des astuces, des souvenirs, des envies de saveurs et d'avenir... Un zeste de confidences, pas mal d'humour et beaucoup, beaucoup de cuisine... Voilà la recette d'une rencontre où l'électronique est l'apéritif d'une version en chair et en os qui sera - peut-être - le plat de résistance d'une vie. En se lançant sur le Web, Clémentine sait-elle à quelle sauce elle sera mangée ...
Sylvie Andrieu, Tania Lécaillon : ces deux drôles de drames se sont donné pour mission de vous faire frire. Lapsus, erreurs et jeux de pots : si en général tous les chemins mènent au rhum, ici, en particulier, tout est bon pour vous faire sou (ff) rire !
La loi de 1901 est née des débats consécutifs à l'Affaire Dreyfus. Le vote de cette loi de liberté restait bloqué depuis les années 1880, de crainte de légaliser des congrégations hostiles à la République. Après l'Affaire, le Parti républicain tranche pour un système à deux vitesses. restrictif pour les congrégations et libéral pour les associations laïques. Pour ces dernières, la loi entérine le régime de tolérance en vigueur. Des historiens, des juristes et des politologues reviennent ici sur le " moment 1901 ". Ce moment voit aussi l'émergence des partis modernes. Mais les partis n'ont pas tous utilisé la possibilité que leur offrait la loi de " se déclarer ". On se " déclare " plus souvent à droite qu'à gauche. et le mode des relations que l'on entretient avec les associations amies varie d'un bord à l'autre de l'échiquier politique. Inversement. des associations se placent dans le champ politique, revendiquent une légitimité propre et entrent en concurrence avec les partis. Les légitimités participative et représentative sont-elles antagoniques par essence ? Peut-on au contraire les penser comme complémentaires ? Le mouvement associatif constitue-t-il un relais lors des périodes de perte de représentativité du système partisan ? Cette enquête pluridisciplinaire porte un nouveau regard sur les acteurs et les ressorts de la démocratie.
Le Parti communiste est créé en France en décembre 1920. Au-delà du seul congrès de Tours, qui voit la scission du Parti socialiste SFIO, il importe de comprendre les dynamiques qui aboutissent à ce résultat. Qui sont les principaux militants à l'oeuvre ? Quels sont leurs objectifs politiques ? Comment la scission s'effectue-t-elle en pratique ? Comment le PC s'organise-t-il à ses débuts ? Quels sont alors les liens avec Moscou ? C'est à ces questions que cet ouvrage entend répondre, en mettant en perspective les événements liés à la révolution russe. La création du PC n'est en effet pas un processus qui s'est réalisé en quelques jours ou en quelques semaines, mais un phénomène bien plus long - que l'on observe, avec d'autres modalités, ailleurs en Europe et dans le monde. S'appuyant notamment sur des archives inédites, ce livre est une synthèse de référence qui renouvelle la compréhension de cet événement majeur de notre histoire politique et sociale.
Diriger un gouvernement était une tâche nouvelle et parfois déroutante pour les gens à Smolny. Ils éprouvaient une certaine admiration mêlée de crainte à l'égard de Lénine ; de sorte qu'ils le laissaient volontiers seul tandis qu'ils s'adressaient à Trotski à la moindre difficulté. Celui-ci travaillait avec acharnement et se trouvait souvent au bord de la dépression nerveuse." Alexandra Kollontaï, Maria Spiridonova, Catherine Breshkovski, mais aussi Alexandre Kerenski, Pavel Dybenko, Julius Martov, telles sont quelques-unes des grandes figures que l'on croise au long de ce récit épique, empathique et didactique écrit à chaud entre septembre 1917 et mars 1918, et traduit pour la première fois en français. Envoyée spéciale du Metropolitan et de Seven Arts, Louise Bryant décrit la société russe en révolution, et s'intéresse tout particulièrement à la condition féminine. Elle cherche à convaincre ses compatriotes de soutenir la jeune République soviétique. Relu avec un siècle de recul, son livre dresse le portrait d'un monde sorti des chaînes où tout semblait possible.
Né en Charente (1752) dans une famille nombreuse, Jacques Roux deviendra prêtre - seul moyen d'éducation pour les pauvres - et vicaire de Saint-Nicolas-des-Champs, section des Gravilliers. Il rallie le clergé constitutionnel en 1791, et devient ce que l'on appellera un "curé rouge". Nommé commissaire chargé d'assister à l'exécution de Louis XVI, il fréquente le club des Cordeliers, qui approuve une adresse lue à la Convention le 25 juin 1793 : le "Manifeste des Enragés". Trois jours après le meurtre de Marat, qu'il a connu et hébergé, Roux publie la suite d'un de ses journaux, Le Publiciste de la République. Il y affirme : "Les productions de la terre [...] appartiennent à tous les hommes." Marx le considérera comme l'un des précurseurs du communisme. Robespierre dénonce Roux comme "exagéré" et l'accuse d'avoir voulu "avilir les autorités constituées". Arrêté, persuadé qu'il sera condamné par le tribunal révolutionnaire, Roux se poignarde et meurt le 10 février 1794. Jacques Roux, le curé rouge est un exemple réussi d'"histoire par en bas", qui confirme l'actualité dans les mouvements sociaux du XXIe siècle des revendications des Enragées : droit de tous aux produits de première nécessité, citoyenneté des femmes, souveraineté populaire et démocratie directe.
C'est du Havre rebelle et populaire dont il est question ici. De ces Havrais-es qui luttent pour exister, pas de ceux qui se calfeutrent derrière leurs volets clos par peur des autres, pas de ceux qui cherchent à faire de l'argent sur le dos du populo. Il est question de manifestations et de grèves, bien sûr, mais aussi d'histoires qu'il ne faut pas oublier, de quartiers et de musique, de Kaurismäki et de Little Bob, de chiffon rouge et de Jules Durand, mais aussi de solidarité et d'entraide." Jean-Pierre Levaray