Publiée avec le soutien du cnL, une suite poétique qui témoigne d'une exigence de rigueur tout à fait exceptionnelle dans la poésie actuelle. L'expérience poétique se livre ici sous la multiplicité de moments sensibles que vient recouvrir l'unité du rythme, attentive aux mots et à leurs relations, cherchant à révéler avec force ce qui relève d'un accord profond au coeur de ce que son auteur tente d'évoquer : "ce si vivant présent ... dans ce bruit psaumé du réel, quelque chose qu'un présent ressasse à l'infini" : "tout ce qui se succède avec bonheur / Le jour et la nuit l'infime et l'infini le démembré et l'innombrable / Le dénombré lointain le proche" , pour reprendre ses propres mots. Au centre de ces suites poétiques se découvrent les instants les plus délicats, les plus fragiles, mais aussi les plus vifs de la relation à l'autre, relation différée, s'abolissant, se perpétuant, en quelque sorte, puisque touchée par l'exercice de l'imagination mobilisant la mémoire. tout se joue ici dans la relation entre ces réalités diverses et vécues, alors que la recherche verbale s'attache aux états de conscience, et à l'indissociabilité entre le soi et le monde, l'impossibilité de les disjoindre.
Nombre de pages
120
Date de parution
13/01/2023
Poids
150g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782873176037
Titre
Le moins du monde
ISBN
2873176032
Auteur
Andreucci Alain
Editeur
LETTRE VOLEE
Largeur
140
Poids
150
Date de parution
20230113
Nombre de pages
120,00 €
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Ce nouveau livre de poésie d'Alain Andreucci, poète discret et profond, et d'une exceptionnelle puissance expressive, emporte le lecteur à la fois par l'originalité et par la présence sensible de ce dont il se saisie à travers la parole poétique. Le poète Yves Bonnefoy aura eu l'occasion de se pencher sur cette poésie lorsqu'il la découvre, et ses propos nous permettent d'apprécier l'importance que cette oeuvre recouvre. Voici ce qu'il en dit : "Et comment lire à travers ces pages ? Comme on écoute la musique, - une certaine musique. Puisque les mots d'Alain Andreucci ne sont pas retenus par leur définition lexicale, puisqu'une indétermination essentielle les fait se retirer de la référence qu'on peut y percevoir, quitte à la renflammer un instant plus loin ; puisqu'ils ne sont ainsi que des évocations partielles, ne donnant à voir que de façon fugitive, les phrases qu'ils constituent, ces poèmes, sont bien un peu comme celles de la musique, par la grâce desquelles il est possible d'entrevoir des objets ou du sentiment, mais en tant que présences plus que figures. On écoute ces poèmes, on écoute à travers eux, c'est en cette écoute que cette réalité se profile, soit par son apparaître comme nature, soit comme fait proprement humain, pulsions, obsessions, passions dont, telle la musique, elle dit l'unité avec le monde physique". Et il ajoute : "A le lire j'en suis venu à penser que la pratique poétique de l'Occident, écriture et vie à la fois, pourrait s'ouvrir à d'autres recherches que celles qu'elle a remarquées en ce siècle au dehors de sa propre tradition. Nous l'avons vu depuis les années 50 s'intéresser à la poésie d'Extrême-Orient, beaucoup de poètes ont tenté d'intérioriser les intuitions du haïku à leur écriture, mais il serait bien qu'elle écoute d'autres paroles, d'autres musiques, pour une expérience non plus de l'illusoire et du vide mais du temps vécu, pleinement vécu, dont les désirs, les attachements, peuvent se faire des voies vers la vérité, eux aussi, dans le ruissellement sous le ciel".
Ce livre de photographie consacré aux nus du photographe belge Michel Hanique réunit ses prises de vue qui suivent un protocole immuable, à savoir le choix du lieu et de la pose par ses modèles qui s'exposent librement et délibérément à son objectif pour révéler et offrir au regard quelque chose de leur désir, de leur plaisir - ce que le photographe exprime par ces mots qu'il voulait placer en exergue du livre : "Je ne te prendrai pas en photo... " .
En prise à l?étendue ce qui bat le jour, après l?horizon se déplacent têtes et ciel tel le passeur, la main changée las, ce qui submerge guide l?ombre, celui qui pénètre la surface.
Catherine Grout, docteur en histoire de l?art et en esthétique, est professeur d?esthétique et chercheur au LACTH, ENSAP de Lille, commissaire indépendante de manifestations et de projets en milieu urbain (Enghien-les-Bains, Osaka, Tokyo, Chu-wei à Taiwan, Bolzano, Strasbourg), lauréate de la Villa Kujoyama (1994-1995), membre du réseau Japarchi (Asie-Imasie, CNRS, Institut des mondes asiatiques). Elle a publié Le Tramway de Strasbourg (Le Regard, 1995); Pour une réalité publique de l?art (L?Harmattan, 2000) et L?Émotion du paysage (La Lettre volée, 2004).
Neveu de Kandinsky, c'est à la demande de celui-ci que Kojève rédige cet essai en 1936. Il y propose non seulement une interprétation de la peinture de Kandinsky mais inverse les termes de peinture concrète et abstraite. «Les tableaux de Kandinsky ne sont pas des peintures d'objets, mais des objets peints : ce sont des objets au même titre que l'arbre, la montagne, les chaises, les Etats... sont des «objets» ; seulement, ce sont des objets picturaux, des peintures «objectives»».