De 2001 à 2014, durant l'occupation de l'Afghanistan par les militaires de l'Otan, l'armée française a employé 800 interprètes (Tarjuman en langue dari). Appelés PCRL, pour Personnel Civil de Recrutement Local, ils représentaient un maillon crucial, indispensable, pour le travail de l'armée sur le terrain, et étaient considérés par les militaires comme des soldats à part entière. Certains portaient l'uniforme et les armes en opération. Pourtant, une fois la France retirée d'Afghanistan, elle a refusé d'accorder des visas à plus de la moitié d'entre eux, sans jamais expliquer pourquoi. Aujourd'hui, leur situation est catastrophique. Menacés de mort, harcelés, ils doivent se cacher des talibans et de la population qui se retournent contre eux. Ce n'est pas la première fois dans son histoire que la France laisse un sentiment de trahison et d'abandon chez ceux qui l'ont servie hors de ses frontières, on pense, bien que le contexte diffère totalement, aux Harkis de la guerre d'Algérie. Cette enquête très complète a été menée sur le terrain et auprès d'un nombre très important de personnes de différents horizons par deux jeunes journalistes pendant plus d'un an. Elle laisse le lecteur ébranlé par l'histoire de ces hommes qui se sont battus pour la paix, pour un avenir meilleur, qui ont aidé la France et que nous avons oubliés. Les auteurs : Brice Andlauer est journaliste indépendant. Il a travaillé quatre ans pour la chaîne i>TELE, et réalise aujourd'hui des longs formats sonores pour la RTS, Explicite et Boxsons. Ses reportages l'ont emmené en Iran, en Turquie, à Cuba, au Mali et en Afghanistan. Quentin Müller est reporter indépendant, spécialisé dans la région du Moyen-orient et plus spécifiquement le pourtour du Golfe arabo-persique. Il s'intéresse particulièrement à l'intervention des puissances occidentales en Orient et Asie centrale. Il est contributeur de différents médias français, (Libé) anglophones et finlandais.
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Nombre de pages
332
Date de parution
06/02/2019
Poids
345g
Largeur
145mm
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EAN
9782227495753
Titre
Tarjuman. Enquête sur une trahison française
Auteur
Andlauer Brice ; Müller Quentin ; Sureau François
Editeur
BAYARD ADULTE
Largeur
145
Poids
345
Date de parution
20190206
Nombre de pages
332,00 €
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Andlauer Brice ; Müller Quentin ; Thyss Pierre ; D
Afin de mener à bien ses missions [en Afghanistan] au sein de l'opération Enduring Freedom (liberté durable), [la France] a employé environ huit cents ressortissants afghans notamment dans des fonctions d'interprètes. Malheureusement en 2012, lorsque la France a pris la décision de se désengager du conflit, la situation sécuritaire, politique et humanitaire [sur place] ne permettait toujours pas d'envisager la reconstruction du pays. Nos interprètes se sont alors retrouvés confrontés à une situation qu'ils n'avaient jamais envisagée au moment de leur engagement : celle de se retrouver seuls dans un pays abandonné, sans plus d'espoirs de paix et de liberté.
Rarement un pays a autant focalisé les attentions et déchaîné les passions. La Turquie, pourtant, reste méconnue, souvent résumée à sa religion majoritaire (l'islam), à des interprétations historiques (l'héritage de l'Empire ottoman) et à un homme, son dirigeant depuis 2003 : Recep Tayyip Erdogan. La Turquie est un paradoxe. Un pays pétri de contradictions, loin des oppositions binaires. Une société parcourue de lignes de fracture, loin du bloc monolithique qu'on imagine parfois. Une réforme adoptée en 2017 semble, sur le papier, rendre tout-puissant le chef de l'Etat. Mais à l'approche d'un nouveau scrutin et du centenaire de la République, Recep Tayyip Erdogan paraît plus fragile et son opposition mieux mobilisée que jamais. Les libertés se réduisent à vue d'oeil, mais la société civile reste vivace et les citoyens, quelles que soient leurs convictions politiques, demeurent attachés au vote. Une majorité d'entre eux continue par ailleurs de soutenir le projet d'adhésion à l'Union européenne. La "Turquie d'Erdogan" , qui souffre en Occident d'une si mauvaise image, ne se réduit donc pas à ce qui dit, fait ou veut son président. La journaliste Anne Andlauer, qui vit en Turquie depuis 2010, réalise une enquête fouillée, loin des clichés et des excès, sur les évolutions récentes d'un pays qui fascine ou qui inquiète, mais qui surprend continuellement. Anne Andlauer est correspondante pour de nombreux médias tels que Radio France, RFI, RTS, RTBF, Le Figaro, Le Temps, Le Soir.
Ce numéro propose une approche plurielle et comparative des études actuelles sur les musées en géographie pour tenter de dessiner une géographie des musées. A partir de ces exemples, nous souhaitons repositionner le musée comme objet d'étude en géographie dans un contexte actuel et analyser les enjeux qui en découlent (géopolitiques, sociaux, territoriaux, environnementaux). Pour ce faire, ce dossier s'articule autour de trois grands axes qui posent les principales pistes de réflexions portées par les différents auteurs. Les articles présentés questionnent la relation entre le musée et le territoire, et ce, par les entrées suivantes. Deux articles questionnent les enjeux de la mémoire dans une société et un monde changeants (traces, expériences). Ensuite, trois articles présentent le rapport entre musée et projet urbain pour rendre attractifs et dynamiques les territoires (urbains et ruraux). Enfin, les deux derniers articles analysent la manière dont les circulations des oeuvres, qu'elles soient voulues (dépôts, prêts, expositions à l'international) ou alors induites par la marche de l'histoire (restitution des oeuvres d'art), (re)structurent la mondialisation culturelle. L'approche transversale de ces articles est de mettre en lumière les jeux d'acteurs dans la mise en place et la concrétisation de ces projets politiques et territoriaux qui s'appuient sur une structure muséale.
Si un défunt apparaissait dans votre rêve pour vous missionner, mèneriez-vous l'enquête à votre réveil ? En France, vous garderiez sans doute ce rêve pour vous. En Islande, nombreux sont ceux qui prendraient cette visite nocturne très au sérieux. Cet écart de perception n'est qu'un exemple parmi d'autres des différences culturelles concernant notre rapport aux défunts. La philosophe Vinciane Despret nous emmène dans un tour du monde des rites funéraires, pour mieux comprendre ce lien invisible mais tenace que nous entretenons avec les morts.
Il y a quelques années, quand les spécialistes des abeilles ont parlé de la danse des abeilles en affirmant qu'il s'agissait d'un langage, les linguistes ont protesté en hurlant : Non, ce sont les humains qui ont un langage. Les animaux ne sont pas assez intelligents pour créer des langages". Aujourd'hui le doute n'est plus permis. Chiens, chats, fourmis, oiseaux, rats etc. , tous laissent des traces, des marques, des signatures et chaque animal apprend à les lire. Et si nous imaginions qu'un jour, nous aussi, serons capables de les lire ?
PRIX LITTERAIRE DE LA RENAISSANCE FRANCAISE 2025 Alors que sa vie bascule sous le règne de la clandestinité et du qui-vive permanent, Touhfat Mouhtare s'interroge : d'où vient cette sensation de familiarité avec la crainte d'être démasquée, le sentiment d'urgence, la nécessité de ne surtout pas laisser la joie s'installer ? Mise dos au mur par sa situation désespérée, l'autrice sera sommée de répondre à une question longtemps fuie. Il lui faudra, en autant de chapitres, dénouer onze noeuds, lacés il y a bien longtemps sur la corde de sa vie. D'une saisissante profondeur, ce texte où la spiritualité du récit initiatique côtoie l'espièglerie du conte nous pose une question radicale : comment s'accorder le droit de vivre ? "Touhfat Mouhtare frappe par son écriture inventive, où l'amertume et la fantaisie avancent en bonne intelligence sur le fil d'une pensée acérée". Marine Landrot, Télérama "Dans un récit sensible et éminemment politique, Touhfat Mouhtare retrace le fil d'une vie traversée par ce combat invisible, partagé par de nombreux immigrés : celui de devoir mériter sa place". Sandra Nabavi, Le Nouvel Obs "Un récit plein d'espièglerie où Touhfat Mouhtare arrive à poser des questionnements d'une certaine gravité tels que Comment s'accorder le droit de vivre ? ". TV5 Monde "Un récit fort, sensible et politique". France 24 "Choses qui arrivent est un livre à la fois intime et politique, délicat et nécessaire". Ambivalent "Dans ce texte d'une grande sensibilité, l'autrice conte son parcours de régularisation, sa vie en cachette et les choses qui arrivent pour passer du statut de " numéro " à celui de " quelqu'un ". Avec ce magnifique témoignage, Touhfat Mouhtare livre ici un texte fort et profond ! " Michaël Le Galli, Librairie Dialogues (Brest) "D'où sommes-nous ? Où sommes-nous à notre place ? La liberté, n'est-ce pas d'avoir le luxe de s'inquiéter pour des choses en apparence futiles ? Des Comores à la France en passant par le Burundi, Touhfat Mouhtare cherche son identité et sa sérénité, par-delà l'exil et l'arrachement". Librairie Le Divan "Composé de 11 boucles , comme autant de "collines à gravir", ce récit revient aussi sur l'importance de l'écriture pour sortir de la cage ". S. J. , L'Humanité magazine "Ce livre-patchwork te moigne donc d'un ve cu chaotique, celui d'une survie sous les radars, ou s'entend le de sir de conjurer la peur et l'impuissance d'être simplement soi". Anthony Dufraisse, Le Matricule des Anges " L'écriture pleine de sensibilité et de délicatesse de l'autrice raconte aussi bien la tension, le qui-vive, que les joies minuscules. " Dolly Choueiri, Librairie Des gens qui lisent (Sartrouville)
Ecrivain, poète et philosophe, Jean-Christophe Bailly nous invite à parcourir nos sens avec de multiples lunettes. Avec philosophie, il nous interroge : les sens sont-ils le propre de l'homme ? Les arbres avec leur ramification et leur système racinaire possèdent-ils un sens proche du toucher ? Les animaux ont-ils les mêmes que nous ? Dans ce cheminement, il emprunte à la biologie animale, en dressant des parallèles avec les saumons qui se repèrent grâce à l'odorat pour remonter les rivières et retrouver leur lieu de naissance, ou la crevette-mante qui voit à 360 degrés. Il se fait aussi linguiste, en évoquant le toucher et en tirant le fil entre "prendre" et "comprendre" . Il est politique, surtout, en s'arrêtant sur nos oreilles, notre nez, notre bouche : "Vivre c'est être poreux, pénétrable, échanger" . Nous sommes ouverts, "nous ne sommes pas de petites volontés fermées sur elles-mêmes" .