La permanence du peuple d'Israël interroge les Eglises chrétiennes. Si l'Alliance nouée entre Dieu et le peuple d'Israël depuis les origines est irrévocable (Rm 11, 29), quelles en sont les conséquences pour l'exégèse biblique et pour la christologie ? Quelle forme peut prendre une théologie chrétienne qui pense les relations judéo-chrétiennes en dehors du postulat selon lequel le christianisme aurait remplacé le judaïsme dans le dessein de Dieu ? Pour répondre à ces questions, le présent manuel réunit les travaux de chercheurs - protestants, catholiques et orthodoxes, originaires de plusieurs pays. Ouvrage scientifique et pédagogique, accessible à tous, il atteste de l'acuité des recherches théologiques menées aujourd'hui dans les Eglises. En accueillant aussi plusieurs contributions de personnalités venues du judaïsme, il montre de quelle manière la tradition et les ressources propres aux Eglises peuvent être mobilisées afin de lutter contre tout antijudaïsme et formuler des réponses qui puissent servir le dialogue judéo-chrétien. Avec les contributions de Thérèse M. Andrevon, docteure en théologie de l'Institut catholique de Paris et de l'Université de Louvain. De nationalité franco-israélienne, elle est engagée dans le dialogue interreligieux. Avec William Krisel, elle a récemment dirigé le collectif Réflexions juives sur le christianisme (Labor et Fides, 2021). Beate Bengard, professeure en théologie systématique à la Faculté de théologie de l'Université de Genève ; Luc Forestier, prêtre de l'Oratoire, chercheur en ecclésiologie ; William Krisel, enseignant-chercheur à l'Institut catholique de Paris (de nationalité américaine et de confession juive, membre de la commission théologie-histoire de l'Amitié judéo-chrétienne de France) ; Anne-Marie Reijnen, professeure honoraire de la Faculté universitaire de théologie protestante (Bruxelles) ; Olivier Rota, maître de conférences de la Faculté de théologie de l'Université catholique de Lille.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
425
Date de parution
26/03/2025
Poids
558g
Largeur
139mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782830918625
Titre
Manuel de théologie d'Israël. L'alliance jamais révoquée
En octobre 1965, dans le cadre du Concile Vatican II, le pape Paul VI promulguait la Déclaration Nostra Aeate. Le paragraphe 4 de ce texte crucial pour l'oecuménisme définissait pour la première fois le lien qui unit Israël et l'Eglise. La théologie chrétienne y était invitée à expliciter de manière renouvelée son rapport au judaïsme, traditionnellement marqué par une approche négative. En interrogeant les paradoxes et contradictions de ce lien séculaire, Thérèse Martine Andrevon explore les ressources dont la théologie catholique dispose aujourd'hui pour dépasser la théologie de la substitution. Après un premier tome préfacé par le cardinal Kurt Koch, l'auteur expose dans ce deuxième volume le travail de fond qui sous-tend la nouvelle approche d'une théologie catholique du judaïsme, pour une réconciliation et un partenariat entre Israël et l'Eglise.
Andrevon Thérèse ; Krisel William ; Chalamet Chris
C'est un lieu commun de dire que les Eglises ont opéré un changement substantiel dans leur rapport au judaïsme et au peuple juif. La réponse de certains organismes juifs est venue tardivement, tant il était nécessaire de vérifier selon eux la crédibilité de cette metanoia. Ce n'est qu'à partir de l'an 2000 avec Dabru que la main tendue des chrétiens commence à être saisie par des groupes de juifs, et que vont être publiés progressivement des textes de réponse à la théologie chrétienne en mutation. A côté de ces textes se sont multipliés des travaux académiques de personnalités du monde juif. C'est principalement en Israël et aux Etats-Unis qu'on les trouve. Cet ouvrage a pour objet de faire connaître au monde francophone quelques exemples de réflexions juives sur le christianisme. Quelle peut être la signification du christianisme pour le judaïsme ? Pourquoi faut-il entrer en dialogue avec les chrétiens et à quel niveau est-on autorisé à le faire ? Quelle place donner au christianisme dans l'alliance ? Quatre exemples nous permettent de rentrer dans le questionnement juif que provoque un christianisme qui s'affranchit de la théologie de la substitution.
En octobre 1965, dans le cadre du Concile Vatican II, le pape Paul VI promulguait la Déclaration Nostra Aetate. Le paragraphe 4 de ce texte crucial pour l'oecuménisme définissait pour la première fois le lien qui unit Israël et l'Eglise. La théologie chrétienne y était invitée à expliciter de manière renouvelée son rapport au judaïsme, traditionnellement marqué par une approche négative. En examinant les paradoxes et contradictions de ce lien séculaire, Thérèse Martine Andrevon s'interroge : quels sont les chantiers à mettre en oeuvre pour déraciner la théologie de la substitution ? Dans le premier tome de cette Théologie à la frontière préfacé par le cardinal Kurt Koch, président de la Commission du Saint-Siège pour les relations religieuses avec le judaïsme, Thérèse Martine Andrevon nous invite à retrouver les sources spirituelles du lien entre le Peuple juif et l'Eglise catholique.
A force de tuer des gens, on finit par se poser des questions. Je suis contrôleur de population à Centrum et, chaque jour, je dois éliminer un certain nombre d'individus tirés au sort. Seulement, j'ai fini par m'apercevoir que les pauvres étaient bien plus nombreux à être choisis que les riches. Et quand mon amie Jos, ma jolie colombe, s'est retrouvée comme par hasard sur ma liste, j'ai trouvé que ça commençait à bien faire. Un furet, vous savez, ça peut devenir très méchant, quand on le pousse à bout...
Résumé : "Croire, c'est refuser de réduire l'improbable à l'impossible. Et en ce sens, vois-tu, cela dépasse largement la question de Dieu". Dans une réponse à son fils qui l'interroge sur sa foi, Marion Muller-Colard nous entraîne dans une réflexion sur la place qu'occupent les croyances dans nos vies et l'usage que nous en faisons. S'appuyant sur des philosophes des sciences comme Karl Kopper, cherchant à comprendre le complotisme comme une croyance paradoxale liée à "l'emballement immunitaire du doute" , observant l'émergence de nouvelles croyances et du déplacement d'attitudes religieuses vers le militantisme, Marion Muller-Colard nous fait prendre conscience qu'on croit peut-être plus qu'on ne le croit. Un petit livre essentiel pour développer le savoir-croire et éviter de confondre connaissance et croyance.
La poésie d'inspiration biblique représente tout un pan de la littérature qu'on ne saurait ignorer. Qu'a-t-elle de si particulier '? Rien, précisément. Car la référence biblique n'y joue pas, comme on pourrait s'y attendre, en faveur d'une uniformisation. Elle prend en outre à rebours certaines réputations, hissant des auteurs peu reconnus au faîte de leur art, déclassant au contraire quelques auteurs de renom qui, au contact de la Bible, perdent l'incise de leur plume au profit d'une entreprise de persuasion. Entreprise originale, cette anthologie montre la façon dont ce patrimoine singulier qu'est la Bible sert d'inspiration et de repoussoir à travers les siècles, de Victor Hugo à Jacques Chessex. Outre qu'elle répond à un vide béant de l'histoire de la littérature, cette anthologie, assortie d'une superbe préface de Frédéric Boyer, a cela d'original qu'elle rassemble des autrices et des auteurs au-delà du prisme de la confession, dans une hétéroclicité de voix, des plus contemporaines (Sylvie Germain, MC Solaar) aux plus anciennes (Clément Marot), des plus pieuses (Paul Claudel) aux plus insolentes (Charles Baudelaire).
A l'âge où on l'on cherche des figures inspirantes pour nous guider vers l'émancipation, les défis et les promesses de la vie d'adulte, Hélène Vignal ne pouvait pas se tourner vers ses parents : pris dans l'admiration malsaine qu'ils vouaient à un véritable gourou, ils ne pouvaient pas être des modèles pour l'adolescente qui bouillonnait silencieusement devant les injustices du monde et de sa propre vie. Un jour, en allumant la radio, elle rencontre par les ondes celui qu'elle va admirer le temps qu'il faut pour trouver sa juste place dans le monde. Car admirer peut nous hisser au-delà de nos propres capacités. A condition que l'admiré nous conduise ailleurs qu'à son seul plaisir d'être admiré, impasse dangereuse qui condamne à l'aliénation et au mépris de soi. De cette expérience précoce du meilleur et du pire de l'admiration, Hélène Vignal tire un récit puissant de la rage d'être à la fois libre et relié. Une lecture urgente pour prévenir l'emprise et trouver les admirations qui font grandir !
Slimani Leïla ; Rome Isabelle ; Wild Nicolas ; Cou
Résumé : Le 15 août 2021, les talibans prennent le pouvoir en Afghanistan. Hamida Aman, fondatrice de Radio Begum (la " radio des Reines ") - dernier média afghan diffusant la voix de femmes -, témoigne de cette date comme d'une bascule radicale. Le livre nous entraîne ensuite, par les voix solidaires d'auteurs et d'autrices blessé. e. s dans leur humanité, dans chaque nouvelle date marquant un recul puissant des droits des femmes : l'interdiction d'aller a l'école, de travailler, de se montrer, d'exister... A cette chronologie dramatique du recul s'opposent les voix d'auteurs et autrices tel. le. s que Leila Slimani, Julie Gayet ou encore Patrick Cohen, qui témoignent dans leur propre vie de la valeur essentielle de ces droits bafoués : des voix s'élèvent ici pour que les voix des femmes ne s'éteignent pas là-bas. Ce livre, au profit de l'association Radio Begum, est un hommage aux droits fondamentaux et à celles qui résistent pour les sauvegarder. Un projet de renaissance qui concerne chacun. e d'entre nous et convoque notre solidarité ! Auteur. e. s : Hamida Aman, Isabelle Rome, Sophia Aram, Leila Slimani, Julie Gayet, Nolwenn Leroy, Ghada Hatem, Patrick Cohen, Raphael Enthoven, les femmes de radio Begum et autres auteur. e. s afghan. e. s Illustrateurs et illustratrices : Marc Antoine Coulon, Marjane Satrapi, Charles Berberian, Zac Deloupy, Nicolas Wild